lundi 23 juillet 2012

LES VERS DORÉS DE PYTHAGORE


Pythagore le digne fils d’Hermès

Pythagore est originaire de Samos en Asie Mineure. Il serait né entre -558 et -590 ; ses parents seraient Mnémarque et Parthénis/Pythaïs.

À l’âge de dix-huit ans, il quitte Samos pour commencer sa formation : il passe quatre ans auprès des sages grecs et des sages phéniciens. Il est ensuite initié aux mystères de Tyr, puis à ceux d’Égypte et enfin il séjourne douze ans à Babylone auprès des mages. À son retour à Samos, Pythagore est âgé de cinquante-six ans. Au bout d’un certain temps, alors que sa gloire s’est répandue dans toute la Grèce, il quitte sa patrie et part pour l’Italie du Sud et séjourne notamment à Crotonne.

Son œuvre de prédication, visant à instaurer une nouvelle règle de vie, lui permet de conquérir un grand nombre de fidèles et de jouer un rôle politique fondamental en Italie du Sud et en Sicile. Il fonde une communauté inextricablement religieuse et politique. Mais celle-ci disparaît lors d’un soulèvement populaire contre les pythagoriciens, qui furent massacrés. Les survivants se séparèrent et se mirent à écrire, sur un mode énigmatique et symbolique.

Pour Jamblique, si Pythagore est humain de corps, son âme, elle, est associée à Apollon : il est un être luminique envoyé par le Pythien auprès des hommes pour les éclairer et leur faire don de la philosophie.

Ici vous seront exposé les célèbres "Vers Dorés" de Pythagore... Parce qu'il s'agit sans nul doute des plus justes préceptes de "Sagesse"... 

La sagesse est indubitablement nécessaire à tout aspirant initié. Aussi, avant d'aborder le mystique livre du Tarot, de pénétrer le monde de la connaissance, d'explorer les incommensurables mystères, et de s'engager sur la voie des initiés, il est fort souhaitable de faire preuve de sagesse...

Ce texte de Pythagore est sans aucun doute à méditer...

Les Vers dorés de Pythagore



Quand tous ces préceptes te seront familiers, tu connaîtras la constitution des Dieux Immortels et des hommes mortels, tu sauras jusqu’à quel point les choses se séparent, et se rassemblent. 



- Honore en premier lieu les Dieux Immortels dans l’ordre qui leur fut assigné par la Loi. Respecte le Serment. Honore ensuite les Héros glorifiés. 

- Vénère aussi les Génies terrestres, en accomplissant tout ce qui est conforme aux lois. 

- Honore aussi et ton père et ta mère et tes proches parents. 

- Entre les autres hommes, fais ton ami de celui qui excelle en vertu. 

- Cède toujours aux paroles de douceur et aux activités salutaires. 


- N’en viens jamais, pour une faute légère, à haïr ton ami,

- Quand tu le peux : car le possible habite près du nécessaire. Sache que ces choses sont ainsi, et accoutume-toi à dominer celles-ci :

- La gourmandise d’abord, le sommeil, la luxure et l’emportement.

- Ne commets jamais aucune action dont tu puisses avoir honte, ni avec un autre. Ni en ton particulier. Et, plus que tout, respecte-toi toi-même.

- Pratique ensuite la justice en actes et en paroles.

- Ne t’accoutume point à te comporter dans la moindre des choses sans réfléchir.

- Mais souviens-toi que tous les hommes sont destinés à mourir ;

- Et parviens à savoir tant acquérir que perdre les biens de la fortune.

- À l’égard de tous les maux qu’ont à subir les hommes de par le fait des arrêts augustes du Destin,

- Accepte-le comme le sort que tu as mérité ; supporte-les avec douceur et ne t’en fâche point.

- Il te convient d’y remédier, dans la mesure que tu peux. Mais pense bien à ceci :

- Que la Destinée épargne aux gens de bien la plupart de ces maux.

- Beaucoup de discours, lâches ou généreux, tombent devant les hommes ;

- Ne les accueille pas avec admiration, ne te permets pas de t’en écarter.

- Mais si tu vois qu’on dit quelque chose de faux, supporte-le avec patience et douceur.

- Quand à ce que je vais te dire, observe-le en toute circonstance.

- Que jamais personne, ni par ses paroles ni par ses actions, ne puisse jamais t’induire à proférer ou à faire ce qui pour toi ne serait pas utile.

- Réfléchis avant d’agir, afin de ne point faire des choses insensées, car c’est le propre d’un être malheureux de proférer ou de faire des choses insensées.

- Ne fais donc jamais rien dont tu puisses avoir à t’affliger dans la suite.

- N’entreprends jamais ce que tu ne connais pas ; mais apprends tout ce qu’il faut que tu saches, et tu passeras la vie la plus heureuse.

- Il ne faut pas négliger la santé de ton corps,

- Mais avec mesure lui accorder le boire, le manger, l’exercice,

- Et j’appelle mesure ce qui jamais ne saurait t’incommoder.

- Habitue-toi à une existence propre, simple ;

- Et garde-toi de faire tout ce qui attire l’envie.

- Ne fais pas de dépenses inutiles, comme ceux qui ignorent en quoi consiste le beau.

- Ne sois pas avare non plus : la juste mesure est excellente en tout.

- Ne prends jamais à tâche ce qui pourrait te nuire, et réfléchis avant d’agir.

- Ne permets pas que le doux sommeil se glisse sous tes yeux,

- Avant d’avoir examiné chacune des actions de ta journée.

- En quoi ai-je fauté ? Qu’ai-je fait ? Qu’ai-je omis de ce qu’il me fallait faire ?

- Commence par la première à toutes les parcourir. Et ensuite, si tu trouves que tu as omis des fautes, gourmande-toi ; Mais, si tu as bien agi, réjouis-toi.

- Travaille à mettre ces préceptes en pratique, médite-les ; il faut que tu les aimes, et ils te mettront sur les traces de la vertu divine,

- J’en jure par celui qui transmit à notre âme le sacré Quaternaire, Source de la Nature dont le cours est éternel.

- Mais ne commence pas à prendre à tâche une œuvre, sans demander aux Dieux de la parachever.

- Quand tous ces préceptes te seront familiers, tu connaîtras la constitution des Dieux Immortels et des hommes mortels, tu sauras jusqu’à quel point les choses se séparent, et jusqu’à quel point elles se rassemblent.

- Tu connaîtras aussi, dans la mesure de la Justice, que la Nature est en tout semblable à elle-même, de sorte que tu n’espéreras point l’interprétable, et que plus rien ne te sera caché.

- Tu sauras encore que les hommes choisissent eux-mêmes et librement leurs maux. Misérables qu’ils sont ; ils ne savent ni voir ni entendre les biens qui sont près d’eux.

- Peu nombreux sont ceux qui ont appris à se libérer de leurs maux.

- Tel est le sort qui trouble les esprits des mortels. Comme des cylindres. Ils roulent ça et là, accablés de maux infinis.

- Innée en eux, en effet, l’affligeante Discorde les accompagne et leur nuit sans qu’ils s’en aperçoivent ;  Il ne faut point la provoquer, mais la fuir en cédant.

- Ô Zeus, notre père, tu délivrerais tous les hommes des maux nombreux qui les accablent,

- Si tu montrais à tous de quel Génie ils se servent !

- Mais toi, prends courage, puisque tu sais que la race des hommes est divine,

- Et que la nature sacrée leur révèle ouvertement toutes choses.

- Si elle te les découvre, tu viendras à bout de tout ce que je t’ai prescrit ;

- Ayant guéri ton âme, tu la délivreras de ces maux.

- Mais abstiens-toi des aliments dont nous avons parlé, en appliquant ton jugement

- A tout ce qui peut servir à purifier et à libérer ton âme. Réfléchis sur chaque chose,

- En prenant pour cocher l’excellente Intelligence d’en-haut.

- Et si tu parviens, après avoir abandonné ton corps, dans le libre éther,

- Tu seras dieu immortel, incorruptible, et à jamais affranchi de la mort.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire