mercredi 6 février 2013

GÉOMÉTRIE SACRÉE DU SYMBOLE (début 1-2-3-4-5)

Chapitre 2
GÉOMÉTRIE SACRÉE DU SYMBOLE
(partie 1)



DES SYMBOLES ET DE LA SYMBOLIQUE

Tous les êtres et toutes les choses expriment une réalité venue du tréfonds d’eux-mêmes et appartenant à un ordre supérieur, qu’ils manifestent, et sont le symbole d’un monde plus vaste, plus réellement universel, que n’importe quel point de vue particulier ou littéral, quelle qu’en soit la richesse.

En vérité, la vie tout entière n’est autre que la manifestation d’un geste, la solidification d’un Parole, qui au même temps cristallise un code symbolique. C’est le livre de la vie et de l’univers, dans lequel s’inscrit notre nom, celui de tous les êtres et de toutes les choses, et les différents plans qu’ils partagent et où ils s’expriment en perpétuelle communication, mis en rapport par le biais de gestes et symboles. En réalité, la trame tout entière du cosmos est un symbole que chacune de ses parties exprime à sa façon.

Et si toute la manifestation est symbolique et tout l’univers est un langage, un code de signes, nous aussi sommes des symboles et c’est à travers eux que nous nous connaissons et établissons nos rapports. Alors tout devient significatif et chaque chose en représente une autre, d’un ordre mystérieux et supérieur auquel l’on doit la vie, sa raison d’être.

C’est alors que les symboles prennent vie et émettent leurs messages, qu’ils interagissent les uns avec les autres et ainsi reçoivent et retransmettent des signaux innombrables, constituent des groupes, des ensembles, des signes ou des structures dont ils forment part. Les codes symboliques indéfinis manifestent un unique modèle universel, l’architecture de la terre et du ciel, encadrée des limites de l’espace et du temps.

Ils sont donc inévitables, consubstantiels avec l’être humain. Et comme les gestes, ils génèrent le cadre où nous nous trouvons, ils sont à l’origine de toutes les actions, non seulement celles du passé ou du futur, mais aussi celles du présent, celles du maintenant. Si le langage permet de nommer toutes les choses, toutes les choses se retrouvent implicites dans le langage.

S’il existe des signes pour ce qui est nombrable, ces signes renferment toute la possibilité de ce qui est nombrable. Le symbole nous révèle à nous-mêmes, car c’est grâce à lui que se forme l’intelligence, que se crée notre discernement et que notre conduite s’ordonne. L’on pourrait dire qu’il est la cristallisation d’une forme mentale, d’une idée archétypale, d’une image. Et tout à la fois sa limite ; ce qui donne la possibilité de revenir à l’illimité au travers du corps symbolique, qui permet ainsi les transpositions analogiques correspondantes entre deux plans de réalité, permettant la connaissance de l’être universel dans les différents champs ou mondes où il se manifeste. Puisqu’il exprime l’inconnu avec son apparence sensible et connue.

Le symbole conforme une continuelle préexistence, établit une connexion perpétuelle avec nous et un rattachement constant avec le cosmos dont il est solidaire. Le geste symbolique, ou le rite cosmique, est la possibilité permanente de recycler l’être et la chaîne des mondes. Il est révélateur, il permet toujours de connaître quelque chose. Il possède également des pouvoirs transformateurs. Par son intermédiaire, l’abstrait se concrétise, et inversement, le concret devient abstrait. Il est ambivalent, car il est tout à la fois l’expression et ce qu’il exprime. Sa fonction médiatrice constitue un point de connexion où se produit la transition entre deux réalités tout en formant part de chacune d’entre elles : en tant que sujet dynamique ou en tant qu’objet statique.

Sa fonction intermédiaire en tant que sujet pourrait être représentée géométriquement par la verticale, que l’on peut parcourir dans deux directions : ascendante-descendante-ascendante. Et sa fonction en tant qu’objet statique pourrait être illustrée par l’horizontale, qui est le reflet de l’énergie verticale au niveau de la réalité sensible où elle s’exprime. C’est aussi là que se définit son ambivalence, générant ainsi les lois de la symétrie, la droite et la gauche dans le cosmos.

Cette polarisation est présente dans tout ce qui reçoit la signature spatio-temporelle, et se réfère au passé et au futur, au passif et à l’actif, à la concentration et à l’expansion, à l’attraction et à la répulsion, et à toute dualité constituée d’opposés qui permettent l’ordre et l’équilibre cosmique, et dont le symbole témoigne sans faire d’exclusion.

La sympathie, ou la syntonisation d’une onde ou d’une vibration rythmique commune, fait que deux choses se correspondent, car le semblable attire le semblable et s’y unit. L’attraction produit la complémentarité et la fécondation, la division engendre la rupture et l’expulsion. Pour qu’existe une mutuelle attirance entre deux choses, il est nécessaire qu’il y ait en chacune une part de l’autre.

Ces situations se trouvent à divers niveaux de profondeur et sur différents plans de relation. Et l’affinité est indispensable pour que se produise l’harmonie rythmique. Il est également nécessaire que la disposition ou la forme des entités associées corresponde pour que la conjonction harmonique se réalise. Cela signifie qu’elles sont « dessinées » pour que l’accouplement soit possible ; qu’elles se trouvent inversées les unes par rapport aux autres. Ainsi, le passif et l’actif (la coupe et le liquide qui l’emplit), le concave et le convexe (la matrice et ce qui s’y façonne).

L’analogie est la relation entre un objet et un autre objet, entre un plan et un autre plan, qui vibrent sur la même fréquence. L’on a dit que l’analogie est une correspondance rythmique. Et le symbole est l’unité analogique entre un plan et un autre plan, entre un objet et un autre objet. L’on pourrait également dire qu’il est le messager d’une énergie-force qui le constitue, et qui agit magiquement à travers lui.

De fait, toutes les formes se réduisent à quelques rares structures primaires qui sont le prototype de base de toute manifestation. Cet ensemble de modules et d’images se trouve aussi symbolisé formellement par les figures géométriques en corrélation avec le système numéral, qui, ensemble, rendent possibles toutes les constructions mathématiques.

Dans le code du langage alphabétique/phonétique, les lettres et les syllabes ont aussi cette fonction synthétique et génératrice, qu’on les regarde du point de vue allant de la manifestation verbale vers les origines ou, au contraire, depuis leur source d’origine vers leur solidification et concrétisation en mots et en phrases. Le symbole, synthétisant en soi toutes les possibilités d’expression, communique à notre ordre sensible et successif la simultanéité de la connaissance, qui se traduit par la pluralité de ses significations. L’analogie est une logique fondée sur les mécanismes d’association. L’univers est un tissu de structures indépendantes, en rapport incessant les unes avec les autres. Stimuli et réponses qui généreront à leur tout de nouvelles réponses.

Les peuples eux aussi reproduisent dans leur histoire ce schéma constant, communiquant grâce aux échanges ou à la guerre. Et ce flux et reflux forment part de la structure du monde. Deux courants telluriques et cosmiques qui sont la structure même de l’univers, qui s’unissent en s’attirant et se repoussent en se dégageant, s’opposant pour se rejoindre, en une association qui matérialise la possibilité et la continuité de la vie, assurant ainsi sa diffusion ; car ces courants se recherchent simultanément, puisque chacun d’eux possèdent deux parties qui se complètent en s’opposant et, inversement, un noyau qui se polarise en se reflétant.

C’est grâce à l’ineffable cadence du langage symbolique, et à sa réitération rituelle, que les codes sont générés et que se répète le modèle cosmique présent dans chacune de ses parties constituantes, puisque celles-ci appartiennent au corps symbolique et reproduisent l’archétype dont doivent découler tous les modèles possibles. De l’architecture du cosmos aux architectures particulières ou, au contraire, des architectures particulières à l’architecture cosmique. C’est là la manière vivante et permanente de ce qui, s’exprimant soi-même, est la manifestation de la loi sous laquelle se créent, se transforment et se conservent les êtres et les choses. En une constante métamorphose, qui ne va ni ne vient, puisqu’il s’agit d’un circuit perpétuel, un tout continu, qui se régénère avec la naissance quotidienne du soleil et se révèle contemporain du temps.

Mais pour que cet ordre horizontal indéfini de multiplication, de mort et de retour, ait un sens, il est nécessaire qu’il existe une interrelation en profondeur volumétrique, qui, sur le plan horizontal, est représentée par la verticale, symbole d’un autre plan ou autre monde, ce qui permet de constituer un système de coordonnées nous indiquant le haut et le bas –pour ainsi équilibrer l’image fugace du devenir en la rendant significative et en la hiérarchisant– et compléter ainsi le cadre où toute chose se cherche elle-même, dans ses différents plans d’existence et ses divers modes de réalité, et où elle se conjugue avec d’autres qui reproduisent à leur tour la même structure. C’est cette interaction qui donne lieu à l’espace tridimensionnel, représenté comme un solide, produit des tensions et des rythmes internes, du croisement multidimensionnel des coordonnées qui créent un système cohérent, un filet ou un quadrillage, qui est la base à partir de laquelle les formes et la substance de leur manifestation deviennent possibles.

Cet ordre est un équilibre instable et délicat, qui se réfère sans cesse à lui-même et dont l’identité est l’affirmation de son être dans une thématique de vie, mort et résurrection, formant un cycle –ou roue– qui revient à ses origines après avoir réalisé un parcours complet. Il constitue donc un croisement vertical-horizontal de deux plans ou énergies simultanées, qui se recyclent indéfiniment, comme une roue dans une autre roue, ou comme le symbole plan de la croix dont les bras égaux s’inscrivent dans une circonférence. Mais pour assurer le projet, il était indispensable que le symbole soit une chose et ce qu'il symbolise en soit une autre. Que la valeur de l’un et l’autre soit déterminée non seulement par sa correspondance harmonique mais aussi par la situation de primauté qui fait de l’un le symbole de l’autre et non le contraire, malgré l’analogie qui les rend solidaires et inversés, dans le sens que l’un reflète l’énergie de l’autre, la reconvertit, et la diffuse en la rendant intelligible.

Dans le symbolisme, ce qui appartient à un ordre mineur symbolise ce qui est d’un ordre supérieur, et non l’inverse. La roue symbolise le mouvement universel, mais ce mouvement ne symbolise pas de roue spécifique, individualisée. Une image ou un modèle du cosmos symbolisent l’univers, mais cet univers n’est pas le symbole d’un modèle ou d’une image en particulier, qu’il s’agisse du modèle de la roue, de la croix tridimensionnelle ou de l’arbre de la vie séphirotique.

De même, lorsque l’on dit qu’une personne née sous l’influence zodiacale du Lion est en rapport avec le soleil, l’on ne dit pas que le Lion, et encore moins le soleil, sont les symboles de cette personne en particulier. Sans cette exception, le symbole ne symboliserait rien et n’aurait pas de raison d’être, et la symbolique ne serait que la simple constatation de formes apparentées. C’est la révélation d’un profond secret cognitif que manifeste une forme intelligible, ce qui caractérise une transmission d’énergies ordonnatrice, qui rend par ailleurs possible le déroulement de son discours existentiel.

La régénération est la possibilité que tout soit toujours nouveau et maintenant, que l’existence soit réelle et non pas un vague théâtre d’ombres indéterminées et fluctuantes. Le symbole est le point de contact entre la réalité qu’il cristallise et l’habillage formel qu’il revêt pour le faire.

Ce vêtement doit être agréable et en corrélation avec l’idée exprimée pour qu’elle puisse être vraiment comprise. Il manifestera alors complètement l’énergie-force qui l’a formé et il pourra la transmettre dans le contexte correct, qu’il conditionnera lui-même, par l’actualisation de sa puissance. À l’inverse, l’on peut dire que cette énergie intelligente transcende le symbole considéré comme un simple objet statique, ou comme un support de connaissance.

Ceci étant, il nous permet de passer par son intermédiaire d’un plan de conscience à un autre, devenant ainsi les protagonistes de la connaissance, c’est-à-dire de l’être, puisqu’il existe une identité entre ce qui est et ce qui est connu. Sont alors actualisées les puissances immanentes du symbole et l’idée-force de ce qui est symbolisé peut être comprise dans toute sa splendeur, car elle a été manifestée de façon correcte.

À travers l’identification avec le symbole et avec la connaissance progressive née de la réitération rituelle et revivifiante de son énergie, il devient ce qu’il symbolise, demeuré jusqu’alors occulté dans la structure symbolique qui n’a jamais cessé de l’exprimer. Tout langage comporte un métalangage et, en vérité, il n’y aurait pas de langage sans métalangage ou « translangage ».

Le translangage métaphysique s’exprime par le modèle de l’univers, ou plan de la création. C’est-à-dire à des niveaux intelligibles et sensibles, pour la bonne raison que le langage et le physique existent à cette fin, constituant des codes symboliques de manifestation et de révélation.

Connaître, c’est appréhender ce que l’on connaît. C’est réaliser une synthèse, de telle façon que la réunion du sujet et de l’objet de la connaissance soit la connaissance. Que celui qui connaît soit pareil à ce qu’il connaît. Il s’agit alors d’une conjonction d’opposés, grâce à laquelle se produit la connaissance.

Cette union complémentaire est la même que celle qui est obtenue dans et par l’amour, également produite par l’attraction d’opposés qui se conjuguent et recréent ainsi l’unité originelle –à quelque niveau que ce soit–, stabilisant l’équilibre général en plus du particulier.

C’est au moyen de l’unité et de son irradiation que l’acte créatif est actualisé de façon pérenne. C’est la répétition d’un schéma où se retrouvent implicites ses modalités de développement et de conservation, ainsi que sa propre fin par la multiplication de ses possibilités. Jusqu’à ce que ces dernières doivent se synthétiser de nouveau en l’essentiel, pour alors se rediffuser, et donner un nouveau souffle au rythme vital. L’unité est le symbole le plus haut de tous, le symbole par excellence, puisqu’elle porte en elle le potentiel de ce qui peut être symbolisé. Le principe ontologique est la raison d’être du symbole ; et l’unité est sa manifestation symbolique. L’Etre Lui-même, bien qu’incréé, est à l’origine de l’émanation qui donnera lieu à la concrétisation matérielle.

En réitérant l’acte créatif, né de la pureté indifférenciée, sans mélange, de ce qui n’est ni un pôle ni un autre, sinon ce qui est en soi, nous nous régénérons nous-mêmes et régénérons l’univers, l’homme s’érigeant alors en symbole central de ce qui est unique, ce qui revient à dire de l’amour, ou de la connaissance.

Par la compréhension de l’identité entre l’être universel, le tout et le soi-même, la manifestation entière des principes se présente comme une révélation. L’on sera alors parvenu à connaître l’unité de l’être, qui est égal à soi-même, sans division ni extension d’aucune sorte, raison pour laquelle il ne peut avoir son pareil. Néanmoins, cette réalité, qui est la plus haute au niveau cosmique, n’est que le point ancré sur les indéfinies possibilités du non être.

L’être est donc un point dans l’infini du non être (ou du supracosmique, ou du supra-être ou de l’hyperthéos vraiment inconditionné) et, inversement, le non être est un point présent en tout ce qui est. L’unité agit comme symbole et connecte l’unité arithmétique (génératrice de la série numérique) avec l’unité métaphysique, qui pourrait aussi être désignée par le zéro arithmétique.

Tout cela, si l’on considère le symbole comme ce qu’il est en réalité, c’est-à-dire ce qui offre la possibilité de n’importe quelle manifestation, y compris dans son acception la plus haute, celle de considérer symbolique jusqu’à la trinité des principes universels dont l’être est constitué. Car aussi bien l’être que le symbole s’expriment tout d’abord comme principes, puis successivement sur trois niveaux dans le discours de la manifestation. L’unité de même, qui peut être connue à trois degrés ainsi qu’en son principe.

Ce qui se passe dans la société actuelle est bien différent, où le symbole est considéré, dans le meilleur des cas, au niveau de l’allégorie. Et encore, car il n’est parfois pas même admis dans sa forme littérale, sinon qu’il est directement rejeté pour le fait même d’être « symbolique », car cela est considéré comme une escroquerie, comme la substitution de ce qui est réellement par ce qui ne peut être.

Ce signe, ou ce symbole, est donc une falsification et une supposition arbitraire. Ou, pour le moins, une invention, sinon un conte. Le mythe subit le même destin, au point que qualifier quelqu’un de mythomane n’est qu’une forme polie de l’appeler menteur.

Il est évident que cette confusion et cette ignorance, pour des raisons cycliques, est propre à l’homme contemporain, qui est le plus haut représentant de la bêtise généralisée qui couve depuis des lustres. Par exemple : dans l’univers, tout est sexué.

Cette vérité, évidente en soi, est cependant présentée à l’homme contemporain comme une nouveauté extraordinaire de la pensée humaine, une grande découverte moderne, fruit des investigations scientifiques des sexologues, interprètes et analystes, et une conquête des mouvements sexuels d’un autre genre.

L’usage « correct », ou « libre », du sexe, semble être l’un des postulats axiomatiques de cette société progressiste. Le sexe est vu comme quelque chose que l’homme ignorait de lui-même ou du monde. Un sujet qu’il n’avait pas complètement remarqué jusqu’à aujourd’hui. Comme si l’on avait pas toujours été nus sous nos vêtements, ou que la nature ait en quelque sorte dissimulé le fait. Le plus triste est en outre que cette « découverte » ne se réfère pas au cosmos dans sa totalité, tout le cosmos étant sexué –ou différencié en deux opposés qui s’attirent et se repoussent– sinon qu’elle considère que seul l’être humain a « conquis » ce droit. Car il est tenu pour acquis que les bêtes ne font qu’un usage limité de leurs capacités génitales, tandis que les végétaux n’en possèdent pratiquement pas et que le règne minéral en est dépourvu. Tout ceci ne fait référence qu’au plan strictement matériel, car il est évident que l’on ignore la présence réelle des mondes subtils, et que l’on n’a pas la moindre idée de l’existence des archétypes.

Cette vision anthropomorphique du sexe, comme attribut personnel de l’être humain et que les autres créatures sembleraient n’avoir qu’en surplus, est encore aggravée par le fait que la sexualité, pour la mentalité progressiste, ne dépasse pas le niveau érotico-génital. Et la méconnaissance à ce sujet est telle, que l’on croit que la réalisation sexuelle est une fin en soi, aussi moderne et d’avant-garde que la mode. La panacée universelle garantie, invention récente de la science, pour la tranquillité et le confort psychique des citoyens.

Par conséquent, lorsque l’on déclare que l’univers est sexué, il est évident que nous nous référons à tout autre chose que ce que le vulgaire entend par là. Nous affirmons, comme l’ont fait toutes les traditions, que deux courants d’énergie cosmique sont toujours présents dans la création, dans la vie. Et que chacun d’eux représente un sexe, une polarité, que le domaine génital humain lui aussi manifeste, parmi d’innombrables êtres et choses.

Unanimement, l’antiquité a octroyé une importance fondamentale à la sexualité et ses mystères. Au point que l’énergie sexuelle est considérée non seulement comme génératrice, mais aussi régénératrice. Tout comme le support et l’impulsion qui permet la réalisation et la connaissance. Car c’est en utilisant sa polarité –qui est la même dualité que dans toute chose– que l’on prétend atteindre l’union (où l’opposition n’existe pas), envisagée comme un moyen de réalisation, de transmutation, qui va du plus grossier au plus subtil, employant de nombreuses formes « pratiques » pour obtenir cet objet.

D’autre part, et revenant sur le sujet, nous dirons que le symbole est impossible à définir, car lui aussi bien que la création pérenne ne tolèrent pas de limite connue dans leur développement linéaire et quantitatif. Le symbole étant le support de la Connaissance, ses possibilités sont illimités. Il est en soi sa propre définition, car sa fonction est son être. Il est toujours semblable à lui-même, et mutable avec les changements des êtres individualisés, les formes et les styles qui le reflètent. On le retrouve dans toutes les traditions, parce qu’il se trouve dans la texture de la vie, de la manifestation et de l’homme.

Ce dernier est bien plus et bien moins que ce qu’il imagine actuellement. Beaucoup plus en profondeur, dans le sens vertical du non formel, beaucoup moins quant aux possibilités horizontales indéfinies de mutation que lui et les formes personnalisent. Idem pour sa conception de la vie, sa vision du monde, et sa compréhension du symbole.

Nous avons déjà signalé que le symbole est le point de connexion entre une énergie verticale et une autre horizontale, comme le dessine l’équerre, ou la lettre grecque gamma, et qu’il forme part des deux natures. Nous avons également dit que l’énergie verticale est à la fois descendante et ascendante, puisqu’elle va sans fin du symbolisé au symbole, et du symbole au symbolisé. De même, l’énergie horizontale se diffuse et irradie indéfiniment, générant son propre plan, ou champ d’action.

Nous ajouterons que le sens ascendant ou descendant que nous octroyons à cette énergie ne se manifeste pas seulement en fonction du chemin aller-retour vertical qu’il parcourt, mais aussi selon qu’elle est, pour ainsi dire, « bénéfique » ou « maléfique » ; bénéfique si le symbole l’est, et s’il est entendu ainsi, c’est-à-dire s’il accomplit normalement sa médiation ; maléfique s’il n’est considéré que comme une convention arbitraire, ou une simple intervention humaine, et qu’il est pris de cette façon, raison pour laquelle il n’est révélateur d’aucun autre niveau qui ne soit le psychisme de l’homme. Dans ce dernier cas, la dégradation du symbole deviendrait un acte extrêmement perturbateur, que seule la compréhension, la vivification du symbolisme, pourrait équilibrer. Cela se représenterait également par le symbole de la croix, dans laquelle les bras horizontaux formeraient le champs ou le plan de manifestation du symbole, et les bras supérieurs et inférieurs, exprimeraient respectivement son énergie ascendante-descendante ou bénéfique-maléfique.

Dans le symbole spécifique de la roue cosmique, image et modèle de la création, un axe fixe constitue un centre irradiant son énergie vers l’extérieur, la diffusant dans une proportion équivalente au carré des distances. Lors de la concentration, le retour de la périphérie vers le centre intérieur, l’énergie parcourt à l’envers ce carré des distances.

Ces énergies ont l’une et l’autre exactement les mêmes proportions et elles coexistent en permanence. La première exprime la volonté de l’expansion indéfinie, et la seconde la contraction indispensable à toute manifestation. Si la première était le flux des émanations allant jusqu’à ses propres limites, ces limites seraient fixées par la contraction de la seconde, et l’attraction par le centre archétypal.

Ces deux énergies seraient figurées géométriquement par deux spirales, l’une évolutive et l’autre involutive. Si l’on tient compte qu’elles sont simultanées, et qu’elles constituent la structure de l’œuf du monde, elles sont l’expression symbolique des principes dont vient cet œuf primordial.

Il convient également de faire la distinction entre les symboles naturels et les symboles spécifiques à la Science Sacrée, ou à la Science tout court. Ces derniers sont les porteurs synthétiques, conscients et didactiques, d’une connaissance ou vérité, et nous ont été transmis par l’homme lui-même.

Nous voyons donc que toute expression ou manifestation est symbolique en soi. Sans que cela cesse à aucun moment d’être vrai, il faut préciser qu’il existe des ensembles de symboles, mythes et rites –qui se retrouvent d’ailleurs sous diverses formes dans toutes les traditions– qui ont été créés spécifiquement comme vecteurs de la connaissance, par les sages et les inspirés d’innombrables peuples...

Ces gestes rituels, que les dieux ont révélés aux mortels, comprennent l’enseignement d’une cosmogonie et la possibilité d’appréhender de nouveaux mondes, de nouveaux états de l’être, qui constituent la véritable réalité de ce que sont l’homme et l’univers.

Cette possibilité est toujours enseignée : l’être humain à l’état brut l’ignore et ne peut la réaliser par lui-même, quoiqu’il prétende, il a toujours besoin d’un miroir où se regarder et se reconnaître, et de la parole qui le sauvera du monde des morts, ou des ignorants, et lui insufflera la possibilité d’une vie nouvelle, d’incarner un homme neuf.

Ce miroir est tout d’abord le système des symboliques, qui doivent être enseignées et apprises afin d’atteindre un indispensable état de virginité. Par la suite, ces symboliques deviennent ordonnatrices, et ceux qui les transmettent les connaissent parce qu’en son temps on les leur a enseignées. Cette chaîne initiatique traditionnelle remonte à l’origine, aussi bien historique qu’intemporelle, au bout de laquelle nous nous retrouvons toujours face à la même question : qui ?

Qui les a révélées aux sages et aux hommes ?

Selon la tradition, elles ne sont pas d’origine humaine mais supracosmique.

De fait, tous les peuples coïncident quant à la source mythique, née dans la nuit des temps, au-delà du temps. En outre, l’idée d’un dieu civilisateur et ordonnateur est unanime, ou d’un héros libérateur et instructeur. Les symboles doivent être enseignés pour qu’il y ait une réelle compréhension des forces qui y sont concentrées.

L’énergie renfermée dans le symbole à l’état de potentiel doit être activée. Au moyen du rituel d’apprentissage, de l’étude et de la méditation, l’on réveille le symbole et il agit. Le rapport est mutuel.

L’énergie-force qui est exprimée par le symbole vient à nous, et nous la projetons à notre tour sur le symbole, stimulant sa propre essence. L’on invoque alors, en plus, l’énergie de tous ceux qui ont connu, compris et transmis le symbole. Et cette entité même, ou structure archétypale, actualise les principes universels, faisant qu’ils nous bénéficient et que nous en formions part, grâce à l’identification avec le symbole et la médiation symbolique, réactivée par une exégèse rituelle qui, au fil de l’histoire, a conservé vivante la possibilité de régénération ou, ce qui revient au même, ce qui ouvre la porte à ce que tout soit toujours vrai et nouveau.

Voyons à présent les rapports entre symbole, mythe et rite : nous devons affirmer que ces termes désignent différemment la même chose sous trois formes opérationnelles.

Mircea Eliade nous dit que : « Le mythe est l’explication et la justification de l’irréalité de l’existence ». Il constitue un axe fixe sur lequel s’articule ce qui devient constamment, ce qui est périssable, illusoire. C’est une vérité tangible, un « modèle exemplaire », que la communauté ou certains de ses membres incarne périodiquement, et rend possible la régénération collective en stabilisant l’ordre nécessaire au développement.

Il exprime les origines et la rénovation de la vie, harmonisant et garantissant la continuité des peuples. Les mythes de la création de l’univers et les exploits des héros sont le témoignage révélé d’une possibilité différente, de la réalité de l’au-delà, au niveau de la compréhension de l’homme.

Ce sont eux qui, en transmettant cette connaissance, octroient à la vie un sens cohérent et l’enrichissent de l’option salvatrice de la réalisation spirituelle. Le mythe est nécessaire. C’est un moteur vif et constant de la vie des sociétés. C’est le noyau des traditions orales et il consacre les valeurs collectives et individuelles. Il incite aux actions et éduque les hommes en leur enseignant ce qu’ils ne pourraient savoir sans son intermédiaire. Les mythes sont pour ces hommes toute la réalité et toute la vérité, et la dure existence quotidienne n’occupe qu’une place secondaire ou accessoire, comme les ombres par rapport à la lumière.

Il faut aussi souligner la charge émotionnelle du mythe et sa résonance immédiate en l’homme. Il ne faut pas non plus oublier sa fonction mnémotechnique, car le « souvenir » est une force constituante de la vie et l’antiquité a toujours considéré la mémoire comme une divinité.

Dans une conception où l’univers est un ensemble de parties solidaires, indissolubles et interactives, le cosmos est lui aussi doué d’esprit et de mémoire. Dans l’univers, les période de « sommeil » correspondent aux moments d’oubli des peuples, à leur désintégration. Le mythe les réveille et permet que se produisent la réintégration et le « souvenir ».

De même chez l’homme, nous nous libérons, grâce au mythe, du temps relatif et ordinaire, et nous retournons à un temps autre, où tout est vérité, à un moment sans durée chronologique, à un état « mythique » originel, pouvant parfaitement être expérimenté, dans lequel les choses et les conceptions quotidiennes deviennent totalement d’autres choses et d’autres conceptions, car l’angle d’approche a été altéré par la connaissance du suprahistorique et du suprahumain.

Il est important de souligner que la forme normale de transmettre un mythe est à travers la poésie et sa récitation rythmique réitérative qui, avec le geste et le mouvement forme et met en scène la structure du rite. Il s’agit de donner une expression aux grands rythmes cosmiques et naturels transférés sur les événements et les personnages le temps d’une histoire, dans un état particulier.

Cette cosmogonie répète magiquement la situation originale, rendant le présent effectif, actuel et rénovateur, grâce au pouvoir concentré de l’énergie du mythe et sa ritualisation.

L’étymologie du mot « rite » vient du latin ritus, qui signifie cérémonie religieuse. Il dérive de la racine sanscrite rt, qui forme le nomritli : aller, départ, se mettre en marche, avancer ou progresser, usage, etc., et le mot rita également : ordre. Il s’agirait donc d’un usage ou d’une marche ordonnés, tel la marche des jours, et tout spécialement les cérémonies dans le temps circulaire du calendrier rituel et leur cristallisation, ou actualisation, dans l’espace du temple ou de la maison cultuelle.

Nous devons préciser que, lorsque nous nous référons ici aux cérémonies religieuses, nous le faisons au sens le plus large du terme. D’une part, ces cérémonies n’ont jamais été « religieuses » au sens que l’on donne aujourd’hui à ce mot, et n’ont pas non plus été des « cérémonies » comme celles que nous connaissons généralement. Les rites de fécondation, de régénération et d’initiation, n’ont rien à voir avec la dévotion orthodoxe, la piété sentimentale, le juste moralisme, ou avec la solennité prétentieuse, qui sont des caractéristiques propres à la société contemporaine et constituent un informe dérivé des vertus du sacré, de l’héroïsme et de la métaphysique.

D’autre part, nous insistons sur le fait que la compréhension moderne de ce qu’est une cérémonie reste liée à des notions aseptiques sur le laïcisme, la commémoration, la pompe extérieure, quand ce ne sont pas les pratiques soi-disant magiques et phénoménales, qui ne dépassent pas le niveau littéral. L’on prend la forme cérémonielle comme une fin en soi, ou alors comme une comédie vieillotte, ou comme un digne fait mécanico-institutionnel.

Si le cosmos est la fixation d’un geste, ou la solidification de l’inflexion d’un son, ou le ballet d’un danseur supracosmique, c’est donc un rite primordial que l’on retrouve implicite dans tout ce qui est manifesté. La réitération de ce rite en est l’actualisation pérenne s’effectuant au niveau sensible. Elle exige par conséquent la connaissance de l’événement cosmique originel afin de devenir « vraie », au sens d’atteindre correctement ses objectifs. Ou, au moins, une certaine disposition de l’âme est nécessaire pour rendre progressivement possible l’acquisition de cette connaissance et sa réalisation effective.

Le rite est libérateur, en imitant consciemment et avec une disposition harmonique adéquate le rythme de la structure cosmique, il nous permet d’y échapper par son intermédiaire et de trouver l’opportunité de la transcender par l’expérience, et de la comprendre du fond du cœur. Cette libération n’est en rien un « miracle », car la structure cosmique n’est réellement rien de plus –et rien de moins– qu’un support de l’incréé, et l’homme n’est rien qu’un étranger, en exil sur cette terre. Ceci est normal, comme un retour à notre véritable foyer, à nos origines non humaines. Et le rite initiatique est une voie ordonnée pour l’accomplir.

En réalité, la vie elle-même est le plus grand des rites. C’est une permanente cérémonie, le rite par excellence, où la perfection achevée de chaque symbole, de chaque geste, dissimule et implique une infinie perfection. Dans ce cadre, la vie est une symbolique, et sa connaissance constitue la science des rythmes et des symboles. Et c’est par le biais de cette science des symboles, c’est-à-dire au moyen de la connaissance de la symbolique, que s’effectue le passage du cosmique au supracosmique, du créé à l’incréé, de l’humain au non humain...

ÉTOILES ET SYMBOLES DES INITIÉS

ÉTOILE À 3 RAMURES

Bien qu’universelle, on rencontre la figure de l’étoile à 3 branches, assez rarement... Surtout chez les peuples celtes, certains peuples asiatiques (Corée, Japon) et certaines anciennes peuplades des Amériques...

Ce symbole est une décoration signifiant le plus haut grade de certains ordres de Samouraïs, les plus anciens...

C’est aussi un symbole redoutable des adeptes du Vaudouisme qui le considère pour être la flamme de St-Michel, une figure qui est supérieure à tous les autres en domaine de magie vaudou.

Mais l’étoile à 3 branches est une figure qu’on rencontre peu souvent...

Le chiffre 3 est le plus souvent représenté par un triangle, ou symboliquement par un « triquetra » ou au centre d’un « triskèle ». On retrouve cette figure au centre de certains « triskèle » en tant que «point de rencontre », en tant qu’ « axe ».

Il s’agit d’une figure très puissante du point de vu symbolique et ésotérique elle représente à la fois les chiffres 3 et 6.

De fait, cette figure peut être apparentée à l’hexagramme, mais les deux étoiles ont certainement des interprétations bien différentes... Dans l’hexagramme (étoile à 6 branches) l’idée de deux principes opposés imbriqués, est nécessairement exprimée... Dans cette figure-ci de l’étoile à trois branches il est plutôt exprimé le principe de du « 3 » se dédoublant, formant l’illusion de 3 angles, et de 6 faces...

Ici dans la figure de cette étoile à trois ramures, il n’y a qu’un seul principe qui soit exprimé, le 1 se divisant en 3 angles de 6 facettes différentes!

Mis au centre du « triskèle » il représente le feu central... L’axe rigide... La force qui anime ! L’étoile à 3 branches alimente alors le mouvement des « trois jambes », qui s’activent dans un mouvement circulaire... La triskèle est un symbole de rotation, de mouvement, de cycles... alié à la figure de l’étoile à trois branche, on y traduit mouvement des trois jambes + stabilité de l’axe = équilibre...


triquetra

L’Étoile à trois branches, le « triquetra », ou le triangle sont synonymes. L’un comme l’autre sont des motifs représentant la stabilité, l’immobilité, plutôt que le mouvement... Le triquetra et le triangle comme l’étoile à 3 branches représentent la trinité immuable qui se trouve au centre de Tout.

On associe parfois un cercle au triquetra, triangle ou l’étoile à trois branches... C’est une manière symbolique d’unir ensemble les 3 principes (sans ajouter de mouvement à la figure qui se veut une figure de stabilité), et de signifier que les trois principes sont « 1 ».

Mercedes a choisi cette étoile à 3 branches comme logo. Son créateur Gottlieb Daimler dit qu’il représente les domaines où la marque est présente : les airs, l'eau, et la terre. Le cercle autour de l’étoile exprime la réunion de ces trois domaines en un seul... L'étoile à trois branches était censée symboliser l'ambition de motorisation universelle de Daimler "sur la terre, sur mer et dans l'air".

LE TRÈFLE (À 3 FEUILLES)


Cette forme géométrique combinant trois cercles représente la trinité chrétienne, soit un Dieu en trois personnes : " Le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Cette figure a souvent été utilisée comme motif architectural dans les églises, cathédrales et autres édifices d’origine chrétienne...

Elle se rencontre dans d’autres cultures, mais la plupart du temps purement par souci d’enjoliver des objets... C’est surtout chez les chrétiens que cette figure fut utilisée dans un sens symbolique...

Il est tentant, tout de même de faire un lien entre cette figure et la figure du trèfle sur les cartes à jouer... Le Trèfle des cartes à jouer est le résultat de trois damiers juxtaposés. Et aussi, peut-être est-ce un peu exagéré de ma part, on serait tenté encore de faire un lien entre ce trèfle à 3 point avec les énigmatiques trois points symboliques des francs-maçons.
Je vous laisse voir...

Symbolisme sur les 3 points maçonniques
http://www.ledifice.net/3092-3.html

LE CHIFFRE 3
- C'est le véritable premier chiffre
- C'est le premier mâle
- Il signifie pluralité, multitude
- Il symbolise le monde de la matière, car il suffit de trois points pour définir un plan
- Premier nombre triangle, somme de deux nombres consécutifs (1 + 2 = 3)
- Premier nombre équerre (ou en L) dit " gnomon "
- On lui attribuait un début, un milieu et une fin
- Il représente la psyché humaine et la psyché cosmique qui anime l'Univers

LE TRIDENT


Le trident est l'attribut de Neptune, dieu romain de la Mer. Il pourrait représenter le passé, le présent et l'avenir. Le trident du dieu hindou Shiva représente ses fonctions de créateur, de nourrisseur et de destructeur. Satan aussi est censé porter un trident : pulsion, mensonge, convoitise. C’est parce qu’on l’identifie parfois à Typhon : feu intérieur, malfaisance, et feu destruction... (Ses représentations varient : il est parfois considéré comme un ouragan destructeur, ou comme un monstre cracheur de flammes, de lui naquirent les vents malfaisants ou irréguliers et il cause les éruptions).

La figure peut aller jusqu’à figurer une croix christique à l’envers, et trois flèches lancé vers Dieu! Ce qui devient alors pour les chrétiens, un des symboles de Satan, ou de l’antéchrist... Même chose pour les Islamistes qui considèrent le trident pour être la lance du Dajjâl...

Le trident n’était pas une arme de guerre... C’est un instrument qui servait à prime abord à pêcher, à s’emparer d’une proie... (avec cet instrument, une fois que les pointes acérés ont pénétré la chair, la proie ne peut plus s’en dégager)... S’il est un outil qui s’avèrera utile pour les pêcheurs, sa fonction de « harpon » lui a quand même mérité une réputation d’instrument de « capture »... Plus tard il deviendra une arme entre les mains des gladiateurs!

Avec le trident, il apparaît que le chiffre « 3 » se présente sous son aspect négatif...

On attribue à tort le trident à la spiritualité hindouiste...

C'est aussi un objet symbolique dans l'hindouisme mais Le trident (trishula) est en vérité une figuration de la réunion du lingam et du ??? non pas le trident des pêcheurs et gladiateurs...

La figure du trident ainsi obtenu est alors le symbole d’un des attributs du dieu Shiva qui y concentre, dans chacune des pointes, la création, la permanence et la destruction...

ÉTOILE À 4 RAMURES

Cette étoile à 4 branches donna naissance à la croix...

Pour les initié, le chiffre « 4 » était exprimé par le « carré ». Il est fort possible que cette étoile soit associée à la fois aux chiffres « 4 » et « 8 ». Effectivement, le chiffre 8 peut s’exprimer par une étoile comme celle-ci, ou une étoile à 8 ramures...

Cette étoile à 4 branches a été le plus souvent utilisée comme ornement... Et à cet effet on le rencontre partout dans toutes les cultures, et souvent rattaché au folklore...

En Égypte, on représentait parfois Isis avec cette simple figure... En Mésopotamie elle symbolise Ishtar. Elle représentait également Mithra chez les Mazdéens...

Chez les amérindiens on rencontre cette figures vraiment à toute occasion... Elle représente les 4 directions, les 4 vents, sinon le centre du monde !

La figure deviendra un motif qui apparaitra sur toutes les cartes géographies, en tant que repère, justement pour indiquer les 4 directions... Cette étoile fait office de « boussole »...

Parmi les étoiles de la voûte céleste, donc, il est facile de savoir à qu’elle étoile elle se rapporte... Il s’agit, bien évidemment de l’étoile du pôle, l’étoile qui se trouve à l’axe central de la voute céleste... (cf : Le Dragon du Pôle – Draconis - pôle nord céleste)

Dans la culture occidentale, il arrive parfois que l’on identifie cette figure justement à l’Étoile Polaire... à la fête de Noël, l’Étoile à 5 branches signifie l’Étoile des Rois-Mages associée au Christ, et l’Étoile à 4 branches signifie le pôle nord, associée à St-Nicolas alias, le Père-Noël...

Certains ésotéristes rattachent l’Étoile à 5 branches à Vénus et l’Étoile à 4 branches à Sirius... Il ne s’agit pas de fantaisies ou d’erreurs de leur part, car ces correspondance ne sont pas fortuite...

LES CROIX
Les termes croix viennent du mot latin crux qui a le sens de « poteau », « gibet », voire « potence ». Le terme grec pour désigner le même objet eststauros, dérivé lui de la lettre tau.

La croix est à la base de tous les symboles d'orientation.

La croix réalise l'union des contraires : verticalement elle relie les pôles au plan de l'équateur; horizontalement elle met en rapport équinoxes et solstices.

Pour les alchimistes, la branche verticale, dressée, symbolise le principe masculin, et la branche horizontale, couchée, le principe féminin; leur conjonction est signe de vie.

Il existe de nombreuses sortes de croix dont seulement quelques-unes sont représentées ici.

Son usage en tant que symbole religieux remonte beaucoup plus loin que l’époque du Christ et n’est donc pas d’origine chrétienne. Cela montre que la croix des Chrétiens est déjà universelle avant même l'arrivée de Jésus. On en a un exemple dans la très ancienne religion indienne.

Dans les grottes d'Elephanta, on peut voir une croix au-dessus de la tête d’un personnage. Dans une autre peinture ancienne, le dieu Krishna est représenté avec six bras dont trois tiennent une croix.

Dans d’autres pays, la croix était également révérée dans l’Antiquité et on lui attribuait des pouvoirs mystiques. Une encyclopédie (Cyclopædia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature) fait l’observation suivante : « On trouve le signe de la croix comme symbole sacré chez plusieurs nations de l’Antiquité que l’on peut en conséquence qualifier (…) d’adeptes de la croix. (…) Le symbole de la croix semble avoir eu les significations les plus variées. Parfois, il renvoie au phallus [utilisé dans le culte de l'amour], d’autres fois, à Vénus, déesse de l'amour. »

La croix est un des plus anciens symboles qui existe. Celui-ci est présent depuis le début de l’antiquité dans un grand nombre de cultures aussi diverses que variées.

La croix possède une relation particulière avec les formes géométriques de bases comme le cercle, le carré ou le triangle. En effet, elle ordonne, découpe et permet de recentré les formes géométriques dans un point central. Elle ferra par sa nature même office de symbole reliant les quatre éléments de base en son centre pour en formé le cinquième, et elle servira à l’homme pour s’orienter selon les 4 points cardinaux « l’homme » étant le centre qui se dirige selon les bras de cette croix à l’échelle planétaire.

La croix est présente dans la nature à chaque instant, par l’homme qui tend les bras, l’oiseau qui ouvre les ailes pour prendre son envol, le navire avec son mât,…

La croix est aussi un carrefour. Le carrefour est un endroit stratégique dans la pratique de l’ésotérisme, c’est la que l’on élève des autels (en son centre), ceux-ci sont bien connus depuis des siècles pour être des endroits propices pour de nombreux travaux occultes.

En Chine la croix est la représentation du chiffre « cinq » car elle est le centre et la synthèse du « quatre ».

La croix chrétienne étant l’une des plus connue de notre civilisation contemporaine trouve ses origines dans l’Égypte antique et le mythe de Seth.

Dans la chrétienté, elle est à la fois un icône du supplice mais également d’une résurrection et d’une victoire sur la mort.

Il existe au total « quatre » type de croix associées à la religion chrétienne :

Le Tau : Symbole de la mort vaincue par le sacrifice.

La croix à 1 travers : Symbole de la crucifixion du Christ, cette croix possède un pied qui s’enfonce dans le sol qui est le symbole de l’assise profonde de la foi à travers le monde (encore : stabilité). La branche supérieure est l’espérance montant vers le ciel. Les 2 branches qui s’étendent a droite et a gauche symbolisent la charité qui s’étend sur le monde.

La croix à 2 travers : Souvent appelée croix Lorraines mais d’origine Grecque, cette croix sur son premier travers possède les écritures suivantes : Jésus de Nazareth, roi des Juifs.

Sont deuxième travers est quant à lui, celui sur lequel les bras du Christ sont crucifiés. (Dans certains codex, l’arbre de vie « kabbalistique » est représenté par une croix à deux travers.)

La croix à 3 travers : Jadis elle fut l’emblème des Pape, des Cardinaux et des Évêques.

Depuis le 15ème siècle, les croix à trois travers sont réservées au Pape, celle à deux travers au Cardinaux, la croix simple au Évêques.

Religions amérindiennes

Quand les conquistadors espagnols envahirent les Amériques, ils furent surpris de découvrir des croix à usage religieux dans de nombreux endroits. Dans l’ouvrage Curious Myths of the Middle Ages, l’auteur Baring-Gould écrit : « Dans l’État d’Oaxaca [Mexique], les Espagnols s’aperçurent que l’on avait érigé des croix de bois comme symboles sacrés. (…)

En Amérique du Sud, ce même signe était considéré comme symbolique et sacré. Il était révéré au Paraguay. 

Au Pérou, les Incas honoraient une croix sculptée d’une seule pièce dans le jaspe. (…) Les Muyscas de Cumana croyaient que la croix (…) était dotée du pouvoir de chasser les esprits mauvais ; en conséquence, on plaçait les enfants nouveau-nés sous sa protection. »

C'est cette sacralité du symbole de la croix qui explique que les Amérindiens ne se défendirent pas lorsqu'ils virent arriver les Espagnols qui brandissaient des croix pour prendre possession de ces nouveaux territoires au nom du Christ.

Symbole chrétien

La croix n’était pas un symbole utilisé par les premiers chrétiens, car ils craignaient que ce symbole soit un signe qui les livre plus rapidement encore aux terribles persécutions romaines qui ont ensanglanté les premiers siècles du christianisme. Le livre Records of Christianity déclare : « La croix n’était pas franchement employée dans la décoration des églises. (…) Le premier symbole du Christ a été le poisson (iie siècle) car en grec "poisson" s'écrit : IXΘYΣ, ou ichthus, acronyme dont les lettres constituent les premières lettres de Iêsous Christos Theou Uios Sôtêr, c’est-à-dire Jésus Christ,de Dieu le Fils (Fils de Dieu), Sauveur.

De plus le poisson, comme tout bon Chrétien, a toujours les yeux ouverts et est le seul animal dont la croissance ne s'arrête jamais, à l'image de la foi du Chrétien. Sur les premières tombes sculptées, il est aussi représenté sous les traits du bon berger (iiie siècle). » J. Hall (dans son Dictionary of Subjects & Symbols in Art) écrit également : « Après la reconnaissance de la chrétienté par Constantin le Grand, les Chrétiens ne craignant plus les persécutions et encore plus à partir du ve siècle, la croix commença à être représentée sur des sarcophages [cercueils de pierre], des lampes, des coffrets et d’autres objets. » Sir Wallis Budge ajoute (dans Amulets and Talismans) : « La croix ne devint pas le principal emblème et symbole de la chrétienté avant le ive siècle. »

Celle qui est la plus utilisée dans la chrétienté aujourd’hui, est la croix latine, c’est-à-dire la forme de l'instrument de torture en bois où fut cloué Jésus-Christ.

On utilise une véritable croix pour de nombreux rites. La messe catholique ne peut avoir lieu que si un crucifix est présent sur l'autel du sacrifice. La croix est également portée lors des pèlerinages, des rassemblements (cf. la croix des Journées mondiales de la Jeunesse qui rassemblent tous les trois ans des millions de jeunes) et lors de cérémonies religieuses. La croix est aussi le signe d'affirmation des catholiques lorsqu'ils le dessinent sur leur corps au moyen de la main droite en faisant le « signe de croix ». Ce geste très courant et répété au cours de chaque messe. C'est une profession de foi gestuelle qui symbolise leur appartenance au « corps du Christ » que constitue l'Église.

En architecture

Plan d'une église en forme de croix latine

La forme de croix latine est fréquemment rencontrée dans l'architecture des églises et chapelles. L’empreinte de l’édifice au sol reprend la forme de la croix : la nef correspondant à la branche la plus longue, le transept à la traverse, le chœur à la pointe.

SECRET DE LA CROIX



DIFFÉRENTS TYPES DE CROIX...

Croix d'Anjou sur le clocheton central de la cathédrale Saint-Maurice à Angers

croix latine ou « christique » (le second terme est peu usité) †



croix de saint Pierre (croix latine renversée utilisée pour le martyre de saint Pierre qui, selon la légende, par humilité envers Jésus le Christ ne s'est pas estimé assez digne pour mourir dans la même position que son Dieu)




croix papale

croix grecque (les branches sont de même longueur et se croisent en leur milieu) +

Ankh ou croix ansée (Égypte antique) ☥

croix fleur-de-lysée

croix fourchée ("Y", croix en tau dont la branche supérieure est brisée vers le haut)

croix pointue trois pattes plaine et une pointe/pique vers le bas)

croix potencée (croix grecque avec des tau aux extrémités de chaque branche)

croix ancrée (croix grecque avec des ancres aux extrémités de chaque branche)

croix russe (croix latine avec une barre sur la branche inférieure)

croix orthodoxe (croix patriarcale avec une barre sur la branche inférieure)

croix tréflée ou croix de saint Maurice (croix grecque avec des trèfles aux extrémités de chaque branche)

croix d'Anjou ou croix de Lorraine ou patriarcale


croix de Jérusalem (croix potencée dont chaque région contient une croix grecque)


croix gammée ou svastika (selon le sens de rotation)




Croix pattée (croix dont les branches s'élargissent à leur extrémité en forme de patte (on dit aussi formé)) ✠

Croix du Sud (croix touareg pouvant revêtir différentes formes, suivant généralement sa ville d'origine (Agadez, Bagazen, etc.))


croix-tau
Tau

croix une travers
croix une travers

croix deux travers
croix deux travers

croix trois travers
croix trois travers


L’ÉNIGMATIQUE « CROIX CELTIQUE »

On peut constater 2 périodes dans les croix celtiques.

La première, qui est basé sur une croix simple et sans ornement dont les branches sont entourées par un cercle.

La deuxième, qui est décorée, dont les branches dépassent du cercle qui l’entoure et qui plus est le centre de cette croix est composé d’un noyau circulaire. Cela rappelle sans nul doute la corrélation au nombre 5 de la croix dans la philosophie chinoise, qui est le point de convergence des éléments en son centre.

Il est vrai que la symbolique Celtique est en rapport étroit avec le principe des 4 éléments que sont : l’air, la terre, le feu et l’eau. Il est aussi vrai, qu’il porte une attention particulière aux chiffres « 3 » (triskèle), « 4 » (croix) et « 5 » (les points de repères = 5 avec l’ajout du point de l’axe central de la croix).

La culture Irlandaise, possède quant à elle une symbolique propre et supplémentaire à celle données ci-dessus. Sachant que l’Irlande est divisé en 4 provinces, chacune des branches symbolisant une province, qui réunie en sont centre forme une patrie.

Si bien que continuant d’explorer la symbolique celtique, elle peut également s’étendre dans d’autres théories et concept métaphysique concernant les diverses croix...

Vu que le cercle qui l’entoure est un symbole d’infini (et de réunion), et que les branches peuvent être prisent en comptes comme des iconographies d’espace et de temps, le faite que les branches débordes du cercle peut être interprété comme un écoulement du temps à travers l’infini.

C’est aussi la réunion des 4 éléments, des 4 principes, des 4 lieux...

De même, le noyau central de la croix symbolise un point de rupture entre le temps et l’espace, à la fois que le point de convergence (le cœur) qui ramène tout à une seule unité, et duquel tout émane.

Ce qui fait de cette croix, un emblème si précieux de la culture Celte, c’est qu’à elle seul, elle rassemble la synthèse des croyances et des traditions d’autre fois.

Croix celtique simple (première)


Croix celtique simple (modernisée...)

Croix celtique décorée (deuxième)
Croix celtique décorée (deuxième)

La croix dans la tradition Indienne :

La tradition en Asie et essentiellement en Inde est moins riche sur la symbolique de la croix. Celle-ci est essentiellement basée sur les axes directionnels entre le ciel et la terre pour sa vertical par exemple, ou encore, sous d’autres formes elle représente la roue du temps.

swastyka

swastyka (à ne pas confondre avec la croix gammée, le swastyka est un symbole Indien qui existe depuis des milliers d'années)

On retrouve la symbolique de la croix, mais avec d’autres connotations, dans l’Égypte antique, la figure de la croix ansée (ankh).

La croix Ansée est d’abord l’emblème favori des divinités du panthéon égyptien, et dans bon nombre de représentation leurs divinités tiennent une croix ansée dans leur main.

La raison en est que la croix ansée est un symbole d’éternité, elle n’as ni début ni fin de par sa forme. Elle prévaut donc aux dieux et déesses qui sont des êtres immortels...

On peut retrouver dans certaines iconographies Égyptiennes, des humains portant la croix ansée dans leur main. La symbolique en cette situation est quant à elle différente de l’éternité des Dieux, car l’homme par se symbole, aspire à une vie éternelle après la mort, en la compagnie de ceux-ci et essentiellement en celle d’Osiris et d’Isis.

L'ânkh est utilisé fréquemment dans l'art égyptien, en particulier dans les peintures des tombes ; il apparaît souvent au bout des doigts d'une divinité, dans des images montrant les divinités de l'au-delà faisant le don de vie à la momie de la personne défunte.

Les miroirs étaient souvent faits en forme d'ânkh.

Bien qu’associée à tous les divinités de l’Égypte antique, elle sera le symbole privilégié de la déesse Hathor... L’Ankh qui était d’abord attribué à Isis mais la légende veut qu’Isis ait remis la croix ansée à Hathor.

Une conception de cette idée voudrait que l’ankh

croix ansée (ankh)
croix ansée (ankh)

La croix dans la culture des Amérique. La croix possède également son lot de symbole dans les cultures d’Amérique. Au Mexique par exemple elle rassemble un grand nombre de symbole que nous avons développé si-dessus.

Xiuhtecutli (le dieu du feu) siège au centre de la croix. Cette entité est par elle même une ambiguïté, car bipolaire, à la fois néfaste et favorable, elle s’étend dans les opposés comme les branches de la croix et se rejoint au centre pour ne plus formé qu’un tout.

CROIX DE MALTE


La croix de Malte est à huit pointes. C'est à l'origine un très ancien emblème des chrétiens d'Orient.
C'est l' emblème utilisé par l'Ordre de Malte.

Croix pattée, alésée

 

La croix pattée est un type de croix dont les bras sont étroits au niveau du centre et larges à la périphérie. Le nom vient du fait que les bras de la croix font penser à des pattes.

Croix basque ou lauburu


La croix basque est une croix formée par quatre virgules. Chaque virgule étant constituée de trois demi-cercles (un premier haut de demi-cercle suivi d'un bas de demi-cercle, plus un deuxième bas de demi-cercle, deux fois plus grand, au bas des deux autres et les reliant).
En basque, lau signifie quatre et buru tête.

Croix potencée ou croix à béquilles



La croix à béquilles est la base de la croix de Jérusalem, connue des mérovingiens qui frappent monnaie avec ce symbole. Elle a été prise comme emblème par les Scouts de France.
Croix de répétition ou Croix de consécration


La croix est constituée de quatre plus petites croix sur chaque branche d'où le nom de croix de répétition.

Croix de Toulouse ou Croix occitane ou Croix du Languedoc


La croix dite "occitane" ou Croix de Toulouse ou Croix du Languedoc est une croix alésée, vidée, cléchée et pommetée.

Croix de Camargue




C’est à la demande du Marquis de Baroncelli que Paul Herman, à la fois peintre et sculpteur, a créé en 1924 la croix de Camargue, qui associe symboliquement les gardians et les pêcheurs, les deux composantes du "peuple" des Saintes-Maries-de-la-Mer.
La croix, posée sur une ancre et munie de tridents, exprime par trois symboles :
- la croix latine, dont les extrémités supérieures représentent des tridents : la foi commune aux deux corporations,
- le cœur : la charité est représentée par le coeur central
- l’ancre terminée aux trois extremités par des tridents : l’espérance
Ces tridents, suivant les interprétations, peuvent représenter les gardians et l’âme camarguaise.


LE TRÈFLE À 4 FEUILLES



Une figure architecturale souvent rencontrer dans la composition des décors d’églises et de cathédrale est apparenté au trèfle à 4 feuilles (comme il y a aussi une figure semblable apparentée au trèfle à 3 feuilles...

En vérité il s’agit de figures qui sont le résultat de la réunion de 4 cercles (3 cercles pour le trèfle à 3 feuilles... 

Plus considéré comme une décoration, de style, que comme étant un véritable symbole, il est tout de même une représentation du chiffre 4 comme la croix. (le trèfles à 3 feuilles représente la trinité, et le trèfle à 4 feuille le Christ).

Apparemment, la superstition comme quoi le trèfle à 4 feuille porte bonheur est sans doute exclusive à l'Occident.

Le trèfle à quatre feuilles (« à quatre folioles » est plus exact en botanique) est une mutation, relativement rare, du trèfle blanc (Trifolium repens, l'espèce la plus commune dans les pelouses, dont le bout des feuilles forme souvent un cœur), qui lui donne des feuilles exceptionnellement composées de quatre folioles au lieu des trois habituelles. Il est considéré, dans la civilisation occidentale, comme un porte-bonheur.

Le trèfle à quatre feuilles est aujourd'hui le signe distinctif des modèles haut de gamme de la marque automobile italienne Alfa Romeo (Quadrifoglio, en italien). Avant la Deuxième Guerre mondiale, ce symbole figurait sur ses voitures de course. Le trèfle apparut sur les Alfa Romeo en 1923 quand Ugo Sivocci en offrit un aux pilotes de l'écurie avant le départ de la 14e Targa Florio pour leur porter chance. Il devint ensuite le symbole des "Alfas" préparées pour la course et aux performances améliorées.

Dans certaines tribus, le trèfle à 4 feuilles représente aussi le pouvoir. Ainsi, dans la tribu des Abourés, celui qui trouvait un trèfle à 4 feuilles prenaient le pouvoir de la tribu, jusqu'à ce qu'une nouvelle personne en trouve un.

LE CHIFFRE "4"

- Premier chiffre carré. Seul le " un " le dépasse en importance
- Il signifie " justice "
- Il compose les solides: seuls quatre points sont nécessaires pour définir un tétraèdre dont les quatre faces sont des triangles égaux, image de la solidité
- " Quatre " symbolise le besoin créatif qui sous-tend le cosmos, ainsi que la structure numérique sous-jacente de l'existence
- Le " quatre " complète la série nécessaire pour former la décade sacrée : 1 + 2 + 3 + 4 = 10

Cette série est divine. Elle incarne la puissance créatrice de l'Univers. Maints phénomènes sont censés se présenter par quatre, comme les éléments cosmiques: terre, air, feu, eau.

ÉTOILE À 5 RAMURES


C’est le symbole le plus universel, le plus magique, toujours associé à la spiritualité, à l’origine de grandes illumination sur plusieurs plans, à plusieurs point de vus...

Sceau de Salomon, Symbole des Mages, Symboles du Messie...Symbolise encore, Isis, Vénus, L’Étoile des Rois-Mages, Le Christ, La Vierge Marie... Symbole de la Guerre, de l’Étatisme, de l’Armée...

Dans l’antiquité il est très présent chez les Gaulois, les Romains, les Chinois... Chez les Amérindiens du Nord de l’Amérique,chez les Perses...Elle figure sur les étendards, ou les armoiries... On la retrouve partout!

L’Étoile à 5 ramures prend d’innombrables définitions : Étoile du Berger, Étoile des Marins, et même Étoile de la Wicca...

L’étoile à 5 branches peut représenter n’importe laquelle étoile, ou astre ou source de lumière céleste...

L’Étoile à 5 branches est un symbole utilisé par les Pythagoriciens, par les premiers chrétiens (les 5 plaies du Christ), symbole du microcosme (l’homme de Vitruve), du féminin sacré (Vénus), la symbolique franc-maçonnique (l’étoile flamboyante avec le G au centre signifiant Gnose ou Connaissance), et ainsi de suite...

L’Étoile à 5 branches, la « Ultima Stelle », surnommée aussi « L’Étoile immaculée », est dépourvu de cercle, et est débarrassée des segments intérieurs. Pour les chrétiens c’est évidemment la « Stella Maris », l’étoile indiquant Marie... C’est aussi l’étoile utilisée par les francs-maçons, ou plusieurs corps de forces armées...

Les occultistes la réfèrent le plus souvent à L’Étoile du Matin... Donc elle peut représenter Lucifer ou même Vesper... Elle est aussi identifié à Vénus, ou Sirius?

L’Étoile à 5 branches telle qu,elle est figurée aujourd’hui fut sans doute créé à partir du pentalpha, mais les deux figures n’ont pas vraiment les mêmes significations ni les mêmes fonctions... L’étoile à 5 branches représente le plus souvent, le Messie, la Foi, Marie, ou Vénus ou autres déités, généralement afin de s’identifier à un groupe, une appartenance religieuse ou politiques ou autres... Ce qui explique qu’on rencontrera surtout cette étoile sur les étendards, drapeaux, armoiries... Elle est présente partout dans le monde... Sera l’étoile de Mao, ou la Stella Maris des Acadiens, ou l’étoile de l’Armée Américaine, etc... Il apparaît qu’elle est souvent utilisé pour signifier un groupe distinct, par exemples un état, une autorité, un ministère... Comme c’est justement le cas sur le drapeau américain ou les étoiles signifient les états réunis... Même chose pour le symbole de l’Europe Unis! Les étoiles symbolisent chacun des membres de cette union...

Les pentacles, quant à eux, ont une tout autre fonction... Depuis ses origines le pentacle est utilisé pour les sciences, les arts, et la magie..

Les mots pentacle, pentagramme et pentagone sont souvent utilisés dans les domaines aussi variés que les mathématiques, les religions, l’ésotérisme, la magie, etc. Il s’agit d’un symbole puissant car il représente des croyances fortement ancrées dans les cerveaux humains depuis des siècles. Le plus souvent les pentacles sont créé à partir d’une étoile « pentalpha »... L’Étoile à 5 branches...

ORIGINES DE L'ÉTOILE À 5 BRANCHE ET DU PENTAGRAMME...

On trouve des pentagrammes dès la préhistoire. 

Le pentagramme apparaît en Mésopotamie vers 3000 avant notre ère, en tant que signe sumérien « UB » qui signifie « coin, angle, régions ». Dans la période du cunéiforme (vers 2600 avant notre ère), il représentait les cieux (« Kibratu » en akkadien) ainsi que les quatre directions de l’espace (avant, arrière, gauche, droite) ; la cinquième pointe représentant le « dessus ». Les quatre directions correspondraient aussi aux planètes alors connues : Jupiter, Mercure, Mars et Saturne ; Vénus (Ishtar, Ninanna et Inanna), la Reine des Cieux étant représentée par la pointe supérieure.

Il semble que le pentagramme était le signe de reconnaissance entre initiés pythagoriciens (à partir de 530 av. J.-C.).

« Le divin Pythagore (...) ne mettait jamais en tête de ses lettres, ni 'Joie' ni 'Prospérité' ; il commençait toujours par Hugiaine ! (υγεία Santé). (...) Voilà pourquoi le triple triangle enlacé, formé de cinq lignes [le pentagramme], qui servait de symbole à tous ceux de cette secte, était nommé par eux 'le signe de la santé' ».

Dans le Timée, Platon associe les quatre Éléments aux quatre polyèdres, dits solides platoniciens (cube/Terre, icosaèdre/Eau, octaèdre/Air, tétraèdre/Feu), et il donne au Tout la forme du dodécaèdre régulier (Phédon, 110b ;Timée, 55c). En joignant les cinq sommets du pentagone, on fait apparaître cinq triangles isocèles en forme d'étoiles à cinq branches : le pentagramme ou pentalpha6. Le dodécaèdre présente cinq angles de 108 degrés.

Euclide, dans ses Éléments de géométrie (vers 300 av. J.-C.), expose les propriétés du pentagramme et du décaèdre, dans les livres IV, 11 et XIII, 17. 

Le pentagramme fut pour les gnostiques, le symbole des cinq Éléments (esprit, terre, eau, feu et air).

À l'époque du second Temple, le pentagramme est utilisé avec l'hexagramme ; on le trouve, sur un relief de la synagogue de Capharnaüm (II° ou III° s.), associé à un hexagramme et un svastika.

Un exemple de Pentagramme sur le baptistère de Split (Croatie) datant des premiers siècles de l'ère chrétienne...

Au début du XIII° s., Villard de Honnecourt se servit du pentagramme comme d'un tracé harmonique, une sorte de grille pour dessiner des formes. 

Dans les écrits de magie relevant soi-disant de Salomon (Clavicules de Salomon), à partir de 1245, à Paris, on trouve souvent le pentagramme, avec des noms de dieux et des caractères parfois tracés avec le sang.

Étude de Léonard de Vinci sur le corps humain. « L’homme de Vitruve », vers 1492.

Vers 1492, Léonard de Vinci a représenté l'Homme comme un pentagramme (encore que les positions des membres semblent varier), dans son Étude de proportions du corps humain selon Vitruve.

Les plus célèbres représentations de l'homme-pentagramme se trouvent chez Henri-Corneille Agrippa de Nettesheim dans son fameux livre sur la Philosophie occulte (1510, 1533).

Le pentacle joue un rôle très important dans la symbolique franc-maçonnique, en tant qu'« étoile flamboyante ». Les angles sont remplis de rayons (ou de flammes) et un « G » (dont les significations sont multiples) est inscrit au centre de l'étoile. Celle-ci représente la Lumière sacrée qui guide l'initié, et avec laquelle il doit finir par se confondre.

PENTAGONE
&
ÉTOILE À 5 BRANCHES, pentagramme ou pentacle

Le pentagramme était considéré si magique ou ésotérique qu'il était l'emblème de l'école de Pythagore.

Sa relation avec le nombre d'or comprend une part de mystère telle que cette figure reste un symbole dès que l'on veut suggérer l'occulte.

Un pentacle est un pentagramme encerclé. Le terme est fortement connoté de « magie ».

Un pentagramme est une étoile à cinq branches. On peut l'appeler aussi pentalpha dans la mesure où cette étoile est formée de cinq A enlacés.

Et un pentagone est une figure régulière (polygone) à cinq côtés.

En symbolique, on différencie le pentagramme droit du pentagramme inversé. Ces deux orientations déterminent deux valeurs symboliques contraires. Le pentacle droit (pointe en haut) est supposé bénéfique ou neutre, le pentacle inversé (pointe en bas) est dit maléfique ou diabolique.

Pentagramme droit : l'Homme positif

Pentagramme inversé : l'Homme négatif

En symbolique, on différencie aussi le pentagone régulier convexe (pointe en haut, avec lignes joignant les sommets) du pentagone régulier étoilé (le pentagramme classique, avec cinq lignes qui se croisent cinq fois).

Ces deux formes déterminent deux significations symboliques complémentaires. L'étoilé représente plutôt l'Homme en acte, réalisé, subtil, initié, vibrant ; le convexe représente plutôt l'Homme en puissance, potentiel, grossier, profane, inerte. Dans les deux cas, c'est le microcosme, le petit monde naturel, l'Homme comme réduction du Monde, à la fois Nature et Esprit. Le Monde, lui, est figuré par l'hexagramme, ou sceau de Salomon, un hexagramme étoilé (six pointes).

Pentagone régulier convexe : l'Homme profane
Pentagone régulier étoilé : l'Homme initié

Éliphas Lévi reprend cette opposition traditionnelle, qui fait du pentagramme le symbole graphique du microcosme (l'Homme naturel) et de l'hexagramme (sceau de Salomon) le signe graphique du macrocosme (le Tout, à la fois Esprit et Nature) :

« Le pentagramme est ce qu'on nomme, en kabbale, le signe du microcosme (...). Le grand Symbole de Salomon (...) : l'unité du macrocosme se révèle par les deux points opposés des deux triangles... Le triangle de Salomon (...) : ces deux triangles, réunis en une seule figure, qui est celle d'une étoile à six rayons, forment le signe sacré dusceau de Salomon, l'étoile brillante du macrocosme ».

Pentagramme droit : le microcosme

Sceau de Salomon : le macrocosme

Nœud pentagrammatique gravé sur un talisman

Diverses variantes existent, pour le pentagramme étoilé. Il peut être inclus dans un cercle : on a alors le pentacle. Il peut être tracé avec des lignes qui, en se croisant, passent tantôt dessus tantôt dessous : on a alors le nœud pentagrammatique. Il peut donner aux angles la forme de la lettre alpha : on a alors le pentalpha. Il peut porter des flammes : on obtient alors l'étoile flamboyante.

Le pentagramme peut être gravé, dessiné ou brodé sur de petits supports variables et transportables sur soi, la figure peut exprimer des idées ou des êtres idéalisés. Le pentacle est censé faire entrer en « résonance » son porteur avec la puissance universelle figurée.

Le pentagramme droit :

Certains affirment qu'en Europe, ce serait un symbole païen en rapport direct avec le principe féminin universel ou Féminin sacré (les anciennes civilisations vouaient un culte à la nature et à la terre nourricière), qu'il aurait été dénaturé en symbole satanique par l'Église, afin d'éradiquer le paganisme et de convertir les populations au christianisme.

Cette théorie peut être nuancée :

le flou du terme « symbole païen » : l'Europe n'est pas composée d'une civilisation « païenne » unique utilisant les mêmes symboles ;

l'absence totale de pentagrammes en dehors des ouvrages de magie, ce qui prouve qu'il ne s'agit que d'un symbolisme réservé à des groupes restreints utilisant une symbolique d'inspiration antique (pythagoricienne notamment) ;

dans ce cadre, le symbolisme sexuel du pentagramme n'est pas celui de la féminité, mais de l'androgynie, le nombre cinq signifiant, chez les pythagoriciens, la somme du pair (féminin) et de l'impair (masculin), donc le mariage.

Le pentagramme inversé :

Il est utile d'apporter comme thèse que la cinquième branche représenterait l'esprit, l'âme ou une forme quelconque de spiritualité en tant que cinquième élément. Ainsi, la représenter en bas signifierait en fait principaliser soit le diable, soit le mal. On peut aussi y voir un rejet de la spiritualité et de son élévation, pour adopter une pensée plutôt matérialiste. Il y a aussi d'autres utilisations possibles en sorcellerie par exemple en cherchant à augmenter ses avoirs ou à matérialiser une pensée. L'idée qui y est associée est que l'énergie est posée sur le monde physique, plutôt que l'inverse (pentacle droit).

Il a aussi été utilisé en amulette par Gerald Gardner dans son mouvement wiccan pour représenter un membre qui pratique la sorcellerie. Les membres du premier degré portant le symbole à l'endroit, du second à l'envers.

Aussi, dans cette position, il représenterait Satan, le Bouc dans le milieu satanique théiste, qui pourrait rappeler le dieu Baphomet dans d'autres organisations. En effet, il peut, avec un peu d'imagination, représenter la tête d'un bouc : les deux cornes (en haut), les oreilles pointues (latérales) et la barbichette (en bas). Le bouc est associé à la nature et au symbole masculin (à l'opposé de la Déesse). Cependant, le dieu cornu est représenté dans un pentacle droit, mêlant le symbole des cinq éléments, 5 sens, et l'élévation spirituelle, avec les cornes de fertilité. Jamais avec un pentagramme inversé.

Le pentagramme, figure géométrique


La meilleure façon de penser le diagramme (ses propriétés comme son symbolisme), c'est, quand même, de connaître ses caractéristiques mathématiques, géométriques.

Le pentagramme est constructible uniquement avec une règle et un compas. On peut ensuite à partir de cette construction obtenir une étoile à cinq branches non régulière (non traçable en cinq traits).

Cette figure est liée au nombre d'or et au triangle d'or. Dans le pentagramme étoilé, on peut déceler de nombreux triangles d'or obtus (comme ceux formés par deux côtés et une diagonale) ou aigus (comme ceux formés par deux diagonales et un côté). Le découpage fait aussi apparaître de nouveaux triangles d'or dont la taille a été divisée par φ ainsi qu'un nouveau pentagone dont la taille est divisée par φ².

Pentagramme et Homme : anthropologie

L'interprétation la plus courante et la plus universelle voit dans le pentagramme une figuration de l'homme avec ses cinq extrémités : deux bras, deux jambes, en haut la tête. Cette grille de lecture est particulièrement explicite dans les figurations où l'Homme est représenté jambes écartées et bras horizontaux.

Éliphas Lévi, champion du néo-occultisme, établit l'identité du pentagramme avec l'Homme et développe l'aspect magique :

« Adam, c'est le tétragramme humain... Le pentagramme exprime la domination de l'esprit sur les éléments, et c'est par ce signe qu'on enchaîne les démons de l'air, les esprits du feu, les spectres de l'eau et les fantômes de la terre... Le pentagramme est ce qu'on nomme, en kabbale, le signe du microcosme... Paracelse, ce novateur en magie qui a surpassé tous les autres initiés par les succès de réalisations obtenues par lui seul, affirme que toutes les figures magiques et tous les signes kabbalistiques des pentacles auxquels obéissent les esprits se réduisent à deux, qui sont la synthèse de tous les autres : le signe du macrocosme ou du sceau de Salomon et celui du microcosme, plus puissant encore que le premier, c'est-à-dire le pentagramme... »

Omraam Mikhaël Aïvanhov établit aussi l'identité du pentagramme avec l'Homme et développe l'aspect moral, initiatique :

« Notre Maître en Bulgarie Peter Deunov nous disait que l'homme représente le pentagramme vivant et il nous a donné une règle. Le pentagramme représente l’homme parfait qui possède les cinq vertus parfaitement développées [sagesse, amour, vérité, justice, bonté]. À un autre point de vue, il représente aussi les cinq sens : toucher, goût, odorat, ouïe et vue ».

Pentagramme et Éléments : cosmologie

Le pentagramme, sans contradiction avec sa signification d'Homme, peut aussi porter la signification cosmique des divers Éléments. L'Homme, alors, est mis en analogie avec le Monde, et des correspondances s'établissent entre tête et esprit (ou éther), etc. C'est la théorie des analogies et correspondances.

Selon Hildegarde de Bingen, dans son « Livre des œuvres divines » (1174), la tête correspond au Feu, la poitrine à l'Air, le ventre à la Terre, molle et féconde, et les pieds à l'Eau, car les fleuves coulent sur la terre.


L'esprit

L'esprit symbolisé sur le pentacle est associé aux transformations spirituelles, à la neutralité, à l'engendrement de la création (donc à l'engendrement des autres éléments). Il est soit conjoint avec le Feu et l'Eau, qui ensemble forment la majeure partie de la combustion cellulaire nécessaire à la vie, ou encore à la Terre et l'Air pour un système plus écologique.

Considéré comme supérieur aux autres éléments, il déterminera par sa position supérieure l'orientation morale positive du détenteur. Il situe aussi l'énergie finale vers le macrocosme (ici comme étant l'univers). Il est à la fois masculin et féminin.

Le feu (mâle)
Le Feu est généralement conjoint avec l'air et l'esprit pour renforcer le côté mâle, ou encore opposé latéralement à l'eau par la barre horizontale pour stabiliser; il représente l'action, la force, la puissance surtout destructrice.

L'air (mâle)
Généralement conjoint en opposition avec la terre pour stabiliser l'énergie, il représente le raisonnement actif, l'intelligence, la puissance surtout créatrice. Il peut aussi être conjoint avec l'Eau et l'Esprit.

L'eau (femelle)
Généralement conjointe avec la terre et l'esprit pour renforcer le côté féminin, elle (féminine) représente la passivité, la douceur, la magie et la puissance surtout magique.

La terre (femelle)
Elle représente le raisonnement passif, l'endurance et la solidité, la puissance surtout absorbante et physique.et l'amour.

Les pentacles et les talismans sont des figures symboliques réalisés à partir de formes géométriques et de lettres de l'alphabet sacré.

C'est en général une médaille métallique sur laquelle est gravée une sentence sacrée mais ils peuvent aussi être réalisés sur des parchemins végétaux ou animaux.

Si le PENTACLE a un caractère impersonnel, le TALISMAN est fait spécialement pour celui qui le porte ou il est consacré par lui et est strictement personnel.

Historique:

Le pentagramme est arrivé à représenter la magie grise ou blanche aux yeux de nombreux chrétiens. On trouve déjà cette figure dans la Grèce antique, où elle servait de talisman ou de signe de géométrie sacrée. Le mot pentagramme vient du grec et signifie "cinq lignes", mais l'usage du symbole est encore antérieur. Le mot grec pourrait lui-même venir de la Mésopotamie, où le symbole, en usage à partir de 3000 avant J-C, aurait signifié "étoile" ou "corps céleste".

En Égypte, le pentagramme à 5 pointes à l'intérieur du cercle représentait le duat ou monde souterrain.

Dans la tradition chrétienne, le pentagramme était autrefois utilisé pour représenter les cinq blessures ou stigmates du Christ. Pour les pytagoriciens, les 5 pointes représentent les 5 éléments classiques: le feu, la terre, l'air, l'eau, et l'idée ou chose divine. Les pythagoriciens voyaient aussi dans le pentagramme l'expression de la perfection mathématique et avaient compris entre autres choses que le pentagramme cachait dans ses lignes le Nombre d'Or: 1,618.

Dans les cercles de magie noire ou dans le symbolisme satanique, le pentagramme est inversé, la pointe solitaire dirigée vers le bas. Dans cette présentation, il est censé représenter la tète de Baphomet, avec les deux pointes supérieures correspondant à une paire de cornes. Son utilisation comme symbole satanique semble plutôt moderne, sans qu'on lui connaisse d'usage précédent dans les temps anciens.

Dans la tradition hébraïque, le pentagramme à 5 pointes est lié aux 5 livres du Pentateuque, les 5 premiers livres de l'ancien Testament.

Pour certaines sources, le pentagramme est aussi connu comme l'étoile ou le sceau de Salomon. Il est utilisé dans les traditions et les rituels magiques arabes aussi bien que dans les rituels juifs. La première mention de pentagramme en langue anglaise figurerait dans la légende arthurienne de 1830, "Sire Gauvain et le chevalier vert", où le bouclier de Gauvain porte un pentagramme en guise de blason.

Chez les tziganes, elle représente l'étoile de la connaissance...

Vénus et le Pentagramme

« Le cercle qui l’entoure n’a ni commencement ni fin. Il représente l’infini et l’éternité. Une autre signification peut nous renvoyer au fait qu’il existe une vague similitude de forme avec la morphologie humaine : un corps, bras et jambes écartés. En conséquence, le pentagramme inscrit dans le cercle est le symbole de l’être humain en relation avec l’infini. » – Doreen Valiente, Witchcraft for Tomorrow.

Le pentagramme, ou pentalpha ou pentangle, est désigné en latin par les termes pentagulum et pentaculum, mais également par signum Pythagoricum, « signe des pythagoriciens », signum Hygae, « signe d’Hygée » (voir « Hugiaine ! » qui était le mot de passe des adeptes pythagoriciens selon Lucien, Pro lapsu 5) ou encore signum salutatis, « signe de la Santé ».

PYTHAGORE, ET LE PENTAGRAMME...

Quoique le divin Pythagore n’ait pas jugé à propos de nous laisser aucun de ses ouvrages, on sait néanmoins, autant qu’il est permis d’en juger par Ocellus de Lucanie, Archytas, et ses autres disciples, qu’il ne mettait jamais en tête de ses lettres, ni « joie » ni « prospérité » ; il commençait toujours par « Hugiaine ! » (bonne santé).

En effet, tous ceux qui sont sortis de son école, lorsqu’ils s’écrivent sur quelque sujet sérieux, commencent par se dire « Hugiaine ! », une bonne santé étant ce qui convient le mieux à l’âme et au corps et renfermant en général tous les biens que l’homme peut désirer. Voilà pourquoi le triple triangle enlacé, formé de cinq lignes (le pentagramme), qui servait de symbole à tous ceux de cette secte, était nommé par eux le signe de la santé. Enfin, ils pensaient que dans « Hugiaine ! », c’est-à-dire la santé, se trouvaient compris eï « joie » et « prospérité », la bonne chance et la joie, tandis que « joie » et « prospérité » ne renferment pas l’idée d’« Hugiaine ! ». Quelques-uns prennent pour symbole le quaternion, qui est leur plus grand serment, et qui forme un nombre parfait, et ils l’appellent le principe de la santé : parmi eux est Philolaüs ».

Ces noms sont choisis suivant la signification symbolique que l’on veut attribuer au pentacle.

Le pentagramme apparaît en Mésopotamie vers 3000 avant notre ère, en tant que signe sumérien « UB » qui signifie « coin, angle, régions ». Dans la période du cunéiforme (vers 2600 avant notre ère), il représentait les Cieux (« Kibratu » en akkadien [2]) ainsi que les 4 directions de l’espace (avant, arrière, gauche, droite) ; la cinquième pointe représentant le « dessus ». Les 4 directions correspondraient aussi aux planètes Jupiter, Mercure, Mars et Saturne ; Vénus (Ishtar, Ninanna et Inanna), la Reine des Cieux étant représentée par la pointe supérieure.

Il était le signe des Pythagoriciens pour qui il représentait l’harmonie, la beauté, la perfection (voir Jamblique, Vita Pyth. XXXIII). Disons quelques mots sur ces fameux pythagoriciens qui firent couler autant d’encre chez les occultistes que chez les étudiants. Au 6e siècle avant notre ère, Pythagore fonde à Crotone une école vouée à l’étude et à l’interprétation mystique des nombres : c’est la Fraternité pythagoricienne qui comprend deux catégories de disciples : les acousmaticiens (attachés aux seuls résultats apportés par une théorie : les auditeurs extérieurs) et les mathématiciens (ce sont ceux qui démontrent les résultats : cénacle intérieur recevant les enseignements). Leur profession de foi semble avoir été : « Tout est nombre ».

Dans la figure ci-dessus, les points A’, C’, E’, B’, D’, nommés dans cet ordre sont les sommets d’un polygone régulier étoilé appelé pentagramme. Ce pentagramme de Pythagore était le sceau de reconnaissance des pythagoriciens. Le rapport d’une diagonale sur le côté du pentagone convexe régulier est égal au nombre d’or Φ [4]

Le pentagramme est en fait un pentagone étoilé constitué à partir des diagonales d’un pentagone régulier, ou pentacle, lequel possède de nombreuses propriétés géométriques et numériques : le rapport de la diagonale au côté est le nombre d’or. Les pythagoriciens semblent avoir étiqueté le Pentagramme de 6 lettres à chaque pointe ou à chaque angle, selon : UGIEIA (Υ Γ Ι ΕΙ Α) parfois raccourci en Υ Γ Ι Θ Α, le Θ représentant la diphtongue « EI ». Nous retrouvons ces cinq dernières lettres chez Alstedius (Encyclopédie Universelle, 1620) et chez Kircher (Arithmologia, 1665). Dans le De Occulta Philosophia(Livre III, chapitre 21) d’Agrippa nous pouvons voir un pentagramme entouré de deux cercles avec entre eux les lettres grecques Υ Γ Ι ΕΙ Α.

On retrouve encore cette disposition dans l’Imagini Degli Dei Antichi de V. Catari, Crotone, 1647 (voir ci-contre) où l’on peut voir une bague avec un pentagramme sur lequel est inscrit SALUS en latin et YGEIA (υγιεια).

Les pythagoriciens attribuaient les éléments au pentagramme de la manière suivante :

. Υ : Hudor (Yδωρ) = Eau
. Γ : Gaïa (Γαια) = Terre
. Ι : Idea (Iδέα) = Idée
. ΕΙ : Heilé (έιλή) = Soleil ou Θ : Therma = Chaleur
. Α : Aer (Aήρ) = Air

« Le pentagramme, inscrit dans un cercle invisible, représente les cinq années d’études et de recueillement qui précèdent l’initiation. Il exprime la quintessence, la perfection réalisée, l’état du connaissant. Les cinq éléments : Terre, Air, Eau, Feu, Éther, correspondent aux cinq branches de l’étoile » 

Dictionnaire des symboles, mythes et croyances, Corinne Morel

Aujourd’hui, l’attribution des éléments aux cinq branches de l’étoile est quelque peu différente, comme nous le montre l’image ci-dessous :

Dans le judaïsme, on appelle le Pentagramme « Étoile de Salomon » qui fut un ancien symbole de la ville de Jérusalem. Il est à noter ici un malentendu concernant le « sceau de Salomon », étoile à 6 branches ou hexagramme, et l’Étoile de Salomon, étoile à cinq branches qui seront utilisés au Moyen-âge comme instruments magiques : « Quel qu’ait pu être le nom sous lequel le pentagramme et l’hexagramme étaient connus, ils ont eu au cours de leur carrière un but précis, et un seul : servir de protection contre les démons. ». 

C’est autour du 14e siècle que l’appellation de « bouclier de David » tend à remplacer celle de « sceau de Salomon ». Le lien entre l’étoile à cinq branches et Salomon se trouve dans le culte de la déesse phénicienne Astarté : « Salomon alla après Astarté, divinité des Sidoniens, et après Milcom, l’abomination des Ammonites… » (1Rois 11:5), or, Astarté est associée à la planète Vénus et donc à l’étoile à cinq branches.

Plus tard, il fut pour les gnostiques le symbole des cinq éléments (esprit, terre, eau, feu et air).

Par la suite, vers les 17e et 18e siècles, le pentagramme deviendra le symbole de diverses écoles « initiatiques » et, sous le nom d’« étoile flamboyante », on le retrouvera comme emblème du grade de Compagnon de la Franc-maçonnerie.

Pour les occultistes occidentaux, ce symbole est considéré comme une représentation ésotérique de la course de Vénus dans le ciel. Nous arrivons là au cœur de ce qui nous occupe. Une « conjonction supérieure » se déroule lorsque Vénus est derrière le Soleil et une « conjonction inférieure » lorsqu’elle est entre le Soleil et la Terre. Lors de cinq périodes synodiques [6] consécutives, si l’on repère les positions apparentes de Vénus par rapport au soleil, nous obtenons un pentagramme approximatif. Le processus en son entier prend 5 périodes de 584 jours (un synode) soit 8 ans et 5 jours.

On appelle par ailleurs Vénus l’Étoile du Matin ou Étoile du Soir, car, étant plus proche du Soleil que la Terre, elle ne peut jamais être perçue qu’à ces heures de la journée. Pendant une période de 247 jours consécutifs, Vénus n’est visible qu’au coucher du Soleil – devenant à ce moment l’Étoile du Soir, Hespéros, Aphrodite –, ensuite elle est totalement invisible pendant 14 jours avant de réapparaître comme Étoile du Matin ou Phosphoros – Lucifer, Étoile de l’Est.

À cause de l’interruption entre ces deux « phases » de sa course, certains peuples de l’Antiquité on cru qu’il s’agissait là de deux étoiles distinctes.

Ce sera au 4e siècle avant notre ère que Diogène Laërte écrira : « et on pense que c’est Parménide qui a le premier réalisé que les Étoiles du Matin et du Soir n’étaient qu’une seule et même étoile. D’autres disent que c’est Pythagore ».

- Le " cinq ", somme de 2 (féminin) et 3 (masculin) symbolise le mariage
- Le " cinq ", comme tous les nombres impairs est un gnomon: il peut se représenter en L
- Curieux, car en lui ajoutant un carré, il donne un nouveau carré: 5 + 4 = 9
- Grande importance du fait de sa position au milieu de la décade
- Sacré par la déesse Aphrodite
- Désigne les cinq solides géométriques réguliers :

Tétraèdre 4 faces
Cube 6
Octaèdre 8
Dodécaèdre 12
Icosaèdre 20

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