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mercredi 5 septembre 2012

LA FORCE (Arcane 11)


Le nom de cet arcane désigne quelque chose de précis mais d’intangible : une force. Seules l’intensité et les conséquences de ce qui est défini comme étant une force peuvent être perçues et mesurées. La puissance est un synonyme de force. Dans la nature, une force se mesure aux tensions et à la confrontation d’au moins deux éléments. Par exemple, un orage peut être qualifié de plus ou moins fort ; or, un orage se produit lorsque des courants d’air chaud rencontrent des courants d’air froid.

Autre exemple, une force se mesure lorsque deux animaux ou individus se confrontent et luttent l’un contre l’autre physiquement, ou intellectuellement dans le cas des humains (force d’argumentations, par exemple). Durant une confrontation, la tension éprouvée ainsi que l’énergie extériorisée génèrent ce que nous appelons force.

DANS LE SENS « ÉLÉMENTAIRE » 

Mots-Clés : Energie, Maîtrise, Volonté.  


Cet arcane est symbole de courage et de force liée à la féminité. C’est dans la maîtrise de soi et de ses énergies que l’on peut puiser de la force. 

SENS POSITIF
Cet arcane est synonyme de détermination, de persévérance et de résistance dans l’action. Elle véhicule des valeurs telles que le discernement, la maîtrise de soi et la sincérité. 

Tirage amoureux : vie intime exaltante, sentiments sincères et profonds, relations durables et fidèles. 

Tirage professionnel : nécessité d’agir sur le long terme, persévérance requise pour réussir dans le travail, énergie et motivation. 

Tirage financier : situation satisfaisante, rentrées d’argent. 

Tirage vitalité : énergie et force. 

Message de l’arcane : la Force vous encourage à vous lancer dans l’action, à surmonter les difficultés en usant de détermination et de résistance. Sachez avoir confiance en votre potentiel. Rien ne sert d’écraser l’autre pour parvenir à ses fins. Une main de fer dans un gant de velours est une recette bien plus payante sur le long terme. 

Avec cette lame, il est question de contrôle, d'auto discernement, de triomphe, de vigueur et de vitalité. Le succès est garanti à condition de lutter pour une juste cause. La victoire est facile et les difficultés sont surmontées sans peine. 

Résumé : résistance, force morale, courage, intrépidité, ambition, générosité, sincérité, activité intense, maitrise de soi-même, vertu, calme, victoire facile, réalisations, conquêtes en tout genre.





SENS NÉGATIF
Cet arcane peut aussi être synonyme de faiblesse ou de violence. La Force peut alors user de son pouvoir en excès et se révéler cruelle, impulsive et égocentrique. 

Tirage amoureux : jalousies, rapports de force, sentiments superficiels. 

Tirage professionnel : difficultés au travail, inadéquation entre la personne et le poste, régression professionnelle.
Tirage financier : situation instable, abus de pouvoir. 

Tirage vitalité : perte d’énergie, manque de motivation. 

Message de l’arcane : La Force vous encourage à vraiment prendre le temps de la réflexion lorsque vous communiquez. Il est nécessaire de prendre conscience de ses débordements, d’apprendre à se maîtriser pour vivre des relations plus harmonieuses avec les autres. 

Dans ce cas, elle peut soit exprimer la faiblesse, l'incohérence, c'est-à-dire que toutes ses vertus se trouvent atténuées ou deviennent leur contraire, soit elle peut signifier l'excès de ses qualités se transformant ainsi en défauts tels la violence, le risque, l'orgueil, la tyrannie, l'égocentrisme, la colère.

LA FORCE indiquer une incapacité à se remettre en question,  un manque d’autonomie et une tendance à se conforter dans des certitudes préétablies ou insensées.

Résumé : emportements, entêtement, cruauté, violence, insensibilité, impulsivité, guerre, tyrannie, lutte, discorde, faiblesse, ignorance, égoïsme. 

Synthèse : Avec cette carte le consultant est sur de posséder en lui la puissance et la volonté pour réussir et vaincre tous les obstacles. C'est la puissance acquise grâce à l'effort et à la domination de la force brute qui est en chacun de nous.

OPTIQUE "ÉVOLUTION PERSONNELLE"


Une confrontation peut se dérouler sur le plan individuel. Par exemple, dans le cas de deux désirs contradictoires qui nécessitent d’être assouvis. En cas de résolution du conflit, la force indique la capacité de l’individu à gérer ses propres contradictions (cela peut être une force de volonté, une force de caractère ou une capacité à concilier les contraires) ; en cas de non résolution du conflit intérieur, l’individu se sentira anxieux, insatisfait, mécontent ou alors un symptôme va se déclarer avec plus ou moins de virulence.
Sur le plan de l’existence, ce terme de force relie étroitement à la santé.

En effet, pour être fort, il s’agit avant tout d’être en bonne santé. Pour commencer, il faut être sain physiquement. On qualifie quelqu’un de fort lorsqu’il est bâti solidement et surtout, lorsqu’il est résistant, rarement malade.

La force peut être aussi d’ordre mental. Il s’agit, dans ce cas, d’être sain et équilibré sur le plan psychique pour faire preuve de responsabilité, de résolution et de détermination dans ses actes.

La santé sous-entend d’être en forme physiquement et équilibré psychiquement. Une fois ces conditions remplies, l’individu peut accroître sa force physique ainsi que sa volonté, qui est une force du mental. Avoir la force désigne la vigueur, le courage, la persévérance et, comme vu, la volonté.

Force est synonyme également d’énergie. Chacun de nous profite d’un potentiel énergétique qu’il s’agit de dépenser au mieux. Cet arcane rend attentif à la nécessité d’apprendre la maîtrise de notre force, extériorisée par nos élans de vie, par nos réactions et nos actes. Maîtriser sa force c’est savoir rester sain de corps et d’esprit, ainsi que de savoir agir avec intelligence. Notre élan vital émane de trois sources et se diffuse dans trois directions principales. En effet, l’élan vital est composé d’énergie motrice et sexuelle (les instincts), d’énergie émotionnelle (le sentiment) et d’énergie intellectuelle (la pensée). 

Le nombre de l’arcane majeur la Force est XI soit, 11. Le nombre 11 est symbole d’initiative personnelle, sensée ou insensée. Onze exprime l’indépendance. Je rappelle que 11 a comme nombre nucléaire le 2 (11 = 1 + 1 = 2). Ce nombre signale que 2 a accompli avec succès un cycle complet d’évolution et qu’il en démarre un nouveau. Sur le plan vibratoire, 11 vibre à 20 (le 0 inscrit à droite du 2 vient indiquer la réalisation du cycle d’évolution).

En numérologie, le nombre 11 est considéré comme puissant. 11 est apprécié, voire sacralisé, dans certaines cultures (notamment en Chine et en Afrique), alors qu’il est redouté dans d’autres cultures (dont la nôtre) où ce nombre est assimilé au mal, à la guerre, à l'usage de la force et aux excès en tout genre.

Je rappelle que le nombre 2 (LA PAPESSE) symbolise notamment l'érudition et la pénétration des mystères.  les deux "1" qui forme le nombre 11 serait-il aussi une représentation des deux colonne (Jakin t Boaz) qui se trouve derrière la Papesse? Très certainement, le "2" représente les portes hermétiques qui donnent accès aux Connaissances. LA FORCE est la volonté, et littéralement, la force qui permet d'ouvrir ces portes et de ce donner accès à des pouvoir insoupçonnés. Cela sous-entend encore qu'il faut dompter la bête qui est en nous... Une étape qui peut s'avérer laborieuse...  

Mais ces efforts seront largement récompensés. LA FORCE est nécessairement un arcane "positif", constructif, puisque la Volonté force l’esprit à éveiller, à faire des recherches et à se questionner sur la vie, la mort, vérité... Le nombre 11 signale une capacité de réfléchir par soi-même.

Cette FORCE, cette volonté nous amène à prendre des décisions et surtout à agir.

Sur le plan spirituel, cet arcane enseigne la maîtrise de soi, plus précisément des pulsions et des émotions. L’animal symbolise notre part bestiale originelle soit, les élans instinctifs du corps. L’être humain, de nos jours, a développé considérablement son intellect, ses capacités cognitives. Malgré tout, il reste un animal, certes intelligent. Les élans du corps sont perçus de nos jours comme étant inférieurs, primaires, alors que les élans intellectuels sont considérés comme supérieurs et respectables.

Sur le dessin de l’arcane la Force, on voit distinctement la séparation entre la tête de la femme et son corps, comme si c’étaient deux éléments autonomes, posés l’un sur l’autre. Ce détail est très important (parfois omis dans certains Tarot). Il est possible d’interpréter cette séparation corps-tête de plusieurs façons notamment que cette séparation peut symboliser un conflit entre ces deux parties.

Cette séparation peut symboliser également une difficulté à concilier les élans souvent contradictoires du corps et de l’esprit, ce qui en résulte des comportements bizarres ou inadaptés ou ambivalents ou inconsidérés ou impulsifs ou carrément brusques, violents, etc. 

Cet arcane semble enseigner de quelle manière devenir fort : la tête (la pensée et la volonté) prend le contrôle sur le corps et ses élans. Le corps représente la part sauvage (instinctive) de l’humain. Lorsque ce dernier parvient à apprivoiser et à connaître les élans de son corps, il parvient à le contrôler. Il apprend ainsi la maîtrise de soi. Cette maîtrise de soi permet à l’humain d’accroître sa force.

En effet, en contrôlant ses pulsions et émotions, l’humain économise son potentiel énergétique. Il peut de la sorte accumuler de l’énergie, ce qui le rend de plus en plus fort mentalement et résistant physiquement. Son énergie accumulée grâce à la maîtrise de soi (figurée par le lion tenu docilement entre les jambes de la femme) peut être canalisée vers un but désiré et plus noble, c’est-à-dire, pour le dire autrement, que l’humain apprend à contrôler sa force et à l’utiliser à son gré pour parvenir à ses buts de vie.


OPTIQUE "THAUMATURGIQUE"



Le Nombre 11, "La Force" dans le livre de Thot, première des vertus cardinales, et le centre de la Rota, l'arcane au milieu du Tarot... La dernière étape de la 1ème Colonne du Tarot en "Vis-àVis"... 

Cette  position place cet arcane sous l’influence de la Conscience de notre Ternaire Divin ; il est d’ailleurs composé d’un doublement du Un qui en addition théosophique nous donne (1 + 1 = 2).

L'arcane de la FORCE se retrouve de cette manière face à l'arcane LE PENDU qui débute la suite de la 2ème Colonne.

Ce Nombre comme cet arcane sont placés sous l’influence de Mars. Ce feu Martien sera celui qui permettra soit une plus forte condensation (coagula) dans la matérialité et l’animalité pour cause de violence de brutalité et d’agressivité ; soit une plus forte dissolution (solve) par la domination et la maîtrise des instincts de cette animalité du feu dévorant qui se manifeste sous l’aspect symbolique du Lion, figurant sur cette Lame du livre de Thot, ; Lion dominé par la femme, la faculté volitive (Aishah).

La Table d’Emeraude enseigne sur cette Vertu Cardinale qu’est la Force par la sentence suivante : "C’est la force forte de toute force, car elle vaincra toute chose subtile et pénètrera toute chose solide."

Cette vertu n’est pas celle qui a le pouvoir de changer le monde, mais de changer celui qui parvient à sa maîtrise. Vaincre toute chose subtile, revient à se libérer de l’asservissement des forces psychiques, intellectuelles qui cherchent à s’imposer à nous. Et pénétrer toute chose solide, c’est parvenir à se libérer de l’asservissement des instincts de l’animalité, des passions dominatrices des sens physiques avec ses désirs aliénants qui engendrent une ivresse d’émotions au réveil difficile.

La force qui a pour objet la domination des autres est un feu dévorant, alors qu’à l’inverse la Force qui est l’expression de la faculté volitive se mettant en harmonie avec les lois de la Providence, est un feu fécondant et générateur d’extase, sans qu’il y ait à craindre d’effets négatifs secondaires.

La maîtrise de cette vertu cardinale qu’est la Force, implique une prise de Conscience de ses responsabilités vis-à-vis de plus faibles mais aussi de ceux qui ne maîtrisent pas cette vertu. La force brutale et animalière est de l’ordre de l’inconscient, c’est une domination du libre arbitre par les puissances de la sphère du Destin ; alors que la Force vertu est un attribut de la Conscience, ce qui justifie pleinement la deuxième position de ce Nombre Onze dans ce quatrième ternaire.

Concernant ce Nombre "11" Eliphas Lévi disait : 

"Sur l’un des bras de l’androgyne de Henri Kunrath, on lit ce mot : Coagula et sur l’autre : Solve.

Rassembler et répandre sont les deux verbes de la nature ; mais comment rassembler, comment répandre la lumière astrale ou l’âme du monde ? 

On rassemble par l’isolement, et l’on répand au moyen de la chaîne magique. 

L’isolement consiste pour la pensée dans une indépendance absolue, pour le coeur dans une liberté entière, pour les sens dans une continence parfaite."

Tout homme qui a des préjugés et des craintes, tout individu passionné est esclave de ses passions, et est incapable de rassembler ou de coaguler la lumière astrale ou l’âme de la terre. 

Tous les vrais adeptes ont été indépendants jusqu’au supplice, sobres et chastes jusqu’à la mort ; et la raison de cette anomalie, c’est que, pour disposer d’une force, il ne faut pas être pris par cette force de manière qu’elle dispose de vous. 

La maîtrise de la Force et la pratique de cette vertu cardinale, est donc la grande étape indispensable de l’évolution de l’âme-de-vie. Lorsque l’on injecte le venin de la faiblesse dans un cerveau et dans une âme-de-vie, invariablement le résultat est la paralysie de ce cerveau et l’atrophie de cette âme-de-vie. Ceux qui encouragent les faiblesses de leurs proches ou de ceux qui sont dans leur entourage, sont de même nature que Nahash l’attract originel, cette-ardeur-cupide, qui est à l’origine du péché originel. 

L’initié ( le chiffre 9 - L'HERMITE), après avoir activé ses facultés supérieures, par la Connaissance, elle doit maintenant les éprouver dans l’action, ce n’est qu’à cette condition que l’acquis de cette Connaissance se confondra avec la Conscience, et que l’initié devient théurge ou mage ; la sagesse n’est pas l’immobilisme mais l’intelligence en action.

Pour pratiquer cette Vertu qu’est la Force, nous relèverons qu’il faut avoir préalablement cultivé et maîtrisé ces deux autres Vertus cardinales que sont la Justice (le chiffre 8) et la Prudence (le chiffre 9) ; Justice qui est discernement et Connaissance, Prudence qui repose sur cette Connaissance drapée dans la cape de l’Humilité. (pour en savoir plus au sujet des "Vertues Cardinales" cliquez ici : VC?)

Tout comme chaque Nombre contient tous les autres, une Vertu Cardinale doit se manifester dans un subtil dosage avec les trois autres d’où l’indispensable rôle de la Conscience pour parvenir à l’harmonie d’une Pensée Juste en Vertus, la fameuse Maât en soi. il est intéressant de constater que l’addition théosophique des 11 premiers Nombres nous donne en premier résultat 66, le double signe de l’Amoureux, dans son aspect évolution ou involution.

Celui qui est conscient de sa force mais garde la douceur de la femme, est le creuset de L’univers.

Celui qui connaît l’étendue de son savoir et garde la simplicité dans son coeur, est le modèle du monde.
Étant le modèle du monde, il rejoint le "Tao" et son espace infini.

Celui qui connaît la gloire mais garde son humilité possède la vertu du monde. Étant la vertu du monde, il atteint la plénitude du Tao et revient à l’unité originelle, cette unité d’où provient toute chose. Le Sage participe alors à l’harmonie universelle. Grain de lumière, il se répand dans l’univers et revient à la grande lumière. Et il retrouve l’infini. 

L’excroissance du cou montre que le personnage est masqué, le chapeau écailleux et hérissé désigne le dissolvant universel, le mercure céleste, ici uni au soufre terrestre, l’animal n’est qu’une partie de son corps. Et si vous retournez la carte, vous verrez émerger de volutes d’énergie le visage d’un cyclope, symbole de la force et du pouvoir.

Le 11eme triomphe exprime ainsi le feu secret, cette fameuse “force forte de toutes choses” célébrée par la Table d’Emeraude.


“C’est là le père de l’universel telesme (but, perfection à atteindre) de l’univers vivant, sa puissance est entière quand elle est métamorphosée en terre (substance)” 


Chez Vieville (le plus anciens et authentique Tarot) on peut voir de prime abord une ébauche de lion doté de crocs, mais le cartier, qui peut avoir un trait si précis par ailleurs, n’a pas non plus bâclé son travail.

Il faut relier tous les éléments de même couleur pour tenter de saisir le sens de l’“arcane”, dans le vrai sens de ce mot. L’intérieur de l’animal, sa langue rouge, se “prolonge” dans la robe de ce qui serait certainement un androgyne ou plutôt un hermaphrodite, si le cartier voulait représenter le rebis de l’oeuvre. 

La partie dorée hérissée du chapeau correspond avec la partie supérieure de l’animal qui n’est doté que de 2 crocs et de 2 griffes... à sa queue ! 

On peut donc voir analogiquement le griffon, les 2 pattes soulignent fortement ceci, l’inférieure a même griffé le corps en formation. La carte exprime la réalisation de l’union du ciel (le chapeau) et de la terre (le curieux pied nu). 


La tête de l'animal repose au niveau du sexe de la femme. Cet animal semble apprivoisé et docile. Il regarde en l’air, peut-être en direction de sa maîtresse. Le lion est en soi un symbole du feu, de l’énergie sexuelle et de la puissance de l’instinct. Cette tête du griffon repose au niveau du sexe indique que cette femme est dotée d’un fort instinct sexuel et d’une capacité créative importante.

Effectivement, les élans du corps instinctif sont à harmoniser avec les désirs et la volonté du mental. Il n’est pas question de brider les élans du corps (dont la sexualité) ou de les contenir à outrance, il est question d’apprendre la tempérance pour un accroissement du pouvoir personnel (c’est-à-dire pour un surplus d’énergies physique et mentale), afin de savoir utiliser la puissance de son élan de vie pour agir, pour parvenir à la réalisation de son projet, de ses buts, etc...

Corps et tête doivent, en quelque sorte, s’allier l’un l’autre. Le mental devient le maître mais non un tyran ou un bourreau. Le mental prend les commandes tout en respectant et donc, en restant à l’écoute de son corps (figuré par le lion sur l’arcane la Force).


Grâce à une volonté forte et bien construite, l'initié peut dominer les situations, et s'engager sur la voie de l'initié malgré les épreuves à venir. L'initié trouve dans l'arcane de LA FORCE la détermination et l'énergie nécessite. Il est alors capable de maîtriser et de dompter la force brute, de canaliser ses énergies pour les transformer en force positive. Il a entre ses mains toutes les énergies intellectuelles et spirituelles nécessaires pour avancer et vaincre les obstacles. Il saura s'affirmer et affirmer ses propres raisons, il est sur de lui et maître de lui-même. Il est capable de transformer ses défauts en qualités car il sait s'accepter lui-même. Il est capable de séduire par son intelligence et de dominer les autres et la situation. Il est capable d'extraire la vérité du mensonge, le vrai du faux.

OPTIQUE "INITIATIQUE"

SECRET INITIATIQUE DE L’ARCANE DE LA FORCE 

Considérons que l’initié après avoir explorer les mystères de ce monde et avoir parfait son érudition... Après s’être prêté à la méditation et à la mise en œuvre... Après avoir consentis à des renoncements comme à des ascèses, des sacrifices soi, et des détachements (L’HERMITE), l’initié apprend qu’il est possible de prendre son destin en main (LA ROUE-DE-FORTUNE). Et on remarque à cet effet que personne ne semble tenir la manivelle de la Roue... On remarque aussi que trois animaux sont disposé sur cette roue. L’un stable, l’un allant dans le sens de la descente, l’autre allant vers le haut, dans le sens ascendant... Ces trois animaux semble d’une drôle d’espèce... Plutôt des hydres, représentant symboliquement les 3 destinées... Il apparaît aussi qu’ils sont tous apparenté au « lion »... Ce fameux lion qui figure enfin sur l’arcane de LA FORCE... 

Cela exprime qu’une fois qu’on décide de prendre notre destiné en main, le premier pas à faire c’est vers LA FORCE, c’est à dire, aller puiser dans nos forces insoupçonnées... Notre volonté, notre détermination, notre force de résolution, le pouvoir de décision. 

Il faut dompter la bête, s’en faire notre allié et s’armer d‘une volonté inébranlable! 

Au moment où la FORCE rend en main la manivelle de la ROUE, aussitôt l’initié entre dans le mouvement de la ROUE et sera ainsi entraîner et mis à la renverse (LE PENDU). Cette rotation mis en route, l’initié devra nécessairement se retrouver à voir le monde sous un nouvel angle et cela l’invitera à procéder à une mort initiatique (ARCANE SANS NOM) pour enfin s’engager dans la voie de la transmutation (arcanes 14 à 21), c'est-à-dire la voie de la transformation, de l’épanouissement et de l’accomplissement de l’individu.

MYSTÈRE DU  LION VERT

“La fonction alchimique de la Vierge consiste à tirer partie du sang du Lion Vert, en sorte de le transformer en Lait de Vierge, qui sert à nourrir le Rebis en sorte de la faire évoluer, peu à peu, dans sa forme suprême d'escarboucle des Sages.” 



L’auteur de cette phrase présente une curieuse formulation du processus. Certes la Pierre Philosophale n’est que PUR mercure corporifié, c’est à dire lait de la Vierge : “Le mercure est encore appelé Lait de Vierge (/lac virginis")” (Cf : "Le Mystère des Cathédrales") et “ll n'est rien ajouté à l'eau vierge si ce n'est le feu pour la mûrir.”

Le dit "Lion Vert" est le mercure cru et le "Lion Rouge" est le mercure muri. Cette Vierge errante est recueillie par le “philosophe” qui l’accouche et élève cet Enfant hermaphrodite  né de la fusion du Soleil et de la Lune.

“La Vierge végète jusqu'à ce qu'elle ait reçu l'influx céleste qui l'anime en lui insufflant l'âme divine, et cette âme organise sa substance, s'en revêt et paraît dans le monde comme le Sauveur et le Rénovateur des hommes égarés dans la mort.” (Message Retrouvé) 

lundi 20 août 2012

LES 4 VERTUS CARDINALES


Châtelet-Les Halles fontaine du Palmier

Les 4 vertus cardinales : Justice, Force, Tempérance et chut ! 


Force, Justice, Tempérance et Prudence. Pour vous, amateurs de Tarot de Marseille, ces dénominations ne vous sont pas inconnues... 

En revanche, vous allez me signaler et à juste titre, que « Prudence » n’existe pas dans les cartes dont nous parlons. Enfin, de prime abord, n’est-ce pas… 

Comme à de nombreuses reprises, le Tarot nous joue ici sa fameuse règle du « 3+1 » : 3 visible et 1 invisible ou 3 semblable et 1 différent... 

Mais en attendant de vous en dire plus à ce sujet, je vous propose de lire la définition des vertus cardinales proposée par wikipedia : 

Le christianisme considère que les quatre vertus cardinales jouent un rôle charnière (d’où leur nom de « cardinales », du latin « cardo » : charnière, pivot) dans l’action humaine et parmi les autres vertus. 

La prudence dispose la raison pratique à discerner en toute circonstance le véritable bien et à choisir les justes moyens de l’accomplir ; 

La tempérance assure la maîtrise de la volonté sur les instincts et maintient les désirs dans les limites de l’honnêteté, procurant l’équilibre dans l’usage des biens ; 

La force, c’est-à-dire le courage, permet dans les difficultés la fermeté et la constance dans la poursuite du bien, affermissant la résolution de résister aux tentations et de surmonter les obstacles dans la vie morale ; 

La justice consiste dans la constante et ferme volonté de donner moralement à chacun ce qui lui est universellement dû. 

Les vertus sont des attitudes fermes, des dispositions stables, des perfections habituelles de l’intelligence et de la volonté qui règlent les actes, ordonnent les passions et guident la conduite. Elles procurent facilité, maîtrise et joie pour mener une vie moralement bonne. L’homme vertueux, c’est celui qui, librement, pratique le bien. 

Ce groupe de quatre vertus fut repris par Socrate puis mis en évidence par Platon, suivi par Aristote et les philosophes stoïciens. 

Dans les œuvres littéraires et les œuvres d’art du Moyen Âge et de la Renaissance, les vertus sont généralement représentées sous les traits de femmes. Les vertus sont représentées avec des attributs symboliques, qui varient selon les artistes et les auteurs. Néanmoins certains attributs donnent lieu à de nombreux réemplois, par exemple : 

pour la prudence : miroir, corne d’abondance, serpent ; 
pour la tempérance : deux récipients avec l’eau passant de l’un à l’autre, balancier d’horloge ; 
pour la force : animal terrassé, massue ; 
pour la justice : glaive, sceptre, balance. 

À la Renaissance, certains ouvrages se sont attachés à normaliser ces attributs ou à les recenser tout en fournissant des explications sur leur origine et leur symbolique. Le plus connu est l’Iconologia (1593) de Cesare Ripa, qui sera suivi de nombreux autres livres d’emblèmes. 

En lisant ce qui précède, il est relativement aisé de reconnaitre les vertus dans les arcanes concernées, même lorsque leurs attributs employés divergent quelque peu. 

Ci-dessous, vous pouvez admirer, dans l’ordre d’apparition à l’écran, les lames du Dodal, les Vertus de l’hotel de ville de La Rochelle, les Vertus du tombeau des Ducs de Bretagne dans la cathédrale de Nantes… 

     
C’est la Prudence du Tombeau dit « de François II » de la Cathédrale de Nantes qui sera la plus à même de nous mettre sur la piste de notre vertu cachée du Tarot de Marseille. Preuve supplémentaire, s’il en fallait, de l’étroite corrélation entre alchimie et Tarot. 

         

Force                          Justice                         Tempérance

Je vous conseille au passage la visite de l’excellent site « hermetism » pour plus d’informations sur le sujet de l’alchimie et de ses représentations dans l’architecture française. 

En attendant, ne faisons pas durer le suspense plus longtemps et voyons ce que cache la belle Prudence de Nantes sous sa coiffe… 
   

Édifiant, n’est-ce pas? 

Le voici donc démasqué, notre « Prudent » du Tarot ! Prudence, qui est par ailleurs un des principaux mots-clé attribués à cette lame VIIII, ce qui n’est certes pas un hasard. 

Ici, point de miroir ou de serpents, même si certaines éditions récentes du Tarot dit de Marseille n’ont pas hésité à ajouter un de ces reptiles autour du bâton de l’Ermite le transformant ainsi en caducée. 

Pour autant, l’allure singulière de ce noble personnage intrigue. Il semble aller à contre-sens du sens de lecture communément admis comme étant de gauche à droite. Pour ma part, il me plait de penser qu’il avance grâce à son miroir qui, s’il n’est pas ici représenté de manière tangible, est subtilement suggéré par ce mouvement de « conduite au rétroviseur ». 

Fulcanelli, alchimiste, nous indique à propos du miroir dans l’ouvrage « les Demeures philosophales » que : 

« c’est l’ouverture à la Vérité et c’est dans celui-ci que les maîtres voient la nature à découvert car la nature ne se montre jamais d’elle-même au chercheur, mais seulement par l’intermédiaire de ce miroir qui en garde l’image réfléchie. » 

C’est que le miroir n’est pas ici symbole de vanité mais de l’examen de conscience qui doit présider à toute action sage : l’homme prudent doit être capable d’introspection et de réflexion. C’est le principal message dont est porteur ce neuvième « arcane »… 

Pour une vue plus étendue du tombeau, je vous invite à visiter le lien suivant : Fulcanelli et les symboles alchimiques des statues du tombeau de François II à Nantes

On peut noter que Court de Gebelin (1725-1784) attribuait, quant à lui, la vertu de Prudence à la carte du Pendu XII. Pourquoi pas ? Pour ma part, et pour finir sur une boutade, je dirais que si Le Pendu avait été vraiment prudent, il ne se serait peut-être pas retrouvé dans une si inconfortable situation ! 

Plus sérieusement, je ne prétends pas, encore une fois, détenir la « seule Vérité incontestable ». En cela au moins, je me démarque d’auteurs moins « prudents » et me satisfais simplement de partager avec vous quelques pistes de réflexions. 

HISTOIRE DES 4 VERTUES CARDINALES 

Les premiers écrits au sujet des vertus humaines sont l’œuvre des philosophes grecs. Dans « La République », Platon (427-348 avant Jésus-Christ) distingue déjà quatre vertus principales : la sagesse (Livre IV, 428b-429a), le courage (Livre IV, 429a-430c), la tempérance (Livre IV, 430d-432b) et la justice (Livre IV, 432b-444a). 

Platon rapproche la sagesse de la connaissance. Selon lui, être sage c’est être de bon conseil et c’est la connaissance qui permet d’être de bon conseil. Le courage n’est nécessaire qu’aux auxiliaires des chefs d’état qui sont les gardiens et les défenseurs de la cité. La tempérance est partagée par tous les citoyens. Grâce à cette vertu l’homme maîtrise ses passions. L’harmonie entre les citoyens est ainsi favorisée. Platon met au dessus des autres la quatrième vertu : la justice. Elle est en même temps la condition des trois autres mais aussi la plus difficile à trouver. 

Aristote (384-322 avant Jésus-Christ) dans « Ethique à Nicomaque » utilise une distinction différente. « Nous distinguons, en effet, les vertus intellectuelles et les vertus morales : la sagesse, l’intelligence, la prudence sont des vertus intellectuelles ; la libéralité et la modération sont des vertus morales ». (Livre I, chapitre 13). Il met à part la justice qu’il considère comme la plus haute des vertus. Un peu plus loin, il précise la signification de la vertu. « Ainsi donc, la vertu est une disposition à agir d’une façon délibérée consistant en un juste milieu relative à nous, laquelle est rationnellement déterminée et comme la déterminerait l’homme prudent ». (Livre II, chapitre 6). Il passe ainsi en revue une dizaine de vertus. Parmi celles il décrit : Le courage est un juste milieu entre la peur et la témérité. La libéralité est un juste milieu entre l’action de donner et celle de recevoir des richesses. La magnanimité est un juste milieu entre la pusillanimité et la vanité. La tempérance est le juste milieu par excellence. Ces vertus deviennent ainsi des formes de prudence. 
Les vertus principales sont ainsi plus que trois : la justice, la prudence et la sagesse. L’intelligence n’est qu’une vertu mineure. 

Cicéron (106-43 avant Jésus-Christ) dans « De finibus » reprend à son tour la doctrine des quatre vertus principales. « L'autre genre comprend les grandes et véritables vertus, filles de notre liberté, telles que la prudence, la tempérance, la force, la justice, et les autres de même nature. ». Contrairement à Aristote Cicéron ne privilégie par une vertu par rapport aux autres. Elles ont chacune une fonction particulière mais elles sont tellement liées entre elles et elles participent tellement les unes aux autres qu’on ne peut pas les séparer. (Livre V) 

Saint Ambroise (environ 340-397) dans « De officiis ministrorum » est le premier auteur chrétien à fixer la liste des vertus cardinales : la tempérance, la justice, la prudence et la force. Le terme « cardinale » vient du latin cardo, « le gond ». C’est autour de ces vertus que pivotent toutes les autres comme autour d’un gond. 

À son tour, Saint Augustin (354-430) dans un ouvrage intitulé « DES MOEURS DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE ET DES MOEURS DES MANICHÉENS », au chapitre XV nous donne ce qu’il appelle une définition chrétienne des quatre vertus cardinales. Le texte constitue une synthèse entre les vertus cardinales et les vertus théologales. 

« Si la vertu est le chemin du bonheur, que peut être la vertu sinon amour souverain pour Dieu ? Quand donc on dit qu'elle est quadruple, je crois qu'on l'entend des divers états de cet amour. Ces quatre vertus, plaise à Dieu que leur efficacité soit dans tous les Cœurs, comme leurs noms sont dans toutes les bouches ! 

Voici comme je les définis sans hésiter : LA TEMPÉRANCE, c'est l'amour se donnant tout entier à l'objet aimé; LA FORCE, c'est l'amour supportant tous les maux à cause de l'objet aimé; LA JUSTICE, l'amour soumis au seul objet aimé, et par suite régnant sur tout le reste avec droiture; enfin, LA PRUDENCE, c'est l'amour faisant un choix judicieux de ce qui peut lui être utile à l'exclusion de ce qui peut lui être nuisible. Et cet amour, nous avons dit que ce n'est pas l'amour de n'importe quel objet, mais uniquement l'amour Divin, c'est-à-dire l'amour du souverain bien, de la souveraine sagesse, de la concorde souveraine. 

Je pourrais donc encore redéfinir ces vertus : LA TEMPÉRANCE c'est l'amour se conservant intègre et incorruptible; LA FORCE, c'est l'amour supportant facilement tout à cause de la Foi; LA JUSTICE, c'est l'amour au service de l’équité et de la paix. LA PRUDENCE, c'est l'amour discernant judicieusement ce qui peut nous aider à arriver au divin ou ce qui peut nous détourner de lui. » 

Dans les œuvres d’art les vertus cardinales sont représentées sous les traits de femmes portant les attributs suivants :

LA TEMPÉRANCE: deux récipients avec de l’eau passant de l’un à l’autre
LA FORCE: le glaive
LA JUSTICE : la balance
LA PRUDENCE: miroir et serpent 


LES VERTUS CARDINALES ET LE TAROT 


Parmi les 22 arcanes majeurs du tarot de Marseille, on retrouve 4 arcanes pouvant peut-être avoir la même signification symbolique que les 4 figures des Vertus Cardinales. Ces 4 arcanes sont : La Justice (arcane VIII), L’Hermite qui représente un vieux sage dont la voie est celle de la prudence (arcane IX), La Force (arcane XI) et Tempérance (arcane XIV).

Les 4 vertus cardinales sont bien expliquées dans « La chrysopée du Seigneur » attribuée à Raymond Lulle. Je vous en donne l’extrait :

"Dans l'Homme, les Éléments susceptibles de faire débuter l'œuvre, sont les Quatre Vertus Cardinales, savoir: Force, Prudence, Tempérance et Justice.

Le Sage qui a su développer en son Âme ces Quatre Vertus est assuré, de par leur présence même, de voir se développer en lui, à leur tour, les trois Vertus Théologales, savoir : Foi, Espérance et Charité.

Ainsi, la pratique suivie et attentive des Vertus Cardinales, génère et suscite l'action des trois Vertus supérieures. À leur tour, lorsque nos trois Principes supérieurs sont définitivement acclimatés en nous, ils s'empressent d'éveiller d'autres présences, celles des Puissances de la dyade suprême : Intelligence et Sagesse.

Et à leur tour, ces deux grâces divines en éveillent une autre en nous : celle qui ne saurait être exprimée par des mots et des images. En cette dernière est toute la Béatitude promise aux élus, par elle, nous participons, créatures, à la Vie Divine.

Il serait vain de croire que la pratique d'une seule Vertu soit susceptible de générer les suivantes. De même que l'enfant naît du père et de la mère, de même que l'Esprit-Saint procède et du père et du Fils, de même une Vertu ne procède que de deux autres. Ainsi, sur l'Arbre de notre Connaissance.

La première Vertu qu'il importe de développer en nous est celle de la Force. Car comment pouvons-nous nous attaquer à une telle entreprise si nous ne sommes pas, par avance, assurés de la mener à bien ? Il faut donc être fort ; fort contre le monde, fort contre nous, fort contre nos Vices.

La seconde Vertu à développer est la Prudence, car elle nous enseignera à nous défier du Monde, de nous-mêmes, des ruses subtiles des Vices, nos Ennemis conscients et subtils. Car, encore une fois, il ne faut point voir ces Vices comme des réactions instinctives et mécaniques de notre propre Chair. Sans doute, celle-ci sert de véhicule et de canal à ces réactions. Mais celles-ci sont inspirées par l'Esprit Démoniaque qui habite en elle, puisqu'il en est à la fois l'auteur et l'animateur. C'est par elle que l'Esprit des Ténèbres s'exprime ; et lorsqu'il la fait vibrer à sa guise, ainsi que la viole sous les doigts du ménétrier, nous devons, en tant qu'esprit libre, nous défier de tout ce qu'elle apporte de suggestions diverses, compliments ou reproches, conseils ou négations, tout ce qui semble présenter une justification de la prééminence de la Chair sur l'Esprit, tout est à rejeter. Voici la Vertu de Prudence.

De la pratique commune de ces deux premières Vertus, Force et Prudence, naîtront respectivement deux autres : Tempérance et Justice.

Lorsque la Force aura tendance à déborder son domaine, que Prudence s'effacera momentanément, Justice apparaîtra. Car, qui dit Justice dit rétribution exacte. Et par une réaction purement mécanique, l'équilibre un instant perturbé se rétablira.

Mais lorsque Prudence l'emportera sur Force, alors Tempérance apparaîtra. Elle a également nom Miséricorde, Douceur, Indulgence, et Pardon. Sur la ligne des deux plateaux, elle s'oppose à Justice, dont la rigoureuse précision ignore les variations suscitées par l'infini amour des êtres pour les êtres, et de Dieu pour eux tous.

Lorsque ces Quatre Vertus Cardinales seront devenues actes de tous les instants, en toi, Fils du Soleil et de la Lune, les Éléments de l'Œuvre seront prêts à entrer dans le jeu des générations supérieures. Alors, dans ton Âme, paraîtront trois hôtes nouveaux, les Vertus Théologales, qui ont nom Foi, Espérance et Charité.

Force était Feu, Justice était Air, Tempérance était Eau, et Prudence était Terre. En cette seconde série, Foi sera Soufre, Espérance sera Mercure et Charité sera Sel.

La Foi naît de la pratique de la Justice et de la Tempérance. Foi, avant tout, prend sa source dans la vérité et la franchise. Lorsque tu possèdes la Vérité, une Certitude, tu crois alors fermement au bien-fondé de ce qui s'y rapporte. Et la solidité de ta croyance est le fruit de ta certitude. Songe alors que la Foi que tu peux susciter chez autrui dépend totalement de la véracité de tes paroles, de tes actes et surtout de tes pensées. Pense juste, pour parler franchement et agir droit. Car Foi est surtout et avant tout Bonne Foi. Foi, c'est Franchise ! Ne mens pas, car le Mensonge tue la Foi. Ce faisant, tu tisses autour de toi-même un voile qui te cache Dieu, suprême Vérité. 

Pour croire juste. il faut imaginer ou agir véridiquement. Ce faisant, tu fais naître en toi-même une Foi, fille de Certitude. Et Certitude est seule Réalité...

Justice et Bonne Foi engendrent Espérance. Car, qui nierait que le Bon Droit, né de Justice, et Certitude, fille de Bonne Foi, sont seuls susceptibles d'asseoir sans crainte ton Espérance ?

Semblablement, Foi et Tempérance font naître Charité. Car la Bonne Foi et la Douceur exigent que nous rendions à autrui ce que nous souhaitons qu'il nous rende. Ainsi naît la Charité, autre aspect de l'Amour des êtres pour les êtres.

Mais Bonne Foi et Espérance font aussi naître Charité et ce pour les mêmes motifs. La Certitude que donne l'Espérance reposant sur la Vérité et sur la Bonne Foi, nous démontre que le but et l'état final des Etres est justement l'Amour de ces mêmes êtres les uns pour les autres. Donc, Foi et Espérance génèrent Charité."

Ici, le Septenaire est établi. En toi-même, Fils du Soleil et de la Lune, ont été successivement générées Force et Justice, Tempérance et Prudence, donnant naissance à Foi, Espérance et Charité.

Issus des Quatre Éléments, Feu, Air, Eau, Terre, se dessinent flamboyants comme des personnages de Vitrail : Soufre, Mercure et Sel des Philosophes!

Les 4 Vertues Cardinales sont nécessairement une des "Clés Fondamentales"...

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Dédié à la prêtresse Majalis