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mercredi 13 février 2013

EDGAR CAYCE (1877-1945)


Edgar Cayce (18 mars 1877 près de Beverly, Kentucky, États-Unis – 3 janvier 1945 à Virginia Beach, États-Unis) est parfois considéré comme le « prophète dormant » et l'un des « plus grands mystiques » des États-Unis.

Pendant des « lectures » (readings), entrant en transe par hypnose, il répondait à des questions relatives à un individu. Ces lectures évoquent, au début, la santé physique. Puis, les conseils se diversifient et portent sur les vies antérieures, les interprétations de rêves, les phénomènes psychiques, la santé mentale, la méditation, la prière, le développement spirituel, mais aussi le commerce et l'Atlantide. 

En octobre 1910, cette photographie volée au domicile des parents de Cayce par un journaliste paraît à la une du New York Times sous le titre: « Illiterate Man Becomes a Doctor When Hypnotized » (« Sous hypnose, un illettré se transforme en médecin »).

Il reste connu pour les parties de son travail qu'il considérait comme les plus importantes, telles que le soin (la grande majorité de ses « lectures » ont été faites pour des personnes qui étaient malades) ou la théologie chrétienne (Cayce a été toute sa vie un membre des Disciples du Christ, une église protestante). Il pourrait être à l'origine de l'idée que la Californie sera un jour « submergée ». Bien qu'il ait vécu avant l'émergence du New Age, il a eu une grande influence sur certaines idées de ce courant.

Les sceptiques doutent de ses prouesses psychiques, ainsi que les chrétiens conservateurs qui se posent des questions sur son orthodoxie.

Selon Louis Pauwels, qui relate sa biographie dans « Le Matin des Magiciens », Cayce est un homme très simple, de faible formation culturelle, capable en état de sommeil de prescrire la solution médicale de toute maladie. Ses dons viendraient d'une maladie contractée à l'âge de 5 ans qui le mit dans le coma. Dans cet état, il donne alors à son médecin, à voix haute, la cause de son état et le type de cataplasme qu'il faut lui appliquer. Depuis, en état de « transe », il prescrira un traitement pour les maladies qu'on lui soumettra. Il aurait prédit le jour et l'heure de sa mort, victime d'une maladie incurable qu'il ne voulut pas désigner.

En 2009, il existe plusieurs dizaines de milliers d'adeptes de Cayce. La plupart d'entre eux habitent aux États-Unis et au Canada, mais les centres Edgar Cayce se trouvent dans 25 autres pays. L'Association for Research and Enlightenment (ARE : « Association pour la recherche et l'enseignement spirituel »), basée à Virginia Beach, est l'organisation qui promeut le plus les travaux de Cayce et conserve toutes les lectures.

Biographie

Edgar Cayce est né dans une famille paysanne le 18 mars 1877, près de Beverly, onze kilomètres au sud d'Hopkinsville. Les différentes phases de la vie de Cayce peuvent commodément être définies selon leur géographie :

1877 à 1920 – La période du Kentucky

En décembre 1893, la famille emménagea à Hopkinsville dans le Kentucky, au 705 de West Seventh, au coin sud-est de Seventh et Young Street.

À l'école alors qu'il avait environ dix ans et travaillait très moyennement, son maître avait signifié ses lacunes à son père, celui-ci lui demande d'apprendre une leçon, l'enfant s'y consacre 10 minutes, puis revient vers son père, déclarant : « c'est fini ». Le père lui demande s'il se moque de lui, Edgar se met alors à réciter deux pages complètes, imprimées dans son cerveau, tel un appareil photographique.

Durant cette période, Cayce suivit des études jusqu'au secondaire inférieur. Il s'est découvert une vocation spirituelle. Il a quitté la ferme familiale pour d'autres types de travaux (d'abord au magasin Richard's Dry Goods Store, puis dans la librairie Hopper, tous deux situés sur Main Street).

L'éducation de Cayce s'est arrêtée à la 2e année du secondaire, car ni lui ni sa famille n'avaient les moyens de payer pour les études dans un collège américain. De plus, à cette époque, des matières plus avancées (telles que les mathématiques et les sciences appliquées) étaient présentées plus tôt dans les écoles publiques. Finir la 2e secondaire alors était équivalent à finir le collège au début du XXie siècle (pour certains sujets), et était considéré plus que suffisant pour un enfant des classes ouvrières. La vie d'Edgar Cayce sera marquée par une course désespérée au travail et à l'argent.

Tout au long de sa vie, Edgar Cayce fut un membre actif des Disciples du Christ. Il relisait la Bible, entièrement, chaque année de sa vie, enseignait le catéchisme et recrutait des missionnaires. Il se serait toujours demandé avec anxiété si ses capacités psychiques — et les enseignements qui en découlaient — étaient spirituellement justifiés.

En 1900, il se lança dans le commerce avec son père, pour vendre une assurance du nom de Woodmen of the World (« Bûcherons du monde »). En mars de cette année-là, il attrapa une laryngite aigüe qui, le 18 avril, le rendit aphone.

Dans l'incapacité de travailler, il vécut chez ses parents pendant presqu'un an. Il décida ensuite de se lancer dans la photographie, en espérant qu'il aurait de ce fait peu de raison de parler. Il devint apprenti-photographe dans le studio de W. R. Bowles, au coin de la Neuvième et de Virginia à Hopkinsville.

Un artiste itinérant, comique et hypnotiseur, appelé « Hart - The Laugh Man » (« Hart, l'homme du rire »), fit une représentation à l'opéra de Hopkinsville en 1901. Il entendit parler du problème de Cayce, et proposa de le soigner. Cayce accepta, et l'expérience eut lieu sur scène, devant le public. Sa voix lui revint lors d'une séance d'hypnose, mais s'éteignit à son réveil. Hart essaya une suggestion post-hypnotique afin que Cayce retrouve sa voix même après la transe, mais sans succès.

Hart quitta la ville, mais un autre hypnotiseur local, Al Layne, se proposa pour continuer à travailler avec Cayce afin qu’il récupère la voix. Layne suggéra à Cayce de décrire la nature de son problème et sa solution pendant la séance d’hypnose. Cayce décrit alors sa maladie en utilisant le premier pronom personnel du pluriel « nous », au lieu du singulier « je ». Lors des séances suivantes, il commençait en général par dire « Nous avons le corps ». D’après les transcriptions de ces séances, la perte de sa voix était due à une paralysie psychologique, et pouvait être corrigée par l’afflux de sang aux cordes vocales.

Layne suggéra alors que le flux de sang soit en effet augmenté, et le visage et la poitrine de Cayce devinrent alors rouges. Après 20 minutes, encore en transe, il déclara le traitement terminé. À l’éveil, sa voix resta normale. Il y eut des rechutes, mais après quelques séances supplémentaires avec Layne, avec le même traitement, le problème fut réglé définitivement.

Layne avait lu des traitements hypnotiques semblables, effectués par le Marquis Chastenet de Puysegur, un adepte de Franz Mesmer, et voulait explorer les limites des connaissances thérapeutiques de la « voix en transe ». Il demanda à Cayce de décrire ses propres maux et de lui suggérer des traitements. Les résultats auraient été à la fois précis et efficaces.

Layne conseilla alors à Cayce d’offrir ses services de guérison en transe au public, mais Cayce n’était que peu disposé à le faire. Il accepta toutefois, à la condition que de telles séances soient gratuites. Avec l’aide de Layne, il commença donc à offrir des traitements gratuits aux gens de la ville. Ces séances furent un succès, et il devint de plus en plus connu.

Des rapports sur le travail de Cayce apparurent dans les journaux, et de nombreuses lettres de demandes lui parvinrent. Selon ces rapports, Cayce était capable de travailler aussi bien à partir d’une lettre de la personne, qu’en présence de celle-ci. Ceci lança la correspondance qu’entretiendra Cayce avec des personnes du monde entier.

La quantité de travail de Cayce augmenta en même temps que sa renommée. Il demanda à contrecœur des donations, afin de subvenir à ses besoins et ceux de sa famille, de manière à pouvoir faire des séances à temps plein. Il continua à travailler dans un état de transe apparente avec un hypnotiseur toute sa vie. Sa femme, puis son fils aîné, remplacèrent Layne dans ce rôle. Une secrétaire, Gladys Davis, prenait des notes.

La lecture en transe eut une influence notable sur la santé de Cayce, et il attribua ses incapacités passagères à rentrer en transe, à la trop importante pression qu’il subissait. Il remboursait scrupuleusement les clients insatisfaits.

1920 à 1923 – La période texane

Au cours de cette période, Cayce se sépara de sa famille, et cessa en effet de pourvoir à leurs besoins, tout en essayant de s’enrichir, sans y parvenir. Il tenta plusieurs fois d’attirer des investisseurs, dans des entreprises d’exploitation de pétrole, offrant ses services de médium. Selon toute vraisemblance, ces entreprises étaient peu honnêtes, mais il est difficile de dire dans quelle mesure Cayce en était coupable. Lorsque, plus tard, il évoqua ces années-là, il en parla comme d’une époque pendant laquelle il s’éloigna de ses idéaux.

Arthur Lammers, un riche imprimeur, le persuada en 1923 de consacrer ses transes à des sujets philosophiques. Dans cet état présumé, Cayce parla sans équivoque de vies antérieures. La « réincarnation » était alors un sujet populaire. Mais la réincarnation n’étant pas acceptée par la religion chrétienne, Cayce exprima son désarroi face à ce grave conflit de conscience.

Lammers tenta de le rassurer, mais ils en vinrent à se disputer. Finalement, c’est la « voix en transe », le « nous » des lectures, qui aurait dialogué avec Cayce, et l’aurait convaincu de continuer ce genre de séances. En 1925, cette même voix lui aurait conseillé de déménager à Virginia Beach, en Virginie.

1925 à 1945 – La période de Virginia Beach

Durant cette période, Cayce créa plusieurs institutions qui lui survivront, sous une forme ou une autre. Il fut alors un médium professionnel, avec du personnel et des volontaires pour l’aider. Les sujets des lectures furent de plus en plus métaphysiques ou ésotériques.

En 1929 fut créé l’hôpital Cayce à Virginia Beach, grâce aux dons d’un riche bénéficiaire des séances de transe, Morton Blumenthal.

Cayce passa à la postérité en 1943, grâce à un article dans le magazine Coronet. Il augmenta le nombre de séances, jusqu’à huit par jour, du fait de l’intérêt qu’il suscitait. Ceci eut des conséquences néfastes sur sa santé, et il mourut le 3 janvier 1945.

Capacités Présumée de Cayce...

On dit de Cayce qu'il était :

« prophète » (cf. The Sleeping Prophet de Jess Stearn)
« mystique »
« médium diagnostiqueur »
« voyant »

Cayce doit sa notoriété aux réponses qu'il donnait en état de transe,après hypnose, ou de sommeil. La transe était « conduite » pour une personne, habituellement celle pour le compte de qui la séance était tenue (et qui n'était pas nécessairement présente).

Les informations données par ce biais furent appelées « lectures » (readings),elles ont été prises en sténographie, et sont conservées par l'association ARE, citée ci-dessus.

Elles ont d'abord traité de la santé physique de l'individu (« lectures physiques ») ; plus tard les lectures ont aussi porté sur les « vies passées », le commerce, l'interprétation des rêves, et la santé mentale et spirituelle. Avec le temps, beaucoup des thèmes du New Age ont émergé de ces lectures, ce qui a contribué à la notoriété actuelle de Cayce. 

D'autres capacités ont été prêtées à Cayce, telles que :

- la projection
- la médiumnité (c'est-à-dire communication avec des esprits)
- la lecture des Annales akashiques ou « Livre de la vie »
- la vision et la lecture des Auras

Cayce croyait que ses déclarations en état de transe étaient vraies seulement dans la mesure où elles mènent à une vie meilleure pour la personne à qui elles sont destinées : « Si elles aident à faire de meilleurs maris, de meilleurs businessmen, de meilleurs voisins, de meilleurs artistes, de meilleurs hommes d'église, alors adhérez-y, sinon rejetez-les. »

Cayce invitait souvent son auditoire à « tester » ses suggestions plutôt que de les accepter parce qu'ils « croyaient » en lui.

Les lectures...

Edgar Cayce donna plus de 14 000 « lectures » pendant 43 ans (de 1901 à 1944). Ce sont des discours que Cayce révéla en état de transe, d'hypnose ou de « sommeil ».

En « état de veille », il disait généralement ne pas se rappeler ce qu'il avait dit pendant les transes. Les lectures elles-mêmes expliquent que son inconscient a accès à des informations qui restent cachées à son esprit conscient, ce qui était une théorie répandue au sujet de l'hypnose du temps de Cayce. La plupart des enregistrements viennent de la période d'après 1925, sa secrétaire Gladys Davis enregistrant les lectures, et sa femme Gertrude Evans Cayce « conduisant » (guidant) les lectures.

Les lectures sont habituellement réparties dans les catégories suivantes : 

Lectures physiques : 9 603 lectures existantes...

Aussi connues sous le nom de « lectures de santé » contenant le diagnostic et la prescription de la cure pour un patient. Cayce avait besoin qu'on lui donne l'endroit où le patient se trouvait physiquement, même si cela se trouvait être une autre ville ou un autre État (patients faisant des demandes par lettres).

Lectures de vies : 1 920 lectures existantes...

Dans une lecture de vies, Cayce décrit les états physiques, émotionnel et mental présents en relation avec des vies antérieures. La plupart des personnes concernées ont découvert des vies étalées sur douze périodes principales, dont celles de l'Atlantide, de l'Égypte ancienne du temps de « Ra Ta », de la Perse ancienne, de la Palestine du temps du Christ et de l'Amérique coloniale. Un nombre important de personnes se sont vu attribuer des vies célèbres. Le fils de Cayce, Hugh Lynn, par exemple, aurait été l'apôtre André.

Lectures d'affaires : 747 lectures existantes...

Cayce faisait occasionnellement des lectures d'affaires comprenant des conseils concernant les associés, les marchés boursiers, les stratégies de développement, etc...

Lectures de rêves : 630 lectures existantes....

Edgar Cayce encourageait tout le monde à interpréter et utiliser ses propres rêves dans la vie de tous les jours. Une lecture de rêves incluait l'interprétation par Cayce des rêves de ses clients. Comme il le faisait dans des lectures sur d'autres sujets, Cayce interrompait souvent la personne qui racontait le rêve pour donner une interprétation immédiate. Il complétait parfois des parties de rêve supposément oubliées par le rêveur. Au contraire de l'interprétation des rêves jungienne ou freudienne, il ne portait pas énormément d'attention aux symboles. Il disait que chaque individu possède les siens propres. Il prétendait que, dans leurs rêves, les gens pouvaient recevoir de précieuses intuitions qui étaient toujours utiles au rêveur. En dehors de ces intuitions, il prétendait que l'on peut par ce biais communiquer avec les personnes qui nous sont chères, vivantes ou non, se souvenir d'expériences de vies antérieures, voir un futur possible et expérimenter nombre d'autres phénomènes psychiques. Il déclarait que tout le monde pouvait développer ces capacités paranormales.

Lectures mentales et spirituelles : 450 lectures existantes...

Ces lectures étaient souvent courtes et étaient celles que Cayce préférait relire. Elles se concentraient sur ce que l'individu pouvait faire pour améliorer sa vie sur les plans du mental et du spirituel.

Autres lectures : 954 lectures existantes...

Les autres lectures portent sur des sujets non catégorisables par les catégories sus-mentionnées. Cela peut porter sur la recherche de personnes disparues, des trésors cachés, des lectures données pour un groupe de développement spirituel, des capacités psychiques, des auras, des prophéties, la structure de la réalité, la géologie et beaucoup d'autres sujets.

Les lectures de Cayce sont habituellement référencées grâce à un identifiant numérique dans lequel le premier nombre représente le destinataire de la lecture (la plupart d'entre eux restent secrets), et le second indique le numéro de la lecture, dans le cas où la personne en aurait reçu plus d'une. 5749-14 par exemple est la quatorzième lecture donnée à la personne identifiée par le numéro 5749 (le numéro est assigné arbitrairement).

Principaux thèmes

Le choix des principaux thèmes de Cayce ne se fait qu'avec de grands risques interprétatifs. Les lectures de santé sont les plus nombreuses, et elles impliquent beaucoup de concepts et pratiques résultant d'une vision alternative de la santé. Cayce — éveillé ou endormi — a décrit son travail en termes de service chrétien. Cependant, ceux qui s'intéressent à l'ésotérisme ou la métaphysique se sont concentrés sur un ensemble de sujets quelque peu différents.

L'origine et la destinée de l'humanité...

« Tous les esprits ont été créés au commencement, et trouvent leur chemin pour retourner là d'où ils viennent. » Cayce croit que les âmes humaines ont été créées avec une conscience de leur unité avec Dieu. Certaines « ont perdu » cet état ; d'autres, conduites par l'âme de Jésus, seraient « bénévoles » pour les sauver. La Terre, avec toutes ses limitations, aurait été créée en tant qu'arène appropriée à la croissance spirituelle.

La réincarnation...

Cayce enseigne la réincarnation et le karma comme des instruments des lois d'un Dieu d'amour plutôt que des lois naturelles et aveugles. Son but est d'enseigner certaines leçons spirituelles. Les animaux ont des âmes indifférenciées, de « groupe » plutôt qu'individuelles et conscientes. Une fois que l'âme évolue à travers une succession d'incarnations animales et réalise le statut humain, elle ne réapparaît plus sous la forme animale. Le point de vue de Cayce incorpore des enseignements théosophiques sur l'évolution spirituelle.

Astrologie

Cayce accepte l'astrologie en supposant que les âmes humaines passent du temps sur d'autres planètes (ou peut-être leurs contre-parties spirituelles) entre deux incarnations. La position des planètes à la naissance témoignerait de ces influences.

Lois universelles

Les âmes incarnées sur la Terre sont d'après Cayce sujettes à certaines lois spirituelles, telle que « tu récolteras ce que tu auras semé (karma) ou tu seras jugé comme tu juges (les autres) ». De telles lois représenteraient un aspect de la pitié de Dieu qui guiderait les Hommes sur leur chemin spirituel, quelles que soient les circonstances.

Jésus et le Christ

Suivant le courant de Nouvelle Pensée décrit plus haut, Cayce distingue Jésus et l'état du Christ. Brièvement, Jésus aurait eu une âme comme n'importe quelle personne, qui s'est réincarnée à plusieurs reprises (et a fait beaucoup d'erreurs). L'état du Christ est un état qu'il aurait atteint, et auquel toutes les personnes peuvent aspirer. Ainsi, Cayce aurait appelé Jésus le « frère plus âgé ».

Vie secrète de Jésus

Récits présentés par Cayce des incarnations précédentes de Jésus, y compris un personnage atlante appelé « Amilius » et des figures bibliques plus connues : Adam, Enoch, Melchisédech, José, Asaph et Jeshua.

Cayce décrit Jésus comme un Essénien qui a voyagé à travers l'Inde dans sa jeunesse afin d'étudier des religions orientales.(cette thèse est corroborée par Gérald Messadié dans un de ses ouvrages : "Jesus de Srinagar,l'homme qui devint Dieu".)

Idéaux

Cayce souligne à plusieurs reprises le choix de l'idéal comme base du chemin spirituel. « Et que tous réalisent que ce que nous faisons et sommes est le résultat de ce que nous avons fait des idéaux que nous avons choisis » (lecture 1549-1). Chaque personne peut choisir tout idéal vers lequel elle se sent attirée. Si elle essaie de l'appliquer, Dieu est censé la guider plus loin, peut-être en développant l'aspiration à d'autres idéaux. Le plus haut idéal, indique Cayce, est le Christ ; cependant, les lectures identifient « l'esprit du Christ » sous une certaine forme comme base pour des religions autres que le christianisme.

Corps, mental, esprit...

Cayce utilise souvent ces trois notions, ou leurs équivalents, pour décrire le genre humain. « L'esprit est la vie. L'esprit est le constructeur. L'examen médical est le résultat. » (compilation de diverses lectures). Le concept est appliqué non seulement à la santé holistique mais également à la vie spirituelle.

Méditation

Tandis que Cayce décrit parfois en détail des techniques de méditation comme s'asseoir ou chanter (« Arrr — iii-oommm »), l'élément crucial est celui de s'ouvrir à l'influence divine. Dans l'un de ses livres, la recherche de Dieu (Search For God) partage la croyance que c'est « par la prière que nous parlons à Dieu. Dans la méditation, Dieu nous parle ». La méditation a quelques aspects en commun avec l'hindouisme ou le bouddhisme (les chakras, la kundalini), mais ressemble plus aux versions chrétiennes de la Nouvelle Pensée. Le symbolisme du livre des révélations, dit-il, est basé sur des expériences méditatives.

Expériences extra-sensorielles



Cayce considérait les expériences psychiques et les « expériences extra-sensorielles » comme des sous-produits normaux de la croissance de l'âme. Dieu peut « parler » aux personnes à travers des rêves (beaucoup de lectures se composent d'interprétations des rêves), ou par des intuitions semblables aux douleurs de la conscience. Cependant, Cayce n'approuve pas le spiritisme ou la médiumnité parce que les entités contactées ainsi ne sont pas nécessairement particulièrement élevées. Au lieu de cela, il encourage des chercheurs à se concentrer sur le Christ.

L'Atlantide

Les lectures de Cayce affirment l'existence de l'Atlantide, un vaste continent avec une technologie de pointe dont les réfugiés ont peuplé l'Égypte antique et les régions précolombiennes d'Amérique. La description de Cayce de l'Atlantide a beaucoup en commun avec celle de Ignatius Donnelly.

D'après Cayce, la société atlante a été divisée en deux factions politiques d'une grande longévité — une « bonne » faction appelée les « fils de la loi d'Un », et une faction « mauvaise » appelée les « fils de Belial ».

Beaucoup de personnes vivantes seraient les réincarnations d'âmes atlantéennes, qui doivent maintenant faire face aux mêmes tentations qu'avant. À cet égard, Cayce a également prévu la venue d'une certaine « pierre bleue » d'origine atlante, qui devait être trouvée sur « une île des Caraïbes » et devait avoir le pouvoir de guérir.

En 1974, une pectolite bleu volcanique, connue sous le nom de Larimar, a été trouvée en République dominicaine. Dans les cercles métaphysiques, des participants affirment que cette pierre peut soigner ; comme avec la plupart des cristaux et pierres gemmes, il n'y a aucune preuve scientifique à ce sujet. L'Atlantide a souffert de trois destructions principales dont un déluge. Selon les lectures, une source importante d'agitation était le désir des fils de Belial d'exploiter « les Choses », contre celui des fils de la loi d'Un, voulant les protéger. Ces « Choses » étaient des sous-humains décrits par Cayce comme des créatures mi-humaines, mi-animales et peu intelligentes, avec lesquelles certains atlantes avaient des relations sexuelles. Les atlantes disposaient d'une énergie colossale comparable à notre énergie nucléaire, qui provenait, chez eux, de la captation de rayonnements cosmiques puis la transformation de ceux-ci grâce à des prismes, des cristaux, cette énergie permettait de faire fonctionner des bateaux décollant de l'eau tels des hydravions. La destruction de l'Atlantide vint d'une surcharge du cristal qui a causé une gigantesque explosion, concomitante à des cataclysmes naturels (éruptions).

L'Égypte

À côté des périodes bibliques, l'ère la plus significative pour les « lectures de la vie » était l'Égypte ancienne, une civilisation pré-dynastique se composant des réfugiés atlantes. Cayce a prétendu avoir été un prêtre inconnu appelé « Ra Ta » qui a établi un centre curatif basé sur le spirituel (le « temple du sacrifice ») et un établissement éducatif (le « temple de la beauté »). Ses lectures diagnostiques et ses récits au sujet du passé et du futur étaient censés être une suite à son travail plus ancien. Cette civilisation aurait également construit des monuments sur le plateau de Gizeh, dont la grande pyramide, et laissa des enregistrements de l'Atlantide dans une salle réservée à cet effet situés quelque part sous le sphinx de Gizeh. Ces lectures ont une forte ressemblance avec celles de Harvey Spencer Lewis, fondateur de l'AMORC.

Changements de la Terre...

Quelques lectures de Cayce font référence à de profonds changements de la Terre en conjonction avec l'inversion des pôles magnétiques terrestres ; elle surviendrait dans les années 1930, les années 1960 ou les années 1990. Les personnes qui croient aux théories de Cayce ont développé plusieurs manières créatives d'interpréter de tels passages, bien que certaines aient été déçus que 1998 ne voie pas se relever l'Atlantide, s'enfoncer la Californie ou revenir le Christ.

Les Traitements de Cayce...

Les lectures médicales de Cayce prescrivent typiquement des cataplasmes (souvent d'huile de ricin), des ajustements ostéopathiques, l'irrigation du côlon, des massages (souvent avec de l'huile d'arachide), la prière, des remèdes traditionnels (comprimés de charbon de bois), diverses formes de médecine électrique et des spécialités pharmaceutiques (comme l'atomidine), et des recommandations spécifiques au sujet du régime alimentaire et de l'exercice. Cayce est souvent vu en tant que praticien de médecine holistique, et a en particulier des liens philosophiques forts avec la naturopathie.

Le docteur William Mac Garey a résumé les traitements de Cayce dans son livre The Edgar Cayce Remedies, (Association for Research and Enlightenment, Inc., 1983). Ce livre, fondé sur 35 ans d'expérience médicale, a été traduit en français par Dorothée Koechlin de Bizemont sous le titre Les Remèdes d'Edgar Cayce, éditions du Rocher, 1994, 282 p.

Le Régime de Cayce

Les recommandations diététiques principales sont d'éviter la viande rouge (et le porc), l'alcool (excepté le vin rouge), le pain blanc et les nourritures frites ; de préférer des fruits et les légumes (de surface, feuillus) aux féculents ; de favoriser un rapport élevé (80/20 %) de nourritures basiques en minimisant les acides.

Un repas par jour devrait se composer uniquement de légumes crus. Cayce a préconisé la modération concernant le café et les cigarettes. Plusieurs mélanges de nourritures sont contre-indiqués comme le café avec du lait ou du sucre, ou le jus de fruit avec du lait ou des céréales. Cayce ne suivait pas à la lettre ce régime.

DES CRITIQUES ACERBES ENVERS CAYCE 


Les détracteurs de Cayce...

Considéré comme l'un des plus grands voyants des états-Unis. Ses disciples soutiennent que Cayce puisait ses « connaissances extralucides » à même une conscience supérieure indéfinie, telle que Dieu ou les enregistrements akashiques.

Grâce à ces « connaissances », il a pu prédire que la Californie s'enfoncerait dans l'océan, et qu'un mystérieux cataclysme détruirait New York. Il a « vu » qu'en 1958, les états-Unis découvriraient le rayon de la mort qui a provoqué la disparition de l'Atlantide.

Cayce est d'ailleurs à l'origine de quelques-unes des idées farfelues qui circulent à propos de l'Atlantide, entre autres que les Atlantes possédaient un Grand Cristal. Cayce l'appelait la Pierre Tuaoi, et expliquait qu'il s'agissait d'un immense prisme cylindrique qui servait à rassembler et concentrer l'« énergie » permettant à ses utilisateurs d'accomplir de fantastiques travaux.

Malheureusement, aveuglés par la convoitise, les Atlantes poussèrent leur cristal à une fréquence trop élevée et déclenchèrent des éruptions volcaniques qui provoquèrent la destruction du monde ancien.

Cayce fit aussi des prédictions concernant la Dépression (1933 serait une bonne année) et l'enlèvement du fils de Charles Lindbergh (erronées dans la plupart des cas; inutiles de façon générale). Il affirma qu'en 1968, la Chine se serait convertie au Christianisme. Il prétendait également pouvoir lire les « auras », ce qui n'a jamais été testé de façon objective. Par-dessus tout, cependant, Cayce est connu pour ses capacités à poser des diagnostics médicaux et à lire les vies antérieures par voyance.

On surnommait Cayce « le prophète endormi » parce qu'il fermait les yeux et paraissait entrer en transe quand il effectuait ses lectures (Stern). À sa mort, il a laissé des milliers de diagnostics et de compte-rendus sur des vies antérieures. Un sténographe prenait des notes durant ses transes, et quelque 30 000 transcriptions de ces séances sont actuellement conservées par l'Association for Research and Enlightenment.

Le plus souvent, toutefois, Cayce travaillait avec un assistant (Al Layne, hypnotiseur et ostéopathe par correspondance; John Blackburn, M.D.; Wesley Ketchum, homéopathe). Selon Dale Beyerstein, « ces documents n'ont aucune valeur en soi » puisqu'ils ne permettent pas de distinguer ce que Cayce pouvait discerner par ses dons médiumniques et les renseignements que lui fournissaient ses assistants, les lettres de ses patients ou la simple observation. Autrement dit, les seules preuves existant à propos des pouvoirs de guérisseurs de Cayce ne révèlent rien de ses capacités paranormales. Il n'empêche que la réputation de Cayce comme médium semble reposer avant tout sur le grand nombre et la précision de ses diagnostics. Cette prétendue exactitude n'est pourtant corroborée que par des anecdotes et des témoignages. Il n'existe aucune façon de démontrer que Cayce possédait effectivement un don, même pour les cas où il est certain qu'il a joué un rôle déterminant dans la guérison de ses patients.

Il est vrai, toutefois, que de nombreuses personnes se sont considérées guéries par Cayce, et c'est largement suffisant pour quiconque est disposé à croire. Si ça marche, c'est vrai! Que des milliers d'autres personnes n'aient pas constaté de guérison chez elles ou n'aient pas su rationaliser un faux diagnostic ne saurait décourager le véritable adepte. Gardner fait remarquer que le Dr. J.B. Rhine, célèbre par ses expériences en matière de perception extra-sensorielle à l'université Duke, ne s'est montré nullement impressionné par Cayce.

Selon Rhine, la lecture que le voyant avait fait de sa fille ne correspondait pas aux faits. Aux dires des apologistes de Cayce, celui-ci pouvait commettre des erreurs quand son patient doutait de lui. Mais quelle être sensé n'aurait pas eu des doutes à propos d'un tel homme, tout aimable ou sincère qu'il fût?

Les partisans de Cayce ont échafaudé des hypothèses ad hoc classiques pour expliquer les échecs de leur héros. Par exemple, Cayce et Henry Gross, célèbre radiesthésiste, firent chou blanc un jour qu'ils se rendirent au bord de la mer pour y rechercher un trésor enfoui. On nous assure néanmoins que leurs pouvoirs paranormaux ne les avaient aucunement trompés : ou bien l'endroit visité avait effectivement recélé un trésor, déterré depuis, à une époque antérieure, ou bien le trésor en question s'y retrouverait éventuellement, quelque part dans le futur (ce sur quoi leurs dons de médiums restèrent inexplicablement muets).

Nombreux sont les mythes et légendes entourant Edgar Cayce : un ange lui apparut quand il avait treize ans pour lui demander quel était son plus grand désir (Cayce aurait répondu que c'était aider ses semblables); il pouvait absorber le contenu d'un livre en le plaçant sous son oreiller pendant son sommeil; il passait ses épreuves d'épellation à l'aide de la clairvoyance; il était illettré et sans éducation.

Le New York Times est grandement responsable de cette dernière histoire (Illiterate Man Becomes a Doctor When Hypnotized [Sous hypnose, un illettré se transforme en médecin], section du dimanche, 9 octobre 1910). Bien des mythes ont été transmis sans vérification préalable par Thomas Sugrue, qui croyait que Cayce l'avait guéri d'une maladie invalidante.

Dans son livre de 1945, « There is a River : The Story of Edgar Cayce », Sugrue affirme que c'est Cayce, et non les médecins, qui a guéri son fils et sa femme de la cécité et de la tuberculose.

Un des arguments qui reviennent le plus souvent comme preuves des capacités extralucides de gens comme Cayce, c'est le fait qu'ils savent un tas de choses qu'on ne peut pas apprendre par des moyens ordinaires. Ces choses, le voyant doit les tenir directement de Dieu ou des esprits; il les a sûrement acquises au cours de projections astrales dans l'espace et le temps, etc. Pourtant, les connaissances paranormales de Cayce peuvent s'expliquer de façon tout à fait prosaïque.

Même si Cayce n'avait pas été plus loin que le secondaire, il était un lecteur vorace. Il avait travaillé dans quelques librairies, et ses sujets favoris étaient l'occultisme et l'ostéopathie. (à l'époque, l'ostéopathie n'en était encore qu'à ses débuts et ressemblait à la naturopathie et à la médecine populaire.) Il entretenait des relations avec de gens de diverses disciplines médicales, dont il recevait parfois l'aide. Encore là, ses diagnostics ne signifiaient sans doute quelque chose que pour les ostéopathes de l'époque. Martin Gardner cite la lecture que Cayce a effectué au sujet de sa propre épouse, qui souffrait de tuberculose :

(…) à partir de la tête, des douleurs le long du corps venant de la deuxième, cinquième et sixième dorsales, ainsi que de la première et seconde lombaires (…) des noeuds ici, des lésions flottantes ou latérales dans les fibres musculaires et nerveuses qui approvisionnent la partie inférieure du poumon et du diaphragme (…) en conjonction avec le nerf sympathique du plexus solaire, qui arrive en conjonction avec le plexus solaire à la fin de l'estomac (…)

Le fait que Cayce mentionne le poumon est considéré par ses partisans comme la preuve d'un diagnostic correct. Mais qu'en est-il du reste (les dorsales, les lombaires, les lésions flottantes, le plexus solaire et l'estomac), qui n'a rien à voir? Pourquoi n'en tient-on pas compte? Et pourquoi Cayce recommandait-il des traitement d'ostéopathie à des gens qui souffraient de tuberculose, d'épilepsie et de cancer?

Outre l'ostéopathie, Cayce connaissait l'homéopathie et la naturopathie. Il fut le premier à recommander le Laetrile pour combattre le cancer. (Le Laetrile contient du cyanure, et on le sait aujourd'hui inefficace contre cette maladie.)

Il a également préconisé l'«huile de fumée» pour une plaie à la jambe, un cataplasme d'«écorce de pêcher » pour les convulsions, du «jus de punaise des lits» pour l'hydropisie, et les «vapeurs d'eau-de-vie de cidre venant d'un tonneau carbonisé» pour la tuberculose.

LES PROPHÉTIES D’EDGAR CAYCE 

"EDGAR CAYCE ET LE DESTIN DE L'HOMME"
par Lytle W. Robinson. Éditions J'Ai Lu N° A 305]


En 1934, Cayce prédisait : « La terre sera boulversée en de nombreux endroits. Durant la première partie (58 à 98) des changements surviendront dans l'aspect physique de la côte occidentale des États-Unis. Des golfes, des eaux courantes apparaîtront dans le nord du Groenland. On verra surgir de nouvelles terres dans la mer des Caraïbes... L'Amérique du Sud sera secouée, du nord au sud, et dans l'antarctique, au large de la Terre de Feu, des terres apparaîtront, et un détroit aux eaux tourmentées. » 

« De nombreuses régions de la côte orientale seront boulversées, ainsi que d'autres sur la côte occidentale, et aussi dans le centre des États-Unis. Dans les prochaines années, des terres surgiront dans l'Atlantique et le Pacifique. Et les régions côtières actuelles de bien des pays seront submergées. De nombreux champs de bataille de cette époque actuelle (1941) seront même engloutis. Des portions de la côte autour de la ville de New York, et la ville elle-même disparaîtront en grande partie. Mais cela se produira dans une autre génération; tandis que le sud de la Caroline et de la Georgie disparaîtra aussi, mais beaucoup plus tôt. » 

... On ne possède guère de renseignements sur les Carolines et la Georgie, mais le sondage géodésique de 1959 a tout de même indiqué que la surface terrestre dans la région de Savannah s'était abaissée de huit centimètres depuis 1933. 

« Les eaux des Grands Lacs se déverseront dans le golf du Mexique, plutôt que dans la voie d'eau dont on parle tant (le Saint-Laurent)... Cependant, la plus grande partie de l'Ohio, de L'Indiana et de l'illinois échapperont au désastre. » 

Un nouveau « déplacement des pôles », comme l'a un jour prédit Cayce, pourrait fort bien drainer les Grands Lacs dans la vallée du Mississipi, créant peut-être un fleuve nouveau, égal au Nil ou à l'Amazone. Les lacs, le fait est prouvé, dérivent lentement vers le sud-ouest, de six centimètres par siécle. 

Maintenant d’autres extraits cette fois tirés du livre « Edgar Cayce et le destin de l'homme », par Lytle W. Robinson ; aux Éditions J'Ai Lu N° A 305] 

« Dans tous les pays, nous assisterons à des transformations plus ou moins importantes. Le plus grand changement se produira le long des côtes de l'Atlantique Nord. Observez l'État de New York, le Connecticut et ses voisins. L'île de Manhattan sera la plus atteinte, ainsi que Norfolk, en Virginie, qui deviendra le plus grand port de mer des États-Unis. 

« Los Angeles, San Francisco seront détruites, avant New York. » La date est indiquée dans le passage suivant : « S'il se produit de grandes activités, dans le Vésuve ou la Montagne Pelée, alors la côte de la Californie du Sud ainsi que la région entre le Lac Salé et le sud du Nevada pourront s'attendre trois mois plus tard à des tremblements de terre et des inondations. » 

Ici, Cayce conseille aussi de surveiller l'Etna et ses récentes éruptions : « Des terres surgiront dans l'atlantique et le Pacifique. » 

Cela parait bien étrange, si nous oublions que très récemment, en novembre 1963, une nouvelle île a soudain été créée par une éruption volcanique au large de l'Islande. Nommée Surtsey, elle s'est élevée de plus de dix mètres, du jour au lendemain, et elle existe toujours. 

«Poséidia sera parmi les premières portions de l'Atlantique qui ressurgiront des eaux », affirme Cayce. « Cela se passera en 68 ou 69, dans bien peu de temps! » 

Poséidia était la plus importante des îles atlantes après le premier cataclysme, île où se trouvait le grand port de mer du même nom. La découverte par le Pr Manson Valentine de structures évoquant des temples dans cette région sous-marine, en 1968, 69 et 70 confirme la prophétie de Cayce. 

« À mesure qu'approchera le temps des changements il se produira peut-être l'ouverture de ces trois lieux où les documents (des Atlantes) sont conservés pour les initiés de la loi du Dieu unique : Le temple (près de Bimini) ressurgira; on découvrira en Égypte le temple des archives; et ces documents qui ont été entreposés au coeur de la terre atlante y seront sans doute découverts aussi. Les documents sont les mêmes. » (Cas N° 5750-1) 

« Comme le soleil a été créé pour gouverner le système solaire, n'est-il pas normal qu'il ait un effet sur les habitants ainsi que sur les plantes et les minéraux de la terre?... Comme le Soleil est fait pour apporter la lumière et la chaleur aux enfants de Dieu sur la terre, il est donc de la même composition que l'homme, et donc que la terre; cependant nous savons qu'il existe de la matière solide, du liquide, de la vapeur. Toutes sont alliées, mais dans quel but? Pour l'homme, pour l'homme divin! alors quand celui-là défie cette lumière faite pour exalter la gloire du Seigneur, sa beauté, sa miséricorde, son espoir, sa patience aussi, peut-on s'étonner que se reflètent sur la face du soleil ces troubles et bouleversements causés par les péchés de l'homme? » [taches solaires et ses nombreuses perturbations quoi!] 

Si cela est vrai, la sensibilité du soleil est bien surprenante. Cayce l'explique ainsi : 

« Comment la colère, la jalousie, la haine, l'animosité vous affectent-elles? Comme cette confusion causée sur la terre par ce qui apparait comme une tache solaire. La rupture des communications de toute nature, entre les hommes, c'est quoi? Souvenez-vous de l'histoire, de l'allégorie si vous préférez, de la Tour de Babel. » 

« Car, ce que vous faites au plus petit d'entre nous, vous le faites au Créateur, de même qu'au soleil qui reflète ces troubles qui surviennent chez vous, jusqu'aux tremblements de terre, aux guerres, aux haines, à tous les événements de la vie courante. Alors, que sont les taches solaires? Une conséquence naturelle de ces troubles subis par les fils de Dieu sur la terre, et leur reflet. » 

Ainsi la loi de l'action et de la réaction, ou karma, semble bien universelle. Cayce répétait inlassablement que les troubles passés, présents et futurs, les boulversements, les séismes, résultaient de la désobéissance de l'homme. Si cela est vrai, le verset de la Bible : « Ne vous y trompez pas, Dieu ne se laissera pas moquer », prend une nouvelle signification. La loi de cause et d'effet peut être beaucoup plus importante que nous ne l'avons pensé jusqu'ici. 

Bon, et selon monsieur Cayce... à quoi pouvons-nous nous attendre dès 1998? 

« Le communisme orthodoxe est déjà dépassé, à cause de ses iniquités. Le socialisme, tout en ayant du mérite, risque de conduire à l'oppression et à la bureaucratie toute-puissante d'un gouvernement dictatorial. Le capitalisme déjà myope devient aveugle, et apparemment il est incapable de comprendre ce qu'il risque. 

« Tous les hommes doivent être frères; pour cela il est indispensable qu'ils s'unissent, sinon dans une même pensée, mais dans un seul but, un seul espoir... basés sur l'égalité, la fraternité et la compréhension. » 

Le principe de la fraternité entre les hommes et de la paternité de Dieu prévaudra finalement, et « tous doivent travailler en vue de l'union pour le bien de tous », dans une société « coopérative et coordonnée ». Mais il est indispensable de « penser à l'échelle mondiale », de rejeter les nationalismes, de créer une monnaie internationale ou une « internationalisation des valeurs d'échange », dit Cayce. 

Et l'on ne doit plus tarder. Nos réserves d'or, la balance des paiements sont en danger; l'effondrement du franc français, de la livre ou du dollar risquent de provoquer une inflation massive, la crise économique, le chaos. C'est peut-être là le talon d'Achille du capitalisme. Cayce nous avertit qu'une nouvelle guerre pourrait se livrer, pour des questions monétaires. 

Quant à la nouvelle ère, « avec les changements qui se produiront, le véritable américanisme, la pensée universelle exprimée et manifestée dans la fraternité des hommes, comme dans la franc-maçonnerie, deviendront la règle dans la solution des affaires du monde. Non pas que le monde deviendra un immense ordre maçonnique, mais les principes qui y sont défendus formeront la base, la fondation sur laquelle le nouvel ordre de paix se construira. » 

En dépit de tout ce que l'on peut raconter sur les dangers de l'« explosion démographyque », elle est beaucoup moins menaçante qu'on voudrait nous le faire croire. Le problème réside dans le système économique de distribution des ressources naturelles, qui sont plus qu'amplement suffisantes pour tous. La grande peur vient de ce que les besoins ne peuvent pas être satisfaits sous les régimes actuels. 

Cayce ne décrit pas dans ses « lectures » la nature précise du système économique de la nouvelle ère, mais il en donne l'essentiel. Ce sera une société « coopérative, de coordination », calquée en quelque sorte sur nos coopératives de consommateurs ou de producteurs. Les méfaits de l'absentéisme, du patronat tout-puissant, des trusts, seraient ainsi supprimés. 

Nous faisons tous partie du Grand Dessein. Si l'homme veut avoir un nouvel univers pour y vivre, il doit le façonner lui-même. Il est son propre ennemi, le plus redoutable. Grâce à son libre arbitre, il peut choisir de vivre selon la loi de la jungle, la survie du plus fort; il peut même choisir de défier Dieu. Mais, dit Cayce, « il existe des conditions, dans l'activité des individus, leur pensée et leurs entreprises, qui permettent souvent de garder intactes une ville ou une nation, par l'application des lois spirituelles dans leurs associations (avec d'autres). Les tendances des cœurs et des âmes sont telles que ces bouleversements peuvent se produire... Il est vrai que l'homme met de l'ordre dans la chaos quand il s'incline devant la Loi divine. Et en la négligeant, il apporte le chaos et les forces destructrices durant son incarnation. » 

En fait, nous avons surtout tendance à rester apathiques, envers toutes les choses qui ne nous concernent pas personnellement, directement, ce qui représente en soi un problème spirituel, comme le sont tous les problèmes, dans le fond. Notre indifférence est à la mesure de notre égocentrisme. L'autosatisfaction de masse dans les affaires publiques, par exemple, laisse un vide rapidement usurpé par la minorité soucieuse de ses propres intérêts. ainsi les peuples ont en général le gouvernement qu'ils méritent.

"L'UNIVERS D'EDGAR CAYCE, tome I"
par Dorothée Koechlin de Bizemont. Éditions J'Ai Lu N° 2786] - Prophéties.


Au sujet des bouleversements géologiques à venir, voici encore : "...la Terre se rompra dans l'ouest de l’Amérique  La plus grande partie du Japon doit s'effondrer dans la mer. La partie supérieure de l'Europe se trouvera changée en un clin d'oeil. De la terre ferme apparaîtra au large des côtes est de l'Amérique. Il y aura des soulèvements dans l'Arctique et l'Antarctique, ce qui amènera des éruptions volcaniques dans les régions torrides, et alors arrivera le renversement de l'axe des pôles, qui aura comme conséquence que les pays à climat froid et semi-tropical deviendront tropicaux, avec des mousses et des fougères. Cela commencera dans les années 58 à 98, lorsque viendront ces temps où Sa lumière pourra à nouveau être vue sur les nuages. Quant au temps exact, à la saison, aux lieux, cela ne sera donné qu'à ceux qui invoqueront Son Nom et porteront dans leurs corps la marque de ceux qui ont été appelés et choisis par Lui". (Lecture 3976-15.) 

QUEL SERA LE CHANGEMENT MAJEUR, OU LE COMMENCEMENT D'UN TEL CHANGEMENT S'IL Y EN A UN, QUI MARQUERA L'AN 2000? 

Ce glissement de l'axe des pôles. C'est-à-dire le commencement d'un nouveau cycle. (Lecture 826-8, donnée le 11 août 1936.) 

"Des eaux libres apparaîtront dans le nord du Groenland. On verra de nouvelles terres apparaître dans la mer des Caraïbes. L'Inde sera débarrassée de la plus grande partie de cette souffrance matérielle qu'a subie ce peuple éprouvé. Quelqu'un qui s'est élevé au pouvoir en Europe central sera anéanti. Le jeune roi régnera bientôt. En Amérique, les forces politiques seront à nouveau stabilisées. Les peuples reprendront le pouvoir, chassant en maints endroits les cliques de politiciens. L'Amérique du Sud sera secouée d'un bout à l'autre". 

ET DE QUEL PAYS PARLEZ-VOUS, MONSIEUR CAYCE, LORSQUE VOUS ÉVOQUEZ UN JEUNE ROI? 

"De l'Allemagne". (Lecture 3976-15) 

JE SENS DEPUIS PLUSIEURS MOIS QUE JE DEVRAIS QUITTER LA VILLE DE NEW YORK, QU'EN PENSEZ-VOUS? (Question posée en 1941.) 

Oui, ce serait bien. Il y a trop d'agitation. Ce type de vibrations ne fera que continuer, ce qui est très perturbant pour vous, ainsi que ces énergies de destruction -- quoique ces forces destructrices n'entreront en action qu'à la prochaine génération. 

EST-CE QUE LOS ANGELES EST UN LIEU SÛR? 

"Los Angeles, San Francisco, la plupart de ces lieux seront détruits. Avant même New York". (Lecture 1152-11.) 

"Si vous constatez une activité accrue du Vésuve, ou de la montagne Pelée (en Martinique) alors la côte sud de la Californie et le pays compris entre Salt Lake City et le sud du Nevada peuvent s'attendre, dans les trois mois qui suivent, à une inondation due à des tremblements de terre. Mais ceux-ci seront plus importants encore dans l'hémisphère sud."

(Lecture 270-35 donné le 21 janvier 1936.) 

Dans la nuit du 3 mars 1936, Edgar Cayce eut un rêve prophétique sur sa future incarnation aux États-Unis décrivant un environnement complètement différent de celui d'aujourd'hui : 

« Je naissais de nouveau en 2100 dans le Nebraska. La mer, apparemment, recouvrait tout l'ouest du pays, et la vile où j'habitais était sur la côte. Le nom de ma famille était bizarre, Très jeune, j'avais déclaré être Edgar Cayce qui avait vécu deux cents ans auparavant. Des savants, avec de longues barbes, très peu de cheveux et des lunettes à verre épais, furent appelés pour m'examiner. Ils décidèrent de visiter les endroits où je disais avoir vécu, et avoir travaillé -- le Kentucky, l'Alabama, New York, le Michigan et la Virginie. M'emmenant, moi, l'enfant, avec eux, ce groupe de savants partit visiter ces endroits, dans un vaisseau volant qui avait la forme d'un cigare en métal et se déplaçait à une très grande vitesse. L'eau recouvrait une partie de l'Alabama. Norfolk, en Virginie, était devenu un immense port de mer. New York avait été détruite soit par lune guerre, soit par un tremblement de terre, et on était en train de reconstruire la ville. Les industries étaient éparpillées dans la campagne. La plupart des maisons étaient en verre. On découvrit beaucoup de documents sur Edgar Cayce, qui furent réunis, et emportés au Nebraska pour y être étudiés par le groupe. » 

Voici une lecture générale sur le futur géologique des États-Unis et du Canada: 

"Beaucoup de coins de la côte Est seront bouleversés, de même que la côte Ouest et le centre du pays. Dans très peu d'années, apparaîtront des terres dans l'Atlantique, aussi bien que dans le Pacifique. Et ce qui est actuellement le rivage sera au fond de l'océan. Bien des champs de bataille de la présente guerre mondiale seront sous la mer [...]. Des portions de ce qui est maintenant la côte Est, à la hauteur de New York, et la ville de New York elle-même, disparaîtront. Mais cela ne se produira qu'à une autre génération. Les parties sud de la Caroline et de la Géorgie disparaîtront -- celles-là beaucoup plus tôt. L'eau des Grands Lacs se videra dans le golfe du Mexique, plutôt que dans la voie fluviale à propos de laquelle on a beaucoup discuté (le Saint-Laurent). [...] À ce moment-là, la région habitée actuellement par l'entité (Virginia Beach) sera parmi les zones de sécurité. Tout comme le seront l'Ohio, l'Indiana, l'Illinois, et la plus grande partie du Canada du Sud et de l'Est, tandis qu'à l'ouest il y aura beaucoup de perturbations dans ce pays". 

(Lecture 11552-11, donné le 15 août 1941.) 

Excellent programme pour les Canadiens: le changement de l'axe des pôles va faire fondre leurs arpents de neige, il poussera des cocotiers à Montréal, et ils auront enfin du sable chaud ... 

Et voilà aussi aussi pourquoi Cayce a été prié de déménager à Virginia Beach, pour y installer ses lectures, afin qu'elles survivent au moins deux siècles... Virginia Beach est un faubourg de ce Norfolk qui doit supplanter New York en tant que port : 

"Norfolk, avec ses environs, deviendra le grand port de mer de la côte Est, le plus grand, plus grand que Pholadelphie et New York". (Lecture 5541-2, donnée en juillet 1932.) 

QUAND CES CHANGEMENTS GÉOLOGIQUES DEVIENDRONT-ILS APPARENTS? 

"Lorsque se produiront les premières cassures dans la mer du Sud Pacifique, pour sûr, ces bouleversements apparaîtront comme des submersions, ou, au contraire, des émergences de terres à l'autre bout du monde, c'est-à-dire en Méditerranée, dans la zone de l'Etna, alors nous sauront que cela a commencé". (Lecture 311-8, donnée en avril 1932.) 

Cayce se fait l'écho des prophéties de La Salette où il était annoncé que «Marseille serait engloutie». Cependant, nulle part, il n'est question de la disparition totale de la France, sur le plan physique: 

"N'ayez jamais l'idée que la France puisse être éliminée de la Terre". (Lecture 2072-15.) 

Les bouleversements géologiques s'accompagneront certainement de guerres, de révolutions, de crises politiques... Toute une série de lectures fut demandée là-dessus à Cayce, entre 1932 et 1945. En voici des extraits :

ET À QUELLES NATIONS FAITES-VOUS PLUS PARTICULIÈREMENT ALLUSION ? 

"À la Russie". (Lecture 3976-8.) 

"De Russie viendra l'espoir du monde, pas sous la forme de ce que l'on appelle le communisme, le bolchevisme. Non, mais la Liberté, la Liberté ! Et chaque homme vivra pour son prochain ! Le principe est né. Cela prendra des années et des années pour se concrétiser, mais de Russie viendra à nouveau l'espoir du monde. Guidé par quoi ? Par l'amitié avec la nation qui a inscrit sur sa monnaie : «En Dieu nous nous confions» (In God we trust)". 

Et ce n'est pas tout, il dit encore ceci...

"En ce pays qui fut autrefois Rome, où se développèrent jadis ces mêmes principes, qu'est-ce qui causa son élévation, puis sa chute, comme la tour de Babel ? Les dissensions, et les activités qui ont renforcé l'esclavage, favorisant quelques-uns, de sorte que seule cette élite pouvait prétendre qu'elle pensait juste, en accord avec les forces les plus hautes [...]. Cela leur semblait un droit en tant qu'homme, mais finalement cet élitisme menait à la mort. Voilà le péché de l'Italie". 

LA CHINE REMPLACERA-T-ELLE UN JOUR L'AMÉRIQUE ? 

"Comme nous l'avons déjà dit, l'Amérique doit prier d'avantage. Et agir dans le sens où elle prie. Sinon, elle sera entraînée dans ces problèmes dont nous avons parlé. Ce qui provoquera un déplacement de la civilisation toujours plus vers l'ouest [...]. Si la Chine persiste dans son attitude actuelle et reconquiert son identité, alors on ne pourra plus y interférer de l'extérieur". (Lecture 1598-2, donnée le 29 mai 1938.) 

Quant aux États-Unis, qui font l'objet de multiples lectures : 

"Comme nous l'avons déjà dit, les problèmes de l'Amérique risquent de lui venir plutôt de l'intérieur que de l'extérieur". (Lecture 3976-26.) 

"Car vous, peuple américain, qui vous réclamez des principes de la christianité -- et l'avez même inscrit sur votre monnaie: «In God we trust», vous ne devez pas mettre votre confiance dans la puissance de l'Homme, ni dans celle de la politique ni de l'économie [...]. Et tant que vous vivez, puisse la lumière du Christ, qui est amour, s'étendre à toute la terre, et non l'égoïsme, le pouvoir, l'argent [...]. Aux États-Unis à l'heure actuelle (en 1937), il y a des causes de troubles, spécialement dans les relations entre le Travail et le Capital [...]. Si l'idéal de justice est maintenu par ceux qui sont au pouvoir, il y aura une tendance générale vers davantage de sécurité, de prospérité économique, de paix". (Lecture 3976-17.) 

"Les crises qui surviennent dans d'autres pays (Cayce a parlé auparavant du communisme, du fascisme, des nazis) sont un avertissement pour les États-Unis. Car à qui appartient la richesse? Et à qui appartiennent la terre etses ressources? appartiennent-elles à ceux qui ont hérité d'une position de pouvoir? Ou à ceux qui, à la sueur de leur front, produisent ces richesses? [...] E s'il n'y a pas réciprocité entre donner et prendre, si aucune considération n,est accordée aux travailleurs, alors qu'elle leur est due, si ceux qui sont les producteurs ne bénéficient pas des profits excédentaires, créés par leur travail, alors il y aura de grands troubles dans ce pays". (Lecture 3976-19, 1938.)


(CAYCE A DIT) QUE L'ATLANTIDE RESURGIRAIT AUX TEMPS DE CRISE., OÙ NOUS PASSERONS DE L'ÈRE DES POISSONS À CELLE DU VERSEAU. EST-CE QUE L'ATLANTIDE VA SURGIR À NOUVEAU? EST-CE QUE CELA CAUSERA UN CHANGEMENT SOUDAIN? ET EN QUEL ANNÉE?

PEUT-ON DONNER UNE DATE POUR LE COMMENCEMENT DE L'ÂGE DU VERSEAU? 

"Cela a déjà été donné [...] et vous ne commencerez vraiment à le comprendre qu'en 1998". (Lecture 1602-3.) 

Le Retour du Christ...

"Israël symbolise tous ceux qui cherchent la Vérité, pas seulement les descendants d'Abraham, mais toute nation, toute tribu, quelle que soit la langue qu'elle parle [...]. C'est cela, la signification du mot «Israël»". (Lecture 2772-1.) 

Et Cayce d'expliquer longuement que le mot "Israël" signifie "attente de Dieu", et cette attente n'est pas finie. Puis il évoque la Grande Pyramide, sur les murs intérieurs de laquelle sont inscrites tous les événements à venir, y compris : 

"L'entrée sur la Terre du Messie, à cette date : 1998". (Lecture 5748-5.) 

Entrée qui ne passera pas inaperçue, cette fois : 

"Et les changements dans la matière sont un signe [...] comme l'ont dit les anciens, quand le Soleil s'obscurcira et que la Terre se brisera en divers lieux. Et alors sera proclamé, à travers la perception des cœurs, des esprits et des âmes de ceux qui ont cherché Sa voie -- que Son étoile est apparue [...]. Car Il est en train de préparer Sa manifestation devant les Hommes. À ceux qui cherchent, dans la dernière partie de l'année du Seigneur, comme on compte les années parmi les hommes, en '36, Il apparaîtra!" (Lecture 3976-15.)

EST-CE QUE JÉSUS LE CHRIST EXISTE ACTUELLEMENT SUR UNE SPHÈRE (PLANÉTAIRE) PARTICULIÈRE, OU BIEN EST-IL SUR LE PLAN TERRESTRE, DANS UN AUTRE CORPS? 

"Comme il a été écrit, tout pouvoir Lui ayant été donné sur la Terre et dans les Cieux [...]. Il est donc, Lui-même, actuellement, dans l'espace. Et aussi dans cette énergie qui dynamise chaque entité individuelle, selon sa foi et sa croyance. Ceci, en tant qu'Entité spirituelle. Donc, pas dans un corps charnel sur Terre, mais Il peut venir à volonté pour celui qui veut être Un avec Lui, et agit par amour de façon à rendre cela possible. Mais Il reviendra, de la même façon qu'on L'a vu partir, dans le corps qu'il occupait lors de Sa vie en Galilée [...]. 

La pourriture des ministres des cultes sera mise en évidence dans certains endroits, et des troubles, des combats se produiront. Et il y aura une période de flottement, car arriveront sur le plan terrestre les émissaires du Trône de Vie, du Trône de Lumière, et d'Immortalité, qui viendront pour enseigner les Hommes, et ils feront la guerre, dans les airs, aux émissaires de l'Ombre. Et alors, vous saurez que l'Armageddon est imminent". (Lecture 3976-15.)

Ok... c'est assez... vous voyez un peu le genre de prophéties dont Cayce était capable... 

Autres Livres à Consulter de Dorothée Koechlin de Bizemont au sujet d'Edgar Cayce :

Dorothée Koechlin de Bizemont, L'Univers d'Edgar Cayce : "Toutes les révélations du plus grand médium américain sur la réincarnation, l'histoire, la médecine, le futur..., t. 1", Paris, Robert Laffont, coll. « Les énigmes de l'Univers », 1985

Cet ouvrage a été réédité en format poche par J'ai lu en 1990... et y feront suite...

Dorothée Koechlin de Bizemont, L'Univers d'Edgar Cayce : "Les révélations du grand médium américain. De nouveaux espoirs de guérison. Le Karma des peuples de langue française, t. 2", Paris, Robert Laffont, coll. « Les énigmes de l'Univers », 1987

Dorothée Koechlin de Bizemont, L'Univers d'Edgar Cayce : "Les Esprits de la Nature. La réincarnation comme clé de l'Histoire : les Marches de l'Est (Alsace, Lorraine, Suisse). La fonction thérapeutique des aliments., t. 3", Paris, Robert Laffont, coll. « Les énigmes de l'Univers », 1992

Dorothée Koechlin de Bizemont, "L'Univers d'Edgar Cayce, t. 4", Monaco, Le Rocher, coll. « Les énigmes de l'Univers », 2000

Dorothée Koechlin de Bizemont, "L'Astrologie karmique. L'astrologie d'Edgar Cayce", Paris, Robert Laffont, 1983  (Cet ouvrage a aussi été réédité en format poche par J'ai lu en 1990).

Dorothée Koechlin de Bizemont, "Les Prophéties d'Edgard Cayce", Monaco, Le Rocher, 1989

Dorothée Koechlin de Bizemont, "Edgard Cayce, guérir par la musique", Monaco, Le Rocher, 1989

Dorothée Koechlin de Bizemont, "Edgard Cayce, recettes de beauté et de santé, Monaco", Le Rocher, 1990

Dorothée Koechlin de Bizemont, "Edgard Cayce, recettes de forme et de minceur", Monaco, Le Rocher, 2001

Dorothée Koechlin de Bizemont et Jacques Lecomte, "Le langage des animaux", 3 Suisses, 1985, 127 p.

Dorothée Koechlin de Bizemont et Tarek, "L'Astrologie karmique d'Edgar Cayce appliquée" : Jacques Chirac, Ségolène Royal, Bill Gates, Lady Diana, Benoit XVI [...], Robert Laffont, avril 2007


Cayce et le « Tarot de la Révélation »


Le "Tarot of the Revelation" du Dr Christopher Earnshaw basé sur les écrits d’Edgar Cayce's, entre autre son interprétation de certains passages de la Bible et du Livre de l’Apocalypse.

L’ouvrage en question comporte de 5 chapitres. Un des chapitres aborde les questions du gnosticisme de la kabbale et nous présente le « Livre de la Révélation » en expliquant qu’il existe un lien intime entre lui, la numérologie, et Tarot.

Dr Christopher Earnshaw nous propose alors sept «exercices pour la croissance spirituelle» et quatre exemples de corroboration avec les textes de l’Apocalypse... Earnshaw y met beaucoup d’effort, afin de trouver toutes sortes de références, et enfin dessiner des liens entre le tarot et le Livre de la Révélation.

Earnshaw fait le parallèle entre le voyage du Fou des arcanes majeurs et l'histoire de l'illumination Jean et le plan de Dieu pour l'humanité.

Les Arcanes Mineurs, quant à elles y sont décrites comme un ensemble d'outils à utiliser pour son propre développement spirituel. Des mots clés liés aux cartes sont aussi proposés comme une description relative à la relation entre les quatre éléments (air, feu, eau et terre) pour les quatre groupes d’arcanes mineurs.

Ensuite, Earnshaw nous donnes son interprétation de chaque lames majeures, et au délà des interprétations qu’on donne généralement aux arcanes, l’auteur cherchera ici surtout à faire valoir son point, au détriment d’avoir à réfuter le véritable sens qui fut traditionnellement associé aux arcanes.

Mais enfin, Earnshaw propose pour chacune de ses descriptions une "leçon spirituelle", une citation de lectures de Cayce et un passage de la bible (en grec et avec sa traduction) ce en précisant chaque fois : « c'est l'enseignement de la Bible pour cette carte."

Un ouvrage incongru sans doute... Earnshaw aborde également un certain nombre de questions qui sont souvent posées par les personnes qui sont sceptiques ou méfiants de Tarot. Ces questions incluent "Est-ce que la divination est en contradiction avec les enseignements de la Bible?" et "Est-ce que le Tarot un outil du diable?

On s’étonne surtout de constater qu’Earnshaw est profondément convaincu des idées émises par Cayce et qu’il a basé le système de son tarot sur les théories prophétiques de Cayce...

Il est malheureux aussi qu’Earnshaw se soit basé sur le Tarot de Rider/Waite pour son travail... Ce seul détail enlève beaucoup de sérieux à son travail, surtout quand il aborde la question de l’origines du tarot... Et il n’y a rien de moins chrétien que le tarot de Rider/Waite... Et les Grandes Prêtresses, les Hiérophantes ne sont pas vraiment bienvenus dans le cadre de l’Apocalypse de Saint-Jean!

Enfin, qu’a`cela ne tienne, Dr Christopher Earnshaw est allé jusqu’au bout de son idée, et a créé son propre jeu de cartes de tarot... Basé sur le modèle de Rider/Waite, il prétend qu’il a conçu son tarot selon le symbolisme et les images d'origine comme indiqué dans la Bible.


Évidemment, il insiste pour dire que cette formule est la version revue et corrigée du tarot qui permet le plus d’être en connexion avec la Vérité... et que son jeu a été conçu tout spécialement aussi, pour servir d'outil de croissance spirituelle, et qu’il est basé sur le véritable message (enfin décodé) du Livre de la Révélation. À cet effet, plusieurs des noms des cartes ont été modifiées et l'ordre des cartes a été légèrement modifié pour "correspondent à l'enseignement et les images du le livre de l'Apocalypse.

Il présente son tarot comme étant la «version visuelle du Livre de l'Apocalypse." Il a surnommé son système « le système de l'Apocalypse. »

Christopher Earnshaw, nous amènes beaucoup d’informations parfois d’un grand intérêt, mais on ne peut que vous mettre en garde et vous conseillé d’être très vigilant en ce qui concerne cette restructuration du tarot et de ses véritables enseignements...

Ce Tarot inusité a été publié en 2007, accompagné du livre du même nom « The Tarot of the Revelation » (« Le Tarot de la Révélation ») de Christopher Earnshaw

Ont peut voir les cartes ici :
Et une critique du livre ici :
COMMENTAIRES...
(Âmes sensibles s'abstenir)

L’idée de mettre le tarot en connotation directe avec la Bible n’est pas une mauvaise idée en soi, et les kabbalistes ont aussi établies plusieurs lien entre les arcanes du tarot et des passages de l’ancien testament... mais ici, comme (c’est le cas pour les ouvrages kabbalistiques), Earnshaw ne réussi pas à nous convaincre complètement de cette relation « tarot/bible, et malgré les arguments et citations de Cayce, il y a encore trop de failles dans son raisonnement...

Sans doute parce que le tarot refuse de se voir cerné, ou encore, investit dans une histoire sans ressort. S’il est vrai que le tarot met en scène certaines idées de l’Apocalypse comme LE JUGEMENT, il est encore plus vrai que le Tarot cherche à en détourner les desseins. Aussi, le Tarot se refusera toujours d’être cloîtré... Le tarot exige de pouvoir participer à toutes les histoires... En tant qu’outil, c’est selon l’utilisation qu’on en fait que l’on en tire de bons ou mauvais conseil, et le Tarot peut apporter la vérité ou induire en erreur, nous aider ou nous nuire... (c’est comme avec un marteau... on peut se servir de cet outil pour construire, et modelé ; ou pour saccager et détruire).

En ce sens l’utilisation d’un tarot, d’un oracle ou de n’importe lequel outil est une question de choix et de la manière qu’on l’utilisera... C’est pourquoi, avec ou sans un tarot, au départ il y a toujours une idéologie...

L’idée du Tarot n’est pas de forger une idéologie, encore moins de se plier à un dogme... Le tarot est un outil créé par des « théosophes », et se veut donc un outil de recherche de Vérité... Non pas une vérité déjà établie... 

Le tarot permet aux philosophes et théosophes de ne pas être prisonnier d’un dogme, d’être libre de penser, mais de pouvoir tout de même recevoir les enseignements et conseils nécessaires à une vie spirituelle qui va dans le sens « du bon sens »...

Je tiens aussi à dire que je respecte les efforts du Dr Christopher Earnshaw, car certaines trouvailles qu’il a faites au sujet du tarot relève de la clairvoyance... Au détriment de ses égarements, il a compris que le tarot a un lien direct avec le Christianisme... Ceux-là qui cherchent à percer les secrets du tarot oublient trop souvent qu’au moyen-âge encore très peu de gens avait lu la bible et elle restera longtemps un privilège de l’élite...

Bon, alors, je vous livre un secret (je suis là pour ça, n’est-ce pas)...

Le Tarot est la transposition en image de l’idée saugrenue que se faisait justement le peuple au sujet du « Nouveau Testament », et se voulait, du coup, une critique de la classe dirigeante comme une manière de ne pas en subir les injustices...

"13" était le nombre de degrés initiatiques chez les templiers (et plus tard chez les francs-maçons). Or l’arcane "13" du tarot, la "lame sans nom", ne pourrait communiquer un message plus clair : « Nous sommes tous égaux devant la mort ». Et l’image précise : « Les têtes dirigeantes vont tombées, leurs cadavres seront l’humus des roses pour l’humble jardinier! »

Laissez-moi vous confondre...

Le Tarot n’est pas le fruit des savants de l’Atlantide, ni le livre de Thot, ni le livre de la Révélation... (Il est plutôt le livre de toutes les révélations)...

Et, au comble de votre désarroi : il est certainement d’origine « chrétienne »...

En vérité, le Tarot est « La bible des humbles »

Je me fais un devoir de vous apporter toutes les preuves à ce sujet...

Au contraire des rumeurs qui circulent et qui veulent que les origines du tarot ne soient pas connues, vous devez savoir que ce n’est que brumes au dessus d’une plaine... D’ici peu le brouillard va se dissiper et vous comprendrez que l’origine du tarot et son véritable but est connu de certains initiés, depuis sa prime conception.

COMMENTAIRE AU SUJET DE CAYCE ET LA MÉDIUMNITÉ...

Pour moi Cayce est un parfait représentant du mouvement New Age. Il est certainement un des plus important propagandiste des hypothèses sur l’existence d’une mythique Atlantide, propagandiste d’une gnose chrétienne confronté aux principes de la réincarnation et acceptant les pratiques du spiritisme, de l’hypnose et surtout il fit grande promotion de la médiumnité et des techniques qui seront connues plus tard pour être les techniques de « channeling ».

Edgar Cayce, comme pour la plupart des Rose-Croix ou des mouvements gnostiques, ou membre de la Golden Dawn, considère le tarot pour être un outil permettant la communication de messages provenant de l’au delà et donne au tarot un emploi qui est plus comparable à une planche de oui-ja qu’à un outil de divination. Il a compris que les messages livrés par le tarot étaient en correspondance avec certains passages de la Bible, mais il s’est égaré en chemin en voulant cherchant à donner du crédit à sa conception des « mystères » et de la « médiumnité » plutôt que de suivre le chemin de l’humble pèlerin, qui a compris que le tarot est une route qui est en marge de toutes religions, qui se pose en virulent opposant au mysticisme et au spiritisme!

Le Tarot fait une différence entre « divination » et « spiritisme », entre « clairvoyance » et « médiumnité ».

Il est vrai qu’on peut se servir d’un tarot exactement comme d’une planche de Oui-Ja (mais pourquoi s’embarrasser d’un Tarot alors ?!).

Le Tarot a été précisément inventé pour qu’il soit un support à la clairvoyance, or il est indéniable que cela a à voir avec la « médiumnité »...

En fait, il est facile de confondre divination et goétie ! Le Tarot ne s’adresse pas à des entités, des revenants ou des maîtres invisible...

En vrai, le Tarot se syntonise sur des « formes d’ondes » spécifiques... Des « formes d’ondes » qui à la manière de figures géométriques sacrées, sont en correspondances avec un ordre dit « céleste »... Subséquemment, le Tarot communique, avec « les Destinées »... Les arcanes qui sont des « archétypes » répondent nécessairement aux questions car leur situation les force à répondre! Elles sont au milieu d’un triangle : l’ordre céleste, les destinées, et le consultant. Au milieu de ce triangle, le tarot n’a d’autre choix que de se conformer à cette simple lois qui dit : « il n’y a pas de hasard ». Les lames doivent se placer de manière à être représenté une figure en corrélation avec l’ineffable et irréversible ordre des choses....

C’est pourquoi, au départ, le tarot ne nécessite pas de dons de médiumnité. On jette les cartes comme on jette les dés... Mais l’un ou l’autre, dés, cartes, pions, n’importe quoi... si on prend la peine de leur demander de répondre aux lois des destinées, ils le feront... C’est.... mathématique... (rire).

Il y en a long à dire au sujet de la clairvoyance, de la divination, de la médiumnité, du spiritisme et du channeling...

Étant donné, toute la complexité se rapportant à ces domaines, je reviendrai souvent sur ces sujets délicats concernant au cours de d’autres exposés...

mardi 12 février 2013

CHANNELING ET MÉDIUMNITÉ

LE CHANNELING

Channeling (parfois channelling, littéralement canalisation) est un terme américain de la littérature New Age qui désigne un prétendu procédé de communication entre un être humain et une entité appartenant à une autre dimension (un ange, un « maître ascensionné », une entité du plan astral, une divinité, un extra-terrestre etc...).

Par extension, le terme peut désigner l’ensemble des croyances et des pratiques qui se sont formées, à partir des années 1980 aux États-Unis, autour de ce procédé pour constituer un courant particulier, interne au mouvement New Age.

Apparenté à la notion de médiumnité en vogue à la fin du XIXe siècle au sein du mouvement spirite, le postulat du channeling recoupe une thématique très ancienne d'expériences visionnaires : chamanisme, prophétisme. Le point de vue des sceptiques attribue ce genre de manifestation à l'inconscient, voire à du charlatanisme.

Définition

Le channeling se rapproche des concepts de révélation et d'inspiration. Selon Van Baaren, l'inspiration étant « une communication verbale ou écrite d'une divinité en direction du monde, par laquelle elle utilise un être humain comme médium ».

Certains auteurs, tel que Klimo, au lieu de catégoriser le channeling comme une forme contemporaine de révélation, a attribué le nom de "channeling" à toutes les révélations du passé.

Un point de vue partagé par de nombreux universitaires, dont Wouter Hanegraaff qui considère que « l'hypothèse que le channeling et d'autres révélations reposent sur le même mythe étiologique, est valide et très intéressante ».

Le channeling marque une certaine rupture avec le spiritisme, en tant que forme de médiumnité tournée davantage vers des questions spirituelles et métaphysiques.

Contrairement aux spirites qui privilégiaient les messages d'esprits humains désincarnés, généralement membres de la famille ou proches, les messages des channels proviendraient d'êtres de lumière, d'entités angéliques, de « maîtres ascensionnés » voire d'extraterrestres (comme le cas du révérend Short et l'alien Kolton). Dans les deux cas, l'origine des messages obtenus est attribuée à des êtres non-incarnés, lesquels solliciteraient l'aide d'un tiers habilité à recevoir et à transmettre leur parole dans notre monde. Il existe cependant des cas, comme celui de Neville Rowe qui fait parler un banc de dauphins, où le channeling s'éloigne des messages classiques d'entités surnaturelles.

Selon l'étude de Dureen Hughes, à la différence des expériences de possession, le channeling serait perçu par les médiums comme une fusion avec une autre conscience, plutôt que le fait d'être « habité » par une entité surnaturelle maléfique.

En Français, channeling est parfois traduit par canalisation, transmission, transmission médiumnique, communication spirituelle quand le terme américain n'est pas utilisé. On peut lire parfois aussi que le channel est dit servir de canal ou qu'il sert de voie de transmission à l'entité concernée.

Dans le New Age

Dans le New Age, la personne qui reçoit et transmet une information d'une entité invisible est appelée un "channel" (un "canal"). La méthode contemporaine du channeling trouverait sa première formulation dans la « télépathie éthérique », concept élaboré en 1950 par la théosophe Alice Bailey et popularisé dans son ouvrage "Télépathie et corps éthérique".

Elle consiste pour le channel à se plonger dans un état méditatif, de conscience altérée ou une forme de transe avec modifications du timbre de la voix et à « s'ouvrir » à l'entité. Mais tous les channelings ne sont pas nécessairement associés à des états altérés, et certains auteurs donnent leur message sans aucune altération de leur comportement ou de leur voix. Le point commun entre toutes ces manifestations reste le fait de recevoir un message d'une entité extérieure à sa propre conscience.

Une caractéristique du New Age est d'inciter tout un chacun à pratiquer le channeling comme une option accessible à tous, un don qui ne serait pas réservé à quelques élus mais qui pourrait être cultivé par n'importe qui.

Les channelings peuvent être de deux types :

direct : voix entendues par le « canal », paroles prononcées par sa bouche, ou bien par écriture automatique...

indirect : messages reçus par l'intermédiaire d'un support (technique du « ouija » voir également les œuvres du channel Luiz Gasparetto, « canal » de peintres célèbres).

Certains channelings sont publiés et vendus en librairies, surtout sur le continent américain, foyer du phénomène et où ce dernier connaît une certaine popularité.

Channels populaires

Parmi les channels, on peut citer Jane Roberts (auteur des Livres de Seth, et "Channel" de l'entité appelée Seth depuis 1963. Roberts est considérée comme un des plus anciens et des plus influents auteurs de la culture New Age), Eva Pierrakos (canal du « Guide »), David Spangler (canal de "Limitless Love and Truth" et de "John" 14), Judy Zebra Knight(canal de Ramtha), l'américain Lee Caroll (canal de l'entité Kryeon), Barbara Marciniak (canal des « Pléiadiens »), Laura Knight-Jadczyk (canal des « Cassiopéens »), Elwood Babbitt (canal de différents « esprits » sous la garde des entités Dr.Fischer et Jim Cole), Sanaya Roman (canal d'Orin et de Thaddeus). En France, il existe peu d'auteurs notoires dans ce genre, à part Johanne Razanamahay et Christian Tal Schaller ou Daniel Meurois et Anne Givaudan qui y ont été associés.


Critique du "Channeling"...

Christianisme

La critique chrétienne du channeling repose moins sur le postulat que ce procédé pourrait être une imposture ou du charlatanisme que sur la possibilité que les entités en question ne soient pas ce qu'elles disent être, qu'il s'agisse en fait d'esprits malfaisants qui se font passer pour des êtres de lumière. Pour la plupart des chrétiens, le parallèle entre le channeling et les possessions démoniaques évoquées dans la Bible leur apporte l'explication à la nature du phénomène.

Emanuel Swedenborg est souvent utilisé en référence à la mise en garde chrétienne contre les pratiques du New Age et en particulier la relation avec les esprits. « Quand les esprits parlent à l'homme, ce dernier doit se garder de croire ce qu'ils lui diront, parce qu'ils disent n'importe quoi. Ils mentent d'une façon si solennelle que l'homme en est impressionné. Si l'homme continue d'écouter, ils vont insister, continuer à tromper et à séduire ».

Médecine 

Carl Gustav Jung a été parmi les premiers à étudier le channeling dans une perspective psychiatrique. À l'école de médecine de Zürich, il rédigea sa thèse sur les transes de channeling de sa cousine Helene Preiswerk. Bien qu'il ait d'abord affirmé en conclusion que ce que les channels "canalisaient" étaient principalement des déséquilibres psychiques réprimés, il exprima plus tard l'hypothèse que certains phénomènes psychiques, tel que la télépathie, étaient authentiques.

Rayna Rodgers, dans son étude du channeling, fait un parallèle avec le trouble de la personnalité multiple tout en notant que le contrôle (le channeling est une action volontaire qui n'interrompt pas le sens des responsabilités sociales) des personnes sujettes ou pratiquantes du channeling est plus important que chez les patients victimes d'un trouble dissociatif de l'identité.

Maîtres Invisibles et Royaumes Secrets


C'est le Baron von Hund, fondateur de la "Stricte Observance Templière", qui invente en 1756 les "Supérieurs Inconnus" : ce sont des sages tout-puissants auxquels sa société est censée obéir. Cette notion de hiérarchie occulte va dès lors se propager rapidement, offrant à toutes les doctrines personnelles une légitimité "supérieure" et une portée universelle.

On les retrouve ainsi à la fondation de la Société de Théosophie aux USA en 1875, Société fondée nous l'avons vu par Helena Petrovna Blavatsky (1831-1891) et le colonel Henry Steel Olcott (1832-1907).

Dans son premier ouvrage ("Isis dévoilée"), H.P. Blavatsky fait état de communications transmises par des êtres mystérieux, gardiens des vérités oubliées, ces fameux "Supérieurs Inconnus".

Dans son deuxième ouvrage ("La Doctrine Secrète"), emprunté cette fois aux littératures hindouistes et bouddhiques, les Supérieurs Inconnus sont remplacés par les Maîtres Invisibles, vivant dans un sanctuaire sacré de l'Himalaya : le royaume de Shamballa (Il s'agit en fait dans la tradition bouddhiste de la terre mystérieuse des Bouddhas).

Ce royaume de Shamballa sera exploré et détaillé par Alice Bailey (1880-1949). Très marquée par la théorie des Maîtres Invisibles, elle affirme être en contact avec l'un d'entre eux, Djawahl Khul, qui lui dictera par télépathie pas moins de 18 ouvrages, qui font toujours référence dans de nombreux groupes New-Age.

Elle écrit en septembre 1939 ces lignes pour le moins inquiétantes (La situation générale sur terre, in "L'Extériorisation de la Hiérarchie") : "La force de Shamballa est active chez tous, car elle produit la fédération et la synthèse (…). Les hommes qui inspirèrent et commencèrent la révolution française ; le grand conquérant, Napoléon ; Bismarck, le créateur d'une nation ; Mussolini, qui a régénéré son peuple ; Hitler, qui a porté sur ses épaules un peuple en détresse ; Lénine, l'idéaliste ; Staline et Franco, sont tous des expressions de la force de Shamballa et de certaines énergies peu comprises. Ils ont opéré des changements significatifs à leur époque et pour leur génération, ils ont modifié la face de l'Europe et, par contrecoup, affecté l'Asie ainsi que les attitudes conditionnant la vie et la ligne de conduite politique de l'Amérique." Elle se trouvera bien obligée de changer radicalement d'avis moins d'un an plus tard…

Louis Jacoliot (1806-1890), contemporain de Blavatsky, parle semble-t-il le premier du palais secret des Brahmâtmâ, chef suprême de tous les initiés : l'Agartha (traduction d'un terme du bouddhisme : mahayânâ).

Saint-Yves d'Alveydre (1842-1909) reprend cette idée et dévoile à son tour dans un ouvrage publié après sa mort (en 1910 : "Mission de l'Inde en Europe" – le titre est tout un programme !) l'existence d'une cité souterraine appelée l'Agatha, siège du "Souverain Pontife", "support des âmes dans l'Esprit de Dieu". Il est évident qu'excepté les plus hauts initiés, personne n'a jamais vu face à face le Souverain Pontife de l'Agatha…

"Pourtant, dans certaines cérémonies bien connues, à Jaggernat, par exemple, il apparaît aux yeux de tous dans Ses splendides vêtements. Monté sur son éléphant blanc, il ruisselle, depuis sa tiare jusqu'à Ses pieds, d'une lumière éblouissante qui aveugle tout regard, dans les scintillements semblables qui L'entourent. Mais il est impossible de distinguer Ses traits parmi ceux des autres pontifes, car une frange de diamants réfléchissant tous les feux du Soleil voile Son visage d'un flamboiement."

L'Agartha, ce lieu aussi sacré que secret est "indépendant, synarchiquement organisé et composé d'une population s'élevant à un chiffre près de vingt millions d'âmes. (…) Autour du territoire sacré et de sa populations si considérable déjà, s'étend une confédération synarque de peuple, dont le total s'élève à plus de quarante millions d'âmes. (…)

L'Agartha tout entière est une image fidèle du Verbe éternel à travers toute la Création. (…) Les bibliothèques qui renferment le véritable corps de tous les arts et de toutes les sciences antiques depuis cinq cent cinquante-six siècles, sont inaccessibles à tout regard profane et à tout attentat. (...)

Seul, le Souverain Pontife de l'Agarttha avec ses principaux assesseurs, (...) rassemble tout entier dans sa totale connaissance, dans sa suprême initiation, le caractère sacré de cette bibliothèque planétaire."

L'information est reprise par Ferdinand Ossendowski (1876-1944) dans son livre "Bêtes, Hommes et Dieux", publié en 1924. On y découvre de nouvelles descriptions : "La capitale d'Agharti est entourée de villes où habitent des grands prêtres et des savants. Elle rappelle Lhassa où le palais de Dalaï-Lama, le Potala, se trouve au sommet d'une montagne recouverte de temples et de monastères.

Le trône du Roi du Monde est entouré de deux millions de dieux incarnés. Ce sont les saints panditas.

Le palais lui-même est entouré des palais des Goiros qui possèdent toutes les forces visibles et invisibles de la terre, de l'enfer et du ciel et qui peuvent tout faire pour la vie et la mort des hommes. Si notre folle humanité ne met pas un terme à ses guerres, ils sont capables de transformer la surface de la Terre en un vaste désert. Ils peuvent assécher une mer, faire d'un continent un océan, réduire une montagne à sa plus simple expression. Un mot, un signe, un commandement, et les arbres, les herbes, les buissons se mettent à pousser, des hommes vieux et faibles redeviennent jeunes et vigoureux, les morts ressuscitent.

Dans d'étranges véhicules, inconnus de nous, ils franchissent à des vitesses incroyables les tunnels souterrains qui séparent une ville d'une autre. (…) Il n'est pas juste que le bouddhisme et notre religion jaune le cachent. La reconnaissance de l'existence du plus saint et du plus puissant des hommes, du royaume bienheureux, du grand temple de la science sacrée est une telle consolation pour nos cœurs de pécheurs et nos vies corrompues que le cacher à l'humanité serait un péché."

René Guénon (1886-1951) reprendra à son tour cette thèse, après avoir rencontré à plusieurs reprises Ossendowski, thèse qu'il développera en 1927 dans un ouvrage ayant précisément pour titre "Le Roi du monde". Ce Roi est doté d'un pouvoir tout à la fois sacerdotal et royal : "Le "Roi du Monde" doit avoir une fonction essentiellement ordonnatrice et régulatrice (...) fonction pouvant se résumer dans un mot comme celui d'"équilibre" ou d'"harmonie", ce que rend précisément en sanscrit le terme Dharma : ce que nous entendons par là, c'est le reflet, dans le monde manifesté, de l'immutabilité du Principe suprême."

Pour faire le lien avec les traditions issues des textes bibliques, René Guénon ajoute : "Le nom de Melchissédec, ou plus exactement Melki-Tsedeq, n’est pas autre chose que le nom sous lequel la fonction même du "Roi du Monde" se trouve expressément désignée dans la tradition judéo-chrétienne."

Mais ne nous y trompons pas, Melchisédech n'est que de seconde importance, parce que rattaché à une tradition secondaire, et non à la Tradition primordiale : "Le titre de "Roi du monde", pris dans son acception la plus élevée, la plus complète et en même temps la plus rigoureuse, s'applique proprement à Manu, le Législateur primordial et universel." Celui-ci règne sur la Tradition primordiale pendant toute la durée de ses différents cycles. Pour René Guénon, le Roi du Monde est donc essentiellement un principe : "L’Intelligence cosmique qui réfléchit la Lumière spirituelle pure et formule la Loi propre aux conditions de notre monde ou de notre cycle d’existence"…

Nicolas Roerich (1874-1947) mène à son tour une longue expédition en Asie Centrale en 1928. Il séjourne alors plusieurs mois dans la chaîne de l'Himalaya, et part un jour tout seul sur un poney à la recherche d'un point du Tibet du Nord où il pense découvrir tout à la fois l'entrée de l'Agarttha et le Royaume de Shamballa. Quand il reparaît plusieurs jours plus tard, les Ladakhis de son escorte se prosternent à ses pieds, pensant que seul un dieu pouvait revenir vivant de l'endroit où il s'est rendu… Voir à ce sujet le site internet "Les Portes de l'Ere Nouvelle" (http://erenouvelle.free.fr/index.php3?page=DOSSAGARROER).

Roerich relate son voyage dans un livre ("Shamballa"). Il aurait ainsi déclaré à son retour : "Les étoiles manifestent une évolution nouvelle. À nouveau, le Feu Cosmique se rapproche de la Terre. À nouveau, l'humanité sera soumise à l'épreuve. Mais comme la Lumière dévore l'obscurité, ainsi les œuvres du Malin seront consumées et détruites. Et le Maître Radieux de la Nouvelle Ere manifestera à tous Sa splendeur."

Daniel Meurois et Anne Givaudan, qui pratiquent la technique du "voyage astral", proposent également une exploration de Shamballa dans Le Voyage à "Shambhalla" (notez le "h" supplémentaire, sans doute pour un surcroît de mystère), "pour ceux qui s'intéressent au travail effectué par les Maîtres de Sagesse qui oeuvrent au bon déroulement de la libre circulation des énergies divines sur notre planète, et qui tâchent de guider l'humanité vers un retour à la Source." Tout un programme!

Les livres sur ce sujet ne manquent d'ailleurs pas, c'est ce que l'on appelle un titre "porteur"...

Voici quelques exemples de ces ouvrages (que nous vous dissuadons vivement, comme toutes les autres références de ce dossier, d'acquérir !), avec les commentaires des éditeurs ou des auteurs :

"Shambhala, Oasis de Lumière" d'Andrew Tomas (Ed. Le Hierarch, Ed. Robert Laffont - coll. "Les Énigmes de l'Univers", 1976, et Ed. A. Brêthe). Au sommaire : description de rencontres avec des Maîtres ascensionnés et avec des adeptes en Orient, visite à une âme désincarnée dans l'Au-delà accompagné de Jésus (décors imaginaires et réalité), activités spéciales sur le plan physique de la Terre, etc... 

On y apprend par exemple que : "Les archives du Vatican renferment un nombre considérable de rapports précis de missionnaires catholiques des derniers cent cinquante ans sur les mystérieuses députations qu’envoyaient les empereurs de Chine aux Esprits des Montagnes. Ces êtres résidant dans le Nan Chan ou Monts Kun-Lun, étaient habituellement décrits revêtus de corps solides visibles qui, cependant, n’avaient ni chair ni sang.

Était-ce des surhommes dans une enveloppe humaine artificiellement obtenue d’une matière atomique cristallisée, les soi-disant dieux nés de l’esprit ? Les écrits indiens parlent du pouvoir dont jouissaient les corps divins de devenir plus lourds et plus denses, plus légers et plus éthérés."

"Le Soleil de Shamballa et l'École de Vie Divine du Maître de Saint-Jean" d'Olivier Martin. Au sommaire : le Maître de Shamballa, la hiérarchie du Christ, l'instructeur du monde, l'initiation essénienne et le Saint-Graal, l'école de Melchisédek et la tradition cosmique, la fraternité cathare, le Maitreya bouddha, le renouvellement de l'âme du monde, le chemin vers Shamballa, les sept degrés vers l'illumination, la science des Trismégistes, etc...

"Pour ceux qui veulent vivre dans la lumière et communiquer avec le rayonnement de Shamballa, toutes les méthodes sont données dans ce livre. La plus haute initiation solaire y est décrite et l'enseignement du centre initiatique qui guide les initiés de la planète y est transmis."

"La Fraternité de Shamballa" de Jan Van Rijckenborgh et Catharose de Petri - Ed. Rose + Croix d'Or, Ed. Septenaire.

"Comment ouvrir les sept passages secrets vers Shamballa ? Ni exercice, ni voyage astral, ni technique occulte ne pourront jamais faire découvrir ces passages qui mènent, dans le cerveau humain, vers la merveilleuse pinéale, le siège de la conscience universelle. Pénétrer dans Shamballa, c'est réorienter totalement le mystérieux sanctuaire de la tête vers le Grand But, la véritable royauté de l'homme, pour rétablir, à l'aide de la septuple lumière qui provient du cœur, la liaison avec les sept aspects de la «Terre Sainte», son domaine de vie originel."

"Disciple et Shamballa" de Raymund Andrea (Diffusions Rosicruciennes*) : 

"Shamballa est un centre d'énergies suprahumaines. C'est aussi le lieu d'où émane l'orientation et l'évolution de l'humanité. Un ouvrage authentique qui aidera le disciple déjà avancé sur le Sentier à se préparer à participer à l'œuvre de Shamballa. Cet ouvrage est aussi une source de réflexion sur l'importance de la volonté spirituelle dans la quête initiatique."

"Shamballa" de Jean-Claude Genel (Ed. des 3 Monts, Ed. Telesma). Au sommaire : La trame divine de l'histoire humaine - Connais-toi toi-même - Et tu connaîtras les Shamballas de l'Univers - De Jésus au Christ, les Initiations de l'Humanité...

Citons encore :

"Shamballa, la Voie Sacrée du Guerrier" de Chögyam Trungpa,

"Des Mondes souterrains au Roi du Monde" de Serge Hutin, "La Vie des Maîtres" de Baird T. Spalding, "Le Secret de Shamballa" de James Redfield, etc., etc., etc. !

Rien de plus "in" désormais que de proposer par exemple des stages de "Thérapie Multidimensionnelle Shamballa"...

Ne riez pas, ça existe!

C'est ce que vous apprendrez sur le site du "Shamballa Multidimensionnel de Saint Germain" (http://conscience.33.free.fr/shamballa.htm), où l'on vous dit tout de l'initiation aux "4 niveaux de la Maîtrise en Reiki de Shamballa", les Maîtres de Sagesse et "l'immortel" comte de Saint Germain ayant "demandé à Hari Das Melchizedek de réintroduire le Reiki originel de Shamballa"... (my god !)

Ils souhaitaient, ces bons Maîtres, "offrir, au travers des initiations à Shamballa, une ouverture simple et profonde à l’Energie"… Bien joué, c'est aussi une ouverture simple et profonde du porte-feuille des pauvres âmes qui ne manqueront pas de répondre à l'appel… Mais pourquoi y répondre vous demandez-vous ? Parce qu'ainsi, "vous pourrez vous reconnecter avec Votre Soi, avec Votre Réalité Supérieure et travailler à tous les niveaux de votre Être pour les intégrer sur ce plan, dans la vie de tous les jours.

Bien au-delà d'une technique, Shamballa est une Conscience pour vous inviter à redécouvrir le Maître que vous êtes." Et le tour est joué, nous sommes de retour à la base de la philosophie New-Age : vous êtes un Maître en puissance, vous n'avez donc plus besoin de Dieu….

Aujourd'hui, de nombreux messages délivrés sur internet s'appuient sur les écrits de H.P. Blavatski et de René Guénon.

Parmi ceux-ci, notons les messages "transmis" par El Morya, ce membre de la Grande Fraternité Blanche dont nous avons déjà parlé. Voir par exemple les pages internet suivantes :

...
Dans la hiérarchie de cette organisation, El Morya est le "Seigneur (Chohan) du Premier Rayon de la Volonté de Dieu" et "Chef du Conseil de Darjeeling". Successivement Abraham, Melchior (l'un des trois mages), le roi Arthur, Thomas Becket, Thomas More, Akbar (empereur mongol), Thomas Moore (le poète irlandais), et enfin El Morya Khan au gré de ses "réincarnations", El Morya a été à l'origine de la fondation de la Société Théosophique. Avec un tel patronage, on comprend mieux la personnalité de H.P. Blavatsky…

Il transmit à sa "messagère" Elizabeth Clare Prophet les enseignements du "Christ Universel" pour l’Ère du Verseau, que celle-ci consigna dans un livre qui a pour titre "Le Chela et le Sentier".

Au sujet de Shamballa, El Morya nous apprend donc que le Roi du Monde incarne l'énergie de Shamballa : il serait l'Être le plus puissant de la Terre, car "tout en résidant dans l'Agarttha, au centre de notre planète, il vit et respire en même temps dans le Cœur du Soleil." C'est lui qui, à la fin du Kali Yuga, doit ouvrir à l'humanité le grand Livre de la Connaissance, qui contient toutes les archives de notre passé aussi bien que de notre futur. Il contrôle cette substance que les Initiés nomment "l'énergie du Ka" et qui provient de notre Soleil central, siège de l'Intelligence multidimensionnelle, et il en assure la redistribution à l'humanité… Tout un programme !

À côté des Maîtres Ascensionnés de la Fraternité Blanche Universelle, on trouve les Frères de la Lumière, membres de la Grande Loge Blanche.

Organisation concurrente ? C'est en tous cas une organisation parfaitement structurée, comme nous l'apprend cette page du site "Magie et Évolution Divines" (http://www.urgaya.net/) : "Les Frères de la Lumière constituent une Organisation Mystique à laquelle adhèrent les plus Grands Initiés de notre Système Planétaire. Ils forment une Société comportant des grades hiérarchiques correspondant chacun au degré de perfection de ses Membres.

À leur tête se trouve le Premier Initié qui a rang de Mahatma. Celui-ci représente l'Ordre Divin et est Gardien de tous les mystères. Il est appelé, dans la Hiérarchie, "Urgaya", l'Homme sage de la Montagne ou encore le "Vieux Maître". Il a été le premier Initié depuis l'origine des temps mais il ne s'incarne que très rarement…

Douze Adeptes sont subordonnés au Vieux Maître. Ils ont atteint la perfection spirituelle la plus élevée et se chargent également des tâches les plus difficiles… Urgaya et les Douze Adeptes forment "le Conseil de l'Ancien" et se rencontrent régulièrement, à certaines périodes ou lorsque d'importantes décisions concernant l'Humanité doivent être prises.

Ces Douze Adeptes contrôlent Soixante Douze Sages ou "Illuminés" auxquels sont subordonnés Trois Cent Soixante Maîtres…

Le siège de la Grande Loge Blanche n’est pas visible aux yeux humains ; son siège est sur un plan subtil donc invisible pour nous." Que l'on me pardonne, mais il faut tout de même avoir une sérieuse dose de naïveté pour prendre au sérieux une telle description… Est-elle là pour rassurer les futurs adeptes, sur ce mouvement qui paraît bien flou au premier abord ? Cette hiérarchisation des "Supérieurs" est-elle destinée à accréditer le sérieux des affirmations présentes sur ce site ? Il est vrai que depuis la trilogie de la "Guerre des Etoiles", tout cela doit sembler presque banal…

Le site "Messages des Êtres de Lumières" (http://perso.wanadoo.fr/ciel-a-la-terre/index0.html) ouvre largement ses pages à ces "Hiérarchies Supérieures", quoique – comme nous l'explique un "Messager" sur ce site, ce terme ne soit pas approprié :

"Hiérarchies Supérieures n'est qu'un terme que notre canal emploie pour faciliter certaines compréhensions. Nous n'avons pas voulu encombrer vos esprits avec les plans (comme d'autres êtres sur terre vous l'ont enseigné) ; cela n'a aucune importance pour le travail que nous attendons de vous et pour le message que nous voulons faire passer. Lorsque nous parlons de Hiérarchies Supérieures, c'est simplement dans le sens de vos frères supérieurs, mais supérieurs en évolution, supérieurs en Amour, en conscience." L'un de ces "Messagers" rappelle par exemple l'une de leur fonction : "Nous habitons le vrai royaume de ce monde. Nous sommes la réalité de ce monde, nous n'avons pas besoin de parler comme vous car nos esprits sont suffisamment purs pour pouvoir communiquer les uns avec les autres. C'est cela que vous devrez apprendre à faire demain : à purifier suffisamment vos pensées afin que vous puissiez communiquer autrement que par la parole." Et tant pis pour les opérateurs téléphoniques !

Plus sérieusement, on y exploite cette attirance pour la "puissance" et les "pouvoirs". Par exemple, à la question "Pouvez-vous nous dire ce que sont les Cathédrales de Lumière et l'École des Guides de Lumière ?", il est répondu : "Il existe, dans des sphères de haute réalisation, dans ce que vous pourriez appeler la sixième ou la septième dimension, des points de jonction d'une puissance extraordinaire.

Certains êtres, même du plan de la Terre, sont conduits dans ces lieux pour leur permettre un enseignement beaucoup plus puissant, pour leur permettre d'acquérir des énergies considérables. Ceux qui sont conduits dans ces lieux, sont souvent des êtres qui se sont incarnés volontairement sur ce monde pour aider leurs frères ou qui sont vraiment en fin de cycle d'humanité terrestre. Dans ces lieux, il y a des êtres d'une force et d'une puissance énorme." 

Sous-entendu, travaillez avec soin comme nous vous le suggérons ici, et vous aurez accès vous aussi à cette puissance…

Citons également le "Site de l'Élite de la Nouvelle Ère" 

(http://medecinenewage.ifrance.com/medecinenewage/actualites1.htm) où l'on peut lire les lignes suivantes : 

"Nous sommes à la périphérie d’un cercle, mais le secret se tient au centre et sait. Le centre est-il occupé, comme le prétendent les Gnostiques Alexandrins, par Melki-Tsedeq qualifié de "Grand receveur de la lumière éternelle" ? La lumière intelligible viendrait ainsi par un rayon directement émané du Principe, pour être réfléchie dans le monde.

Remarquons que durant les périodes de renouvellement, le monde retourne à l’origine, s’y régénère et s’y reconstruit. C’est pourquoi le roi considéré comme étant un père du peuple, inaugure et impulse tout nouveau cycle. L’espace est reconstitué, le temps reprend son cours, la lune et le soleil retrouvent leurs routes et poursuivent correctement leur marche : la vertu royale a été restaurée en force.

Il y a expulsion du monde ancien, déséquilibré, donc funeste, puis régénération du temps et de l’espace. Une nouvelle vertu va rayonner. Elle évacue hors du temps et de l’espace, l’ordre ancien, périmé et déchu. Elle proclame et installe l’ordre neuf dans tous les quartiers de l’univers. A la fin du cycle, 12 soleils apparaissent simultanément, rentrant dans l’unité essentielle et primordiale de leur nature commune. Le centre spirituel a la forme circulaire liée au cycle Zodiacal par 12 rayons de lumière.

Si le soleil figure le Christ, les 12 rayons sont les 12 Apôtres (les rayons sont envoyés par le soleil. Agarttha est le centre qui a recueilli l’héritage de l’antique "dynastie solaire"

Le chef suprême de l’Agatha est un souverain pontife, qui unit la force et la sagesse ; celui qui remplit la fonction de médiateur, établissant la communication entre ce monde et les mondes supérieurs. Il incarne l’union de deux pouvoirs sacerdotal et royal. Le Roi du monde est en rapport, selon M. Ossendowski, avec les pensées de tous ceux qui dirigent la destinée de l’humanité. Il connaît leurs intentions et leurs idées. Si elles plaisent à Dieu, le Roi du monde les favorisera de son aide invisible ; si elles déplaisent à Dieu, le Roi provoquera leur échec. Ce pouvoir est donné à Agarttha par la Science mystérieuse d’OM.

Le roi est fautif, à lui de rétablir l’ordre. Il frappe lui-même le grand tambour ; il met tout son monde en bataille, tous les vassaux de quatre coins cardinaux forment le carré jusqu’à ce que la Vertu royale soit restaurée en force...

Le plus impitoyable combat que mène le "Mensonge" est contre la royauté et le sacerdoce. En effet, le renversement de la royauté entraîne la destruction des hommes et de l’ordre traditionnel. Ce combat réunit dans une même orientation le monde visible et invisible, le macrocosme et le microcosme. Le roi qui durant son règne mène à bien cette lutte difficile et périlleuse ne fait qu’un avec le Souverain Céleste.

Nous terminerons cette présentation des caractéristiques de la nouvelle élite du monde en observant que le Congolais qui s’est identifié au "Cavalier qui monte le Cheval de l’Apocalypse" et s’appelle Ebale Mbonge a créé un sacerdoce qui manipule des "puissances" de guérison spirituelle ayant certaines similitudes avec celles attribuées au Roi du monde par M. Ossendowski.

Ces puissances de "parapsychologie appliquée" dont le dit Cavalier qui monte le Cheval Blanc est le seul dépositaire, ont elles-mêmes été obtenues par lui en un lieu qui s’appelle Bikoro (dans la Province de Mbandaka en République Démocratique du Congo ex-Zaïre au bord du Lac Ntomba), endroit qu’il a présenté à son sacerdoce et au monde comme le Centre de l'Univers. Bikoro est-il le vrai nom d’Agarttha ?" 

Sur le site "Émeraude" (http://www.chez.com/emeraude2/), déjà cité, on nous explique que "Un Maître Ascensionné est une âme incarnée qui, à la suite de nombreuses incarnations, a réussie à se connecter à sa Divinité et à redevenir souveraine.

En réalisant son Ascension, l'âme se sort du cycle des réincarnations sur ce plan de la troisième dimension, pour poursuivre son évolution en des niveaux de compréhension beaucoup plus élevés : exemple : Le Christ, Bouddha, Confucius, les Saints, les Prophètes etc...

Aujourd'hui en ce moment crucial pour l'humanité, il est possible de réaliser l'Ascension pour tout être qui part à la découverte de son Soi-Supérieur." Ce site présente même des illustrations de ces "Maîtres Ascensionnés", réalisées par des artistes médiums...

On y retrouve donc Jésus (que de nombreux "Travailleurs de la Lumière" appellent par son nom énergétique : "Sananda", ou "Jésus-Sananda", puisque Jésus n'était que le nom de l'une de ses incarnations terrestres…), et Marie ("Maître Ascensionné relié au Temple de la Résurrection au royaume éthérique d'Israël/Palestine"), ces deux références indispensables au christianisme, mais aussi l'incontournable comte de Saint Germain ("Maître Ascensionné relié au Temple de la Liberté en Transylvannie"), le Gautama-Bouddha ("Maître Ascensionné relié au Temple de la Hiérarchie Spirituelle, Shambala, royaume éthérique situé dans le désert de Gobi"), Confucius, El Morya (présenté ici comme le"Maître Ascensionné relié au Temple de la Volonté de Dieu, à Darjeeling en Inde"), etc...

Du syncrétisme à l'attaque en règle des fondements même de la religion chrétienne, les recettes restent toujours les mêmes… Ces absurdités aussi prétentieuses que puériles pourraient prêter à sourire, si elles ne rencontraient pas un succès phénoménal auprès d'une population avide de connaissance, de pouvoir, et de cette "liberté d'être" qui lui est toujours promise...

Bon... ce n’est que les sectes les plus connues mais il y en a beaucoup d’autres au sujet de ces contacts avec Agharta ou Shamballah ou quelques maîtres invisibles... Alors de ce côté, si vous êtes du genre à faire confiance à ceux qui "entendent des voix" vous avez largement le choix....

Enfin... Jeanne d’Arc n’entendait-elle pas aussi des voix? 

LE MYSTÈRE DES VOIX...

Maison de Jeanne d'Arc à Domrémy. Image page 59 du livre de lecture pour l'école primaire Le Tour de la France par deux enfants, 1877.

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Certains auteurs (Anatole France) ont estimé que le phénomène des perceptions de Jeanne d'Arc ait pu être le fruit d'hallucinations auditives, provenant de possibles formes de "dissociations du moi" ou d'intenses états émotionnels provenant d'éventuelles infections d'origine tuberculique. Il n'en demeure pas moins, selon l'ouvrage Jehanne, la Délivrance (éd. Peleman 2011) que la phénoménologie auditive est aisément explicable au regard des récentes découvertes scientifiques en matière de neurologie.

Les chercheurs (Damasio, Sacks, Changeux) ont en effet identifié les trois zones corticales actives à la réception du langage. Selon cette étude, la perception de ces zones est parfaitement possible par un individu sensible au langage et tel serait singulièrement le cas de Jeanne qui prouve, tout au long de son procès d'inquisition, une subtile capacité d'écoute et de répartie.

« À défaut de critères scientifiques, inexistant à son époque, elle dénomma les trois zones du langage selon une terminologie angéologique, en phase avec la pensée de son temps ». La perception des voix est un classique dans le cadre de la communication prophétique, précise le prof. Raphaël Draï dans son livre « L'Économie Chabbatique », éd. Fayard, 1998.

LA MÉDIUMNITÉ


Nous serions tous plus ou moins médiums mais cela à différents degrés (ex: les prémonitions de Florine K.). En effet, bien que la médiumnité s’applique à tous, elle pourrait être développée chez certaines personnes comme elle pourrait rester à l’état latent pour d’autres.

Certains individus, appelés médiums, possèderaient en outre l’aptitude à ressentir l’influence des Esprits et à transmettre leurs pensées. Autrement dit, ils ne seraient que les « messagers » se tenant à la frontière mitoyenne qui sépare le monde visible du monde invisible. Tel aurait été le cas des vestales romaines et des sibylles grecques.

Depuis la nuit des temps, la médiumnité a fait beaucoup parler d’elle, fertilisant les histoires les plus rocambolesques, nourrissant les plus grandes légendes et les faits historiques considérés comme fantastiques. (Exemples : L’Égérie de Numa, les songes de Scipion, les voix de Jeanne d’Arc, la voyante de Prévorst …).

Quoique le but premier de la médiumnité ne serait autre que le dévouement et l’aide à son prochain, certains pensent que les civilisations à s’être servi de la médiumnité afin d’obtenir un réel pouvoir de domination sur autrui auraient été nombreuses.

Ce n’est véritablement qu’au XIXe siècle qu’il y eut un réel engouement pour la médiumnité notamment avec les Sœurs Fox (tables tournantes, manifestations…) puis et surtout avec Allan Kardec, codificateur du Spiritisme, qui lui donna une dimension plus scientifique.

LE SPIRITISME



Ambigüité et usage du mot "spiritisme"

Dans le vocabulaire courant, le mot "spiritisme" désigne les pratiques popularisées aux États-Unis par les sœurs Fox à partir de 1848, comme celle des « tables tournantes », et toutes les méthodes visant à communiquer avec l’au-delà.

En fait, il y là un abus de langage, même si l’usage l’a consacré, puisque le mot ne fut inventé par Allan Kardec, qu’en 1857, pour désigner sa doctrine. Jusque là on parlait de « phénomènes magnétiques », de « phénomènes du spiritualisme », ou « spiritualisme moderne », ou de « spiritualisme américain ». Si le terme s’est imposé rapidement c’est parce qu’il permettait de lever une ambiguïté lexicale. En effet, la traduction de spiritualism (le mot en usage dans les pays anglo-saxons) par « spiritualisme » passait mal en français, parce que ce mot avait déjà une signification, celle du spiritualisme philosophique.

Ainsi, le mot "spiritisme", conçu à l’origine pour nommer exclusivement la doctrine spirite française, s’appliqua progressivement à l’ensemble des croyances et activités liées à la communication avec les esprits, à travers le monde.

Origines du spiritisme

Le spiritisme moderne est généralement présenté comme la continuité d'une tradition ancestrale commune à la plupart des civilisations. De l'oracle grec au chaman d'Amérique, en incluant le griot ou le marabout africain, les personnes chargées de contacter le monde des esprits (celui des défunts, des anges, des dieux, des démons), ou au contraire chargées de s'en préserver, caractérisent de multiples cultures. René Guénon, dans son ouvrage L'Erreur spirite, considérait, lui, que les explications données par le spiritisme moderne à propos de phénomènes étranges connus depuis l'antiquité était une erreur.

Les traditions au fil des âges

Dans la Mésopotamie antique 

Pour les Assyriens et les Babyloniens, les morts étaient un souffle, une vapeur. Ils pouvaient hanter les maisons. Le destin des hommes était fixé dans l'autre monde. Les morts connaissaient notre destinée et pouvaient donner des conseils.

Dans l'Égypte antique

Ancien papyrus égyptien représentant le voyage après la mort. 

Les Égyptiens croyaient en un kha, que certains auraient relié au périsprit du mort, au sens du terme « périsprit » donné par le spiritisme. C'est ce kha qu'ils essayaient de retenir dans le tombeau en lui préparant des offrandes. Dans certaines conditions ils invoquaient les morts pour obtenir d'eux des rêves prémonitoires.

Dans la tradition hébraïque

La loi de Moïse, le Deutéronome, interdisait aux hébreux d'interroger les spectres et d'invoquer les morts.

Selon le premier Livre de Samuel, Saül consulta néanmoins la nécromancienne d'Endor pour s'entretenir avec l'esprit de Samuel avant une bataille contre les Philistins.

Dans l'Antiquité occidentale

Représentation d'un druide celtique tel qu'on se l'imagine aujourd'hui.

En Gaule, les druides, et plus particulièrement les vates, invoquaient régulièrement les morts dans des enceintes de pierre édifiées en pleine nature.

Peuple et souverains les consultaient. Ce fut le cas de Vercingétorix qui, avant de soulever la Gaule contre César, se rendit chez lesprêtresses de l'île de Sein pour consulter les âmes des héros morts. À la même époque, les religions nordiques se construisaient autour de la communication permanente entre le clan et ses défunts qui le protégeaient, puisqu'ils étaient détenteurs du plein savoir. Une communication d'autant plus permanente qu'il n'existe pas de frontière réelle entre les deux mondes.

Dans la tradition grecque

Dans la Grèce antique, l'évocation des morts était codifiée, la communication avec les défunts faisait partie intégrante de la religion, elle disposait de ses prêtres, de ses temples, et même de sa fête annuelle qui n'est pas sans rappeler, elle aussi, le jour des Morts français.

Dans la tradition romaine

Le monde romain qui s'adonnait volontiers à des pratiques magiques, les réprouva à peu près de tout temps dans ses lois, dès la loi des XII Tables, mais celle-ci ne semblait pas viser les nécromans.

Le régime impérial, autoritaire, n'aimait guère les devins qui, autant que les vendeurs de philtres et de charmes, pouvaient encourager les ambitieux à l'assaut du pouvoir : Tibère, Néron, Claude, Dioclétien sévirent sans succès, comme en témoignent de nombreux procès en sorcellerie.

Par culture et par tradition, les empereur, les généraux, et tout le peuple de la Rome antique se pressaient chez les sibylles, des prophétesses dont le ministère fondé sur la communication avec l'au-delà s'exerça d'abord en Grèce, avant d'être popularisé dans toutes les contrées du vaste empire. La plus célèbre d'entre elles était la sibylle de Cumes, prêtresse d'Apollon. Elle rendait par écrit les oracles qui lui parvenaient du royaume des morts.

Dans la tradition des Évangiles


Certains auteurs des Évangiles comparent les anges à des esprits et utilisent ces deux mots comme synonymes. En grec (la langue des Évangiles) le mot "ange" signifie très exactement "messager" de l'au-delà. Marie dialogue avec l'Ange Gabriel et Jésus s'entretient avec Moïse et Élie, tous les deux pourtant décédés au moment de cet entretien.

Même s'il s'agit de discussion entre humains et esprits, la nuance avec le spiritisme tient au fait qu'il s'agit d'apparitions et non de venues de morts à la suite d'invocations. L'avenir n'est pas révélé à la demande de l'humain mais au contraire, l'esprit est le messager de Dieu.

Dans la tradition de l'islam

Mahomet s'entretient avec l'ange Gabriel. Par ailleurs, les djinns invisibles (ou jinn) peuvent intervenir dans la vie courante. Le marabout est une figure traditionnelle de l'Afrique. Des mystiques musulmans affirment être en contact avec l'au-delà. Enfin, la manifestation des défunts est considérée comme une possibilité par la plupart des courants de pensée de l'Islam.

Dans le shintoïsme

Selon la religion ancestrale du Japon, un nombre considérable d'esprits invisibles agissent en permanence dans les évènements terrestres. 

Dans l'animisme des traditions premières

La majorité des traditions, dites premières, entretiennent une communication avec l'au-delà par le biais du chamanisme. Les chamans des premiers peuples d'Amérique, d'Asie, de l'extrême Nord de l'Europe, de l'Afrique et de l'Océanie assurent le lien entre le visible et l'invisible. Les échanges avec les défunts ne représentent qu'une part de leurs fonctions. Le chamanisme se perpétue encore de nos jours.

Dans la tradition du vaudou

Appelé candomblé au Brésil ou santeria à Cuba, le vaudou est une variante de rites traditionnels africains importés par les anciens esclaves. Les esprits des morts sont honorés lors des enterrements et peuvent prendre possession de danseurs lors de cérémonies rythmées de musiques enivrantes.

Avènement du Christianisme en Europe

Avec le christianisme, se répand l'idée que l'influence des démons sur la terre est limitée au domaine spirituel (Concile de Braga qui pose l'impossibilité pour le diable d'être à l'origine des catastrophes naturelles) et met un frein au spiritisme.

Dès l'an 318, l'empereur Constantin, comme plusieurs de ces prédécesseurs non chrétiens, publie un décret interdisant « la communication avec les âmes des défunts ». Certains temples des sibylles sont alors détruits. Durant les siècles suivants le clergé lutte contre cette pratique qui faisait la force des anciennes religions et le pouvoir de leur clergé et l'associe généralement au diable.

La nécromancie devient alors synonyme de magie noire, dans le sens où l'on considère que ce sont des démons qui se manifestent et non plus des esprits. C'est l'avis de Lactance (v. 300) et d'Augustin comme de la plupart des Pères de l'Église au Moyen Âge :

"Dieu interdisant aux anciennes tribus d'Israël de chercher à communiquer avec les morts (Deutéronome), la réponse à une telle invocation est une désobéissance qui ne peut venir que des démons..."

Dans l'anthropologie chrétienne, l'homme étant libre, il n'a pas de destin, il est donc impossible de prédire son avenir. Toute parole sur son avenir ne peut être qu'un mensonge. (Par opposition, la prophétie est toujours conditionnelle, elle est un avertissement sous forme d'appel à la pénitence, sur les conséquences d'un comportement néfaste).

La survie de la nécromancie


Au xiie siècle, par l'intermédiaire de traductions latines de l'arabe, la nécromancie, élevée à la dignité de science, devient quasiment un savoir que l'on traite comme tel. Les expériences nigromantiques se retrouvent dans des traités de magie comme le Picatrix, le Liber sacratus ou le Liber vaccae qui circulent dès le xiiie siècle et dont il est assuré qu'ils étaient lus avec attention dans les milieux lettrés, les cours royales, princières, et jusqu'à la Curie romaine.

Au xive siècle, de nombreux procès impliquant de hauts personnages ou des savants comme Cecco d'Ascoli (1327) témoignent de cette effervescence intellectuelle autour de la nigromancie.

Au xve siècle, le ton change. De l'idée de commerce avec les démons, on passe à celle de pacte avec le Diable et on pense que les sorciers, et surtout les sorcières, constituent une secte dont l'objectif est de renverser l'ordre chrétien. 

L'intérêt pour la nécromancie ne s'éteint pourtant pas et se perpétue même au sein de l'élite ecclésiastique sous des prétextes tolérés. C'est ainsi qu'en France, en 1588, Noël Taillepied (1540-1589), docteur en théologie, publia à Rouen un livre intitulé Psychologie ou traité de l'apparition des Esprits à savoir des âmes séparées, fantosmes, prodiges, accidents merveilleux dans lequel il écrit :

« Souvent il advient que quand aucun de nos parents demeurant en pays lointain seront grièvement malades, nous oyrons tomber en la maison des choses qui sembleront pesantes et feront un mervelleux bruit : puis après on trouvera cela être devenu à l'heure mesme qu'iceux parents seront trepasses. C'est une chose comme ordinaire à quelques-uns que quand une personne doit mourir, ils oyron ouvrir ou fermer les fenestres et les portes, quelqu'un monter par les degrés et autres cas semblables quelquefois un Esprit se montrera dans la maison, ce qu'apercevans, les chiens se jetteront entre les jambes de leurs maistres et n'en voudront partir, car ils craignent fort les Esprits. »

Les précurseurs

John Dee

John Dee (1527 - 1608), fut un mathématicien et astrologue qui témoigna de communication avec les anges par le biais de médiums.

Emmanuel Swedenborg

Emmanuel Swedenborg (1688 - 1772) fut le premier scientifique moderne à publier une importante littérature basée sur des visions qu'il prétendait recevoir de l'au-delà et sur des échanges qu'ils prétendait avoir avec les anges et les esprits. Ce savant se montrait polyvalent, à la fois mathématicien et théologien, physicien et naturaliste. Fort de sa renommée, il décida à l'âge de 56 ans de se consacrer au « mystère de l'âme ». Il passa les 27 dernières années de sa vie à côtoyer « le monde des esprits », « les bons et les mauvais ». Il produisit une dizaine d'ouvrages inspirés de ses visions de l'au-delà. Ses idées encouragèrent de nouveaux courants de pensée, comme le martinisme ou celui des théosophes.

Justinus Kerner

Justinus Kerner (1786-1862), publia le compte rendu des ses observations sous le titre : Die Seherin von Prevorst, Eröffnungen über das innere Leben des Menschen und über das Hineinragen einer Geisterwelt in die unsere (La voyante de Prevorst, considérations inaugurales sur la vie intérieure de l'être humain et l'intervention d'un monde des esprits dans le nôtre)

Franz Anton Mesmer

Suite à la découverte du "magnétisme animal", Franz Anton Mesmer élabore une méthode appelée mesmérisme. Il s'agissait alors d'une nouvelle thérapeutique liée à une façon originale de concevoir la santé et la maladie. En 1779, dans un Mémoire sur la découverte du magnétisme animal, Mesmer exposa en vingt-sept points les principes de son système. Il affirma qu'un fluide physique emplit l'univers et relie les hommes, les animaux, la terre et les corps célestes entre eux. La maladie ne serait que le résultat d'un engorgement de cette « énergie » à certains endroits du corps. Rétablir une circulation harmonieuse du fluide favoriserait la guérison. Un des disciples de Mesmer, Armand Marc Jacques de Chastenet de Puységur, fit la découverte du somnambulisme magnétique, ancien nom de l'hypnose. Les études sur le fluide des êtres vivants conforteront Allan Kardec dans sa théorie qui affirme que ce fluide est le moyen utilisé par les esprits pour se manifester.

Aux États-Unis

Vers 1848 à Hydesville, une bourgade de l'État de New York, aux États-Unis, les sœurs Fox, furent les témoins de bruits inexpliqués. Les coups entendus répondaient aux questions de la famille et se produisaient même devant témoins. L'origine fut attribuée à l'esprit d'un défunt. Ce phénomène provoqua très vite un véritable engouement. Un comité d’études fut fondé afin d’examiner ces manifestations insolites. D'autres personnes parvinrent à reproduire la méthode des sœurs Fox pour communiquer avec l'au-delà, la mode des tables tournantes se propagea jusqu'en Europe.

Andrew Jackson Davis

Sans aucune éducation scientifique, il parvenait à produire des ouvrages très complexes pour son époque. Il dictait ses textes alors qu'il se trouvait en état de transe et acquit aux États-Unis une réputation de médium et de magnétiseur.

En France

Instituteur lyonnais, Allan Kardec s’intéresse d’abord aux recherches sur le magnétisme et l’hypnose. Il observe les réunions médiumniques qui se multiplient en Europe après l’aventure des sœurs Fox.

En 1853, l'académicien Saint-René Taillandier lui remet des messages retranscrits par des médiums. Kardec se lance alors dans une analyse des phénomènes supposés faire intervenir des esprits. Après un travail de synthèse, il publie le 18 avril 1857 son œuvre majeure : "Le livre des Esprits".

En 1858, il fonde la Société parisienne d’études spirites, ainsi que le journal : "La Revue spirite". Par la suite, il rédige "Le Livre des médiums", "L'Évangile selon le spiritisme", "Le Ciel et l'Enfer" et "La Genèse selon le spiritisme".

Pour Allan Kardec, la compréhension de la philosophie spirite prime largement les expériences de communication avec l'au-delà.


Après la mort de Kardec en 1869, ses principaux continuateurs en France sont Gabriel Delanne, Leon Denis et l'astronome Camille Flammarion qui prononce l'éloge funèbre de Kardec.

La doctrine spirite connait dans la seconde moitié du XIXe siècle une expansion et une popularité importante, notamment dans les milieux intellectuels, littéraires ou savants. Victor Hugo affirme communiquer avec sa fille décédée, Léopoldine et déclare « ceux que nous pleurons ne sont pas absents, ce sont les invisibles. »

Alexandre Dumas participe à des séances de tables tournantes et y côtoie George Sand, Victorien Sardou et Théophile Gautier.

Sir Arthur Conan Doyle s’engage en faveur du spiritisme et ouvre rue Victoria, à Londres, en 1925 une librairie spirite : The Psychic Bookshop. L’auteur de Sherlock Holmes consacre la fin de sa vie à animer des conférences sur le spiritisme et sur le spiritualisme dans le monde entier. Il préside le Congrès spirite mondial de Londres, en 1928.

Au XIXe siècle, les médiums les plus connus étaient Marthe Béraud, Franek Kluski, Jan Guzyk et Stephen Ossowiecki, Jakob Lorber le "scribe de Dieu".

Au cours du temps et jusqu'à aujourd'hui, les personnalités les plus notables sont : Léon Denis, Gabriel Delanne, Johannes Greber, Carl Wickland, Chico Xavier, François Brune (prêtre), Jean PrieurTommaso Palamidessi.

Un Conseil Spirite International a été fondé en 1992 et revendique fédérer près de 10 000 associations, 20 millions de pratiquants réguliers, dans 84 pays membres. À ces chiffres s’ajoutent des dizaines de millions de sympathisants et de pratiquants amateurs. 

Des colloques nationaux ou internationaux sont régulièrement organisés. La situation du spiritisme dans le monde demeure néanmoins très contrastée.

En Europe

En Europe, le spiritisme est un courant très minoritaire. En France, si la tombe d’Allan Kardec demeure perpétuellement fleurie au cimetière du Père-Lachaise, le pays ne compte qu'une vingtaine de centres spirites. Au Portugal, par contre, chaque région possède entre deux et dix centres spirites.

Au Royaume-Uni, plus de soixante Églises spiritualistes couvrent tout le territoire.

Les spiritismes brésiliens

Selon Maria-Isaura Pereira De Queiroz, au tout début de la colonisation du Brésil par les portugais, on entendait déjà parler d’hérésies, dont celle du syncrétisme entre les croyances locales (Santidades) et le catholicisme. Puis les esclaves noirs importèrent leurs propres croyances qui se mélangèrent aux autres également au point qu’il exista des cultes catholiques-indiens-noirs mélangés ensuite avec le spiritisme.

La volonté de baptiser les indigènes, au lieu de provoquer la disparition des anciens cultes, les a mélangés avec les consignes du christianisme. Ainsi, au lieu de ne contacter que les anciens esprits, les grandes figures du christianisme se sont ajoutées au panthéon des divinités locales.

Selon l'historien Peter Winn, « la plupart des brésiliens peuvent se dire catholiques, mais le spiritisme est la vraie religion du Brésil ».

L’héritage africain au Brésil a bien été intégré dans la culture du pays. Les croyances africaines dans l’interaction avec les « esprits » sont plus répandues dans les couches les plus pauvres de la société, quand les plus riches sont plus attirées par le spiritisme d’Allan Kardec. 

La doctrine spirite au Brésil

Selon les chiffres publiés par des sources indépendantes, le spiritisme kardéciste regrouperait au Brésil (en 2007) plus de 6 millions de spirites « pratiquants » et plus de 20 millions de sympathisants.

Chaque ville d’importance possède au moins un centre spirite. Ces établissements organisent à la fois l’aide sociale, l’éducation et les contacts avec l’au-delà, selon le modèle proposé par Allan Kardec, véritable gloire locale. Élevé au rang de religion, le spiritisme influence profondément la société brésilienne.

Ainsi, il existe une Association des journalistes spirites, une Association des magistrats spirites et une Association des médecins spirites. Certains hôpitaux psychiatriques font officiellement appel à des médiums pour aider les malades sous l’emprise d’esprits obsessionnels. Un musée national du Spiritisme se trouve à Brasilia.

L’institut Culturelle Spirite de Rio de Janeiro accueille les chercheurs et les scientifiques du monde entier qui analysent le paranormal.

Les médiums brésiliens tels que Chico Xavier, Luiz Gasparetto, João Teixeira de Faria ou Divaldo Pereira Franco bénéficient d'une grande popularité. Les députés brésiliens ont voté en 2007 pour instaurer le 18 avril comme la « journée nationale du spiritisme ».

Le "Caodaïsme"

Religion fondée au début du XXe siècle par Ngô Van Chiêu, fonctionnaire vietnamien.

Le caodaïsme est un syncrétisme alliant le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme, mais il s'inspire aussi fortement du christianisme : la statue de Jésus est d'ailleurs représentée dans le « Grand Temple » de Tay Ninh, et la structure du clergé est calquée sur le modèle de celui de l'Église catholique. Le caodaïsme est un spiritisme en ce sens qu'il « contacte » des « guides spirituels » défunts de toutes les cultures comme Victor Hugo, Jeanne d'Arc, Pasteur, Churchill, Lénine ou Shakespeare, en plus des grandes figures religieuses comme le Christ ou Confucius.

Aux Philippines

Le spiritisme est très ancré aux Philippines. Il existerait depuis le XVIe siècle et s'est développé par la suite autour du Kardecisme, en particulier avec la Unión Espiritista Cristiana de Filipinas. Comme c'est le cas des guérisseurs du Brésil, aux philippines, en particulier dans les pratiques des guérisseurs aux mains nues, Jésus-Christ est l'« Esprit » le plus invoqué.

Formes anciennes ou dérivées du spiritisme

Les tables tournantes

Les participants se tiennent assis autour d'une table en bois. L'énergie des médiums permet aux esprits de produire des coups à l'intérieur de la table.

Les coups permettent des échanges : un coup pour oui, deux coups pour non, par exemple. Technique archaïque dont Allan Kardec disait déjà « Ce mode primitif et long se prête difficilement à des développements d'une certaine étendue ». Bien qu'abandonné depuis un siècle, ce procédé représente un stéréotype attaché au spiritisme.

Le ouija et la technique du verre



Les participants se tiennent assis autour d'une table sur laquelle est posée une planche marquées des lettres de l'alphabet. Au-dessus de la planche est posé un petit triangle en bois (ou un verre retourné). Les participants approchent leurs doigt du triangle (ou du verre) jusqu'à l'effleurer. L'énergie supposée des médiums sert alors aux esprits pour déplacer l'objet vers les lettres, afin de constituer des mots et des phrases. Les participants entraînés pourraient éloigner leur main de l'objet, qui se déplacerait alors sans aucun contact. Cette méthode est réputée demander beaucoup d'énergie au médium qui ressent souvent de la fatigue. Par conséquent, les pratiquants réguliers choisissent de l'éviter.

L’écriture automatique

L’écriture automatique se pratique aussi bien seul qu’en groupe. Il correspond à la méthode la plus répandue, car devenir « médium écrivain » ne nécessite qu’un entraînement limité. Le pratiquant s’assoit à une table, pose une feuille de papier devant lui et tient un stylo en main au-dessus de la feuille. Le but est de laisser les esprits influencer les pensées ou les doigts du médium. Au bout d’un ou plusieurs essais, il peut se produire deux types de phénomènes :

L’écriture automatique inspirée (ou intuitive)

Dans ce cas, l’esprit dicte des phrases au médium par la pensée et ce dernier les écrit directement, sans réfléchir. Le médium est alors incapable de dire ce qu’il vient de rédiger et il ne prend connaissance du message qu’en le lisant. Le médium retranscrit ainsi des informations ou des histoires dont il n’a absolument aucune connaissance à titre personnel.

L’écriture automatique mécanique

Dans ce cas, l’esprit contrôle légèrement des doigts du médium et écrit directement avec. Le médium sent de faibles coups dans sa main et la voit commencer à écrire des lettres, sans savoir quel va être le mot final. Il arrive que l’on reconnaisse le style calligraphique de l’esprit, qui correspondait à sa manière d’écrire lorsqu’il était vivant.

Là encore les indications obtenues sont totalement étrangères aux opinions ou au savoir du médium.

L’incorporation 

Considérée comme le plus haut niveau de la médiumnité, cette technique se pratique toujours en groupe. Le médium se relaxe totalement et laisse un esprit s'adresser directement à l’assemblée, à travers lui. Le médium peut, soit rester conscient, on parle alors de « transe partielle », soit perdre connaissance, on parle alors de « transe totale ». Dans les cas de transe partielle, le timbre de voix correspond à celui du médium, qui parle sous inspiration. Dans les cas de transe totale, la voix entendue correspond à celle de l’esprit et non plus au timbre de voix du médium. De plus, l’esprit s’exprime dans la langue qu’il connaît. Ainsi, il est possible que l’esprit parle à travers le médium en latin ou en russe, alors que le médium ignore totalement ces langages. Ce phénomène possède également le nom de Glossolalie.

La matérialisation

Les médiums jouent un rôle totalement passif et tombent parfois dans un état de sommeil profond. L’énergie corporelle des médiums est utilisée par les esprits pour densifier leur propre corps spirituel (également appelé Périsprit). Selon le degrés de matérialisation différents phénomènes peuvent se produire :

Un début de matérialisation

Le corps immatériel de l’esprit n’est pas assez densifié pour être visible à l’œil, mais il l’est suffisamment pour permettre à l’esprit de déplacer un objet... ou pour donner un coup sur la tête d’un participant. Par conséquent, un crayon paraît écrire tout seul, des instruments de musique semble jouer tous seuls... etc...

Neale Donald Walsch, dans Conversations avec Dieu expose ce cas.

Une matérialisation partielle

L’esprit dispose de suffisamment d’énergie pour densifier une partie de son corps spirituel, jusqu’à la rendre visible et palpable. Ainsi son visage ou sa main semble flotter dans l’air, alors que le reste de son corps demeure invisible à l’œil. Un esprit qui parvient à densifier son larynx peut être entendu par tous les témoins de la scène. Les adeptes du Spiritisme parlent de "voix directe".

Une matérialisation complète 

L’esprit possède la connaissance nécessaire, ainsi qu’un quantité d’énergie colossale, pour densifier intégralement son corps spirituel. Il se matérialise totalement, avec tous ses organes, et rien ne le distingue d’un être ordinaire. L’esprit peut donc apparaître dans un endroit complètement clos, avec portes et fenêtres verrouillées. Cette matérialisation n’est que temporaire. Au bout d’un temps plus ou moins long, l’esprit se dématérialise progressivement jusqu’à disparaître. Florence Cook matérialisait ainsi « Katie King ».

La transcommunication instrumentale

La transcommunication instrumentale est un sigle inventé dans les années 1980 par le physicien allemand, Ernst Senkowski pour désigner l’ensemble des moyens de communication avec des esprits faisant intervenir des appareils électronique, comme des objets usuels tel les téléphones, les magnétophones, les téléviseurs ou des ordinateurs servant lors d’expériences de support de communication avec l’au-delà.

Ces équipements permettent de conserver une trace des enregistrements. Cependant, il semblerait que la présence d’un médium à proximité reste nécessaire pour amplifier le phénomène. Les chercheurs en TCI ne souscrivent pas nécessairement à la doctrine spirite d’Allan Kardec et certains ne retiennent du spiritisme que son enseignement pratique.


Critiques et oppositions

L'Église catholique

Livre de 1908. Le catholicisme et le spiritisme s'accordent sur la survie de l'âme et s'opposent sur l'idée de la réincarnation.

Livre de 1937. Une tentative de rapprochement entre l'Église catholique et le spiritisme.

La première opposition officielle vint de l’Église catholique romaine. En 1861, l’évêque de Barcelone ordonna un autodafé publique pour faire détruire par le feu plus de trois cents ouvrage d’Allan Kardec, dont "Le livre des Esprits".

En 1864, La Sacrée Congrégation de l’Index condamna en bloc tous les ouvrages spirites. La position du Vatican fut définie par le décret du 24 avril 1917 dont le texte est le suivant :

"Du Spiritisme. En séance plénière, aux Eminentissimes et Révérendissimes Seigneurs Cardinaux, Inquisiteurs généraux de la Foi et des Mœurs, on a demandé : S’il était permis, par des médiums, comme on les appelle, ou sans médium, en usant ou non d’hypnotisme, d’assister à quelques manifestation spirite que ce soit, même présentant un aspect d’honnêteté ou de piété, soit en interrogeant les âmes ou Esprits, soit en écoutant les réponses, soit comme observateur, même avec l’affirmation, tacite ou exprimée, de ne vouloir aucun commerce avec les Esprits malins. Les Eminentissimes et Révérendissimes Pères ont répondu NON, sur tous les points."

Le 26 du même mois, S.S. Benoît XV a approuvé la résolution des Éminents Pères qui lui avait été soumise.

Aujourd’hui l'Église catholique s'oppose toujours fermement à la philosophie spirite, notamment à l'idée de réincarnation qui caractérise la doctrine spirite.

Une déclaration publiée dans la revue italienne Gente, no 52, le 26 décembre 1996 et commentée en français dans d'autres revues est considérée par les proches du Spiritisme comme un changement d'attitude de l'Église catholique :

Pour l'Église catholique, les contacts avec l'Au-delà sont possibles et qui dialogue avec le monde des défunts ne commet pas de péché s'il le fait en s'inspirant de la foi.

Cette déclaration est accompagnée d'une interview du père Gino Concetti qui confirme :

"D'après le catéchisme moderne, Dieu permet à nos chers disparus qui vivent dans la dimension d'outre terre, d'envoyer des messages pour nous guider à certains moments de notre vie. À la suite des nouvelles découvertes dans le domaine de la psychologie sur le paranormal, l'Église a décidé de ne plus interdire les expériences de dialogue avec les trépassés, à condition qu'ils soient faits dans des buts scientifiques et religieux."

En France, cette déclaration a été reprise dans les ouvrages du père François Brune, spécialiste de la communication avec les défunts.

Cependant, outre que Gino Concetti se borne à rappeler que l'Église considère comme possible le dialogue avec l'au-delà (qu'elle ne pourrait interdire si au préalable elle ne le croyait possible) et déclare seulement que cette communication peut être licite que dans le cas d'une personne inspirée par la foi, qui reçoit des signes, cet avis est personnel et non suivi par l'Église : le Catéchisme de l'Eglise catholique déclare à ce propos :

"Toutes les formes de divination sont à rejeter : recours à Satan ou aux démons, évocation des morts ou autres pratiques supposées à tort « dévoiler » l’avenir (cf. Dt 18, 10 ; Jr 29, 8). La consultation des horoscopes, l’astrologie, la chiromancie, l’interprétation des présages et des sorts, les phénomènes de voyance, le recours aux médiums recèlent une volonté de puissance sur le temps, sur l’histoire et finalement sur les hommes en même temps qu’un désir de se concilier les puissances cachées. [...]"

Le spiritisme implique souvent des pratiques divinatoires ou magiques. Aussi l’Église avertit-elle les fidèles de s’en garder.

De manière générale, la position des catholiques pratiquants est très critique à l'égard du spiritisme. John Maust regrette en particulier le sentiment de confusion qui pourrait se produire à cause de l'association de la terminologie chrétienne avec le spiritisme

L'ésotérisme

À vouloir donner une explication logique et cohérente à des phénomènes méconnus, le spiritisme déclencha les attaques des auteurs ésotériques.

Ainsi, en 1923, René Guénon publia "L'Erreur spirite", un réquisitoire de quatre cent pages contre la doctrine de Kardec qu'il qualifia de "matérialisme à peine déguisé". Pour René Guénon, la métaphysique, c'est-à-dire les expériences spirituelles intérieures, sont les véritables voies de la spiritualité. À ses yeux, le spiritisme représentait une "pseudo-religion" semblables aux religions qu'il combattait.

Critique scientifique

Dans une étude critique et objective publiée en 1886, le docteur Paul Gibier affirme la réalité des "phénomènes du spiritualisme" :

Nous avons vu précédemment que la question du spiritualisme expérimental a été traité de différentes façons par les savants. Ceux qui ont bien voulu se donner la peine d'examiner les choses de près et ne se sont pas laissé décourager, dès le début de leurs recherches, par un insuccès ou toute autre cause, ont constaté des faits analogues aux nôtres et ont affirmé leur existence.

Il regrette les idées préconçues d'autres chercheurs qui freineraient l'avancée de la science :

Les savants qui, au contraire, n'ont abordé l'étude des phénomènes en question qu'avec des idées préconçues et s'en sont tenus aux expériences peu satisfaisantes qu'ils ont faites tout d'abord; ceux qui, même sans rien observer du tout, se sont contenté d'emprunter à d'autres une opinion conforme à leurs propres idées, et ont écrit que les phénomènes, dits spiritualistes, n'existent pas, ou, ce qui, dans le fond, revient au même, qu'ils sont le produit exclusif de la fraude, ont été bien imprudents, et nous devons leur demander compte de leur attitude... Alors, ceux qui, revêtus d'un caractère scientifique, sont venus nous dire que ces faits n'étaient pas, sont coupables de lèse-progrès et fauteurs d'obscurantisme.

Il déclare enfin, que ces faits ne prouveraient pas encore une vie après la mort, mais qu'ils devraient être un sujet d'étude prioritaire :

Disons donc toute notre pensée : non, ces phénomènes surprenants, inexplicables par la comparaison avec le peu que nous savons, ne démontrent pas d'une manière absolue que la mort met en liberté le « moi inconscient » persistant. Mais serrons-les de près, ces phénomènes, étudions, cherchons, expérimentons et, au bout de nos recherches, si nous trouvons quoi que ce soit, fussent des "esprits", proclamons-le.

Dans son étude de 1901, Théodore Flournoy déclare n'avoir trouvé au cours de ses investigations « aucun fait probant en faveur du paranormal (…) » et qu'elles n’ont « pas peu contribué à augmenter ma méfiance à l’endroit du spiritisme en me faisant constater d’une part la richesse et l’étendue des moyens par lesquels, chez les médiums les plus sincères, le jeu subonscient des facultés mentales arrive à simuler les messages de l’au-delà et d’autre part la prodigieuse complaisance que des gens, d’ailleurs très cultivés, mais enclins aux doctrines occultes, mettent à se laisser leurrer ».