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samedi 3 novembre 2012

L'OPTIQUE "INITIATIQUE"

TAROT INITIATIQUE 
(OPTIQUE « INITIATIQUE »)


LE DOMAINE « INITIATIQUE »

Il existe tout un ensemble de voies spirituelles, mais il me semble qu'il en existe trois essentielles qui correspondent aux centres énergétiques fondamentaux de l'être : la "Voie de la Conscience" (3ème oeil), la "Voie de l'amour et du sacrifice" (le Coeur), la "Voie de la Transmutation et de la Puissance" (le hara/Grotte Sacrée, sexe).

La Voie de la Conscience a été particulièrement développée dans le bouddhisme : la cessation de la souffrance du moi, par l'arrêt des désirs, mais aussi l'arrêt des pensées dans le calme absolu de la Nature essentielle de l'Esprit.

Les techniques de méditation de type Vipassana ou de claire conscience consistent à être le témoin non interventionniste de tout ce qui se passe à l'intérieur et à l'extérieur de nous. Dans ce calme, l'individu se dissout pour devenir une simple présence "je suis", totalement désidentifié de sa propre personnalité, et atteindre l'état de Śūnyatā, dans lequel il n'y a plus de différence sujet / objet.

La Voie de l'Amour et du Sacrifice a été incarnée, entre autre, par "Yeshua", (le Christ). Il s'agit d'abord et avant de reconnaître le lien que nous avons avec toute chose et l'amour inconditionnel qui en résulte. Il n'y a pas de séparation, il n'y a pas d'être séparé.

Dans ce cas, l'amour pour chacun, et pour chaque chose, m'inonde, puisqu'il n'y a plus de peurs à avoir vis à vis de l'autre. Mais pour vivre pleinement cet amour, pour ne pas en rester à un amour d'ego à égo, où à la fois j'aime mais je veux obtenir quelque chose en retour, il s'agit de sacrifier cet ego à l'autel du divin. C'est pourquoi la voie christique est celle du sacrifice : le sacrifice de l'ego, des désirs, des attachements, de la personne.

Ici aussi, dans cette voie, on atteint la pure présence du "je suis", le "Eyeh Esher Eyeh" du Divin et de l’Éternel qui nous emplit de sa Grâce, et nous amène à vivre l'amour absolu et inconditionnel.

Il existe enfin une troisième voie, la "La Voie de la Transmutation", qui a été moins connue et qui n'a pas donné lieu à des religions exotériques (c'est à dire des religions pour tout le monde, comme le sont le Christianisme, l'Islam, le Judaïsme, l'Hindouisme et le Bouddhisme). Elle prend sa source dans la transmutation de la matière, à partir de la fusion des énergies féminines et masculines.

En occident, cette voie a été justement développée par l'Alchimie (l'art de l'"Alchimie Mystique".), la Magie et les pratiques occultes (Hermès Trismégiste, culture d'Isis), et en orient, ce sont les traditions tantrique et taoïste qui en ont été les porteuses. Elle prend sa source dans la puissance sexuelle et sa transmutation par le Cœur et la Conscience.

Chacune de ces voies, conduit à la suppression et à la transmutation de la souffrance : la Voie Bouddhique (Voie de la Conscience) supprime le désir et développe la Conscience et la Sagesse, la Voie Christique (Voie de l'Amour et du Sacrifice) transcende la souffrance dans le sacrifice de sa personne et dans l'amour inconditionnel, enfin la Voie Alchimique (Voie de la Transmutation) transmute la matière (et l’esprit) dans l'action.

Évidemment, chacune de ces voies emprunte aux autres... Dans la Voie Christique l'amour et le sacrifice est une incarnation de la "Voie de la Conscience". Car la Conscience s’adressera au Coeur, et vice et versa...

Du reste, la "Voie Alchimique" mets aussi l'accent sur la Conscience, la Sagesse et l'Amour, et il semblerait que certains aspects ésotériques de la "Voie Christique" aient pu rencontrer l'alchimie de la transmutation des âmes par la rencontre sexuelle avec le bien aimé (qu'il s'agisse du divin ou de l'être cher avec lequel s'effectue le Mariage Sacré, ces initiatiques "Noces Alchimiques").

Ces dernières années on a pu voir ainsi un rapprochement essentiel entre la "Voie Christique "et le "Tantra". Par exemple, par l'importance nouvelle que prend le personnage de Marie-Madeleine dans les nouveaux courants spirituels, considérée comme la compagne de Yeshua, celle qui lui enseigna la sexualité sacrée (voir à ce sujet "Le Manuscrit de Marie-Madeleine". (Puisse-t-il être possible d’apprendre quelque chose à l’incarnation de Dieu!)

Enfin... à ce sujet on peut aussi lire les livres, plus réservés néanmoins, de J.-Y. Leloup (On pourra lire avec bonheur son roman qui n'en est pas tout à fait un : "Une Femme Innombrable").

Cela dit, pour l'initié, il est clair que toutes ces trois Voies se combinent et font partie d'un tout. Et cela fait dire aux initiés qu'en vérité, toutes ces voies là font partie de la "Voie de la Transmutation"...


D'ailleurs, en vérité il y à 5 sphères dévolution pour l'initié, ce sont 5 routes, "5 voies" qui semblent aller dans le même sens... Des routes qui sont parallèles et qui parfois finissent par se croiser...

Donc à ces trois premières voies desquelles je faisais mention, 2 autres voies s’y  rajoutent... 

Une quatrième, qui n'a été révélée que récemment dans l’histoire, celle que l’on pourrait, à juste titre nommée : "La Voie Luciférienne"... (associée entre autre au pratiques de la magie sexuelle, magie invocatoire, goétie, satanisme, magie noire). Que certains voudraient qualifier de sorcellerie ou de paganisme, ce qui est tout autre... et s’explique dans un tout autre ordre d’idées.

Je reviendrai, au cours de d'autres exposés, sur cette fameuse "Voie Luciférienne", et sur le rôle que joue Lucifer dans l’univers de l’occultisme et de l’initiation, ce porteur de Lumière, prince de la dualité, qui a souvent pris le visage de Satan (l'accusateur) et du Diable (celui qui divise), sinon il prend le visage de l’Anthéchrist, celui que les islamistes nomment le "Dajjal", cet ange déchu qui se manifestera à la fin des temps afin d’aliéner l’humanité!

Les initiés vous diront que la "Voie Luciférienne" est illustré par l’arcane 15 du Tarot, il s’agit alors du "Baphomet", qui fut une représentation symbolique honoré par les Templiers et d’autres initiés lui faisant référence.

Cette voie, qui s'intègre naturellement aux autres, porte sur le travail de l'Ombre, sur tout ce que nous ne voulons pas voir en nous, sur tout ce qui devient la source de nos angoisses et de nos répulsions. Elle a été découverte en Occident, par le travail psychothérapeutique, notamment par Freud, mais surtout par Jung qui en a donné une vision claire en reliant cette ombre individuelle à l'ombre collective inconsciente de nos sociétés, et plus généralement de toute l'espère humaine. 


Attention! Il ne s'agit pas de suivre Lucifer, mais de reconnaître, de pardonner, et d'intégrer, en la transmutant en Lumière, cette part d'ombre qui est en nous. Or, le plus curieusement du monde, on pourrait faire un lien entre la "Voie Luciférienne" et l’utilisation du "Tarot Miroir", c'est-à-dire dans un optique thérapeutique, dans le sens d’une "évolution personnelle"!

Tout de même, il faut comprendre que la "Voie Luciférienne" s’adresse aux individus qui ont développé des affinités avec cet ordre d’idées... Cette "Voie Initiatique" particulière est sans doute inspiré à ces adeptes, par Lucifer même!

Cela dit, il y a en tout et pour tout 5 voies qui ensemble forme "La Voie Initiatique"
Ces 5 Voies distinctes mais alchimiquement en osmose sont ainsi transposées dans les figures du Tarot :

La Voie Bouddhique (Voie de la Conscience) est représentée par LA PAPESSE (2)
La Voie Christique (Voie de l'Amour et du Sacrifice) représentée par L’IMPÉRATRICE (3)
La Voie Alchimique (Voie de la Transmutation) représentée par LA TEMPÉRANCE (14)
La Voie Luciférienne (Voie des Ombres) représentée par LE DIABLE (15) 
Et enfin cette dernière et non la moindre... 
La Voie des Mages (Voie de l’Étoile Internelle, ou de la Lumière Éternelle) représentée bien évidemment par L’ÉTOILE (17)

Cette dernière nous apparaît comme la somme des 4 premières avec en plus cette lumière venant de l’astre révélateur, cette étoile guide qui nous ramène à notre propre lumière intérieure, cette fameuse ÉTOILE internelle... (à ne pas confondre avec certaines sectes du même nom). Les mages proposaient ce cheminement en disant : "LUX AETERNA".

Les dites "Voie Luciférienne" et "Voie des Mages", sont toutes deux protégés de sceaux qui leur assurent un hermétisme complet, impénétrables, à moins de vouloir s’en remettre complètement à Lucifer, où à cette Étoile des Mages d’où provient cette divine Lumière Éternelle!

Mais encore... Il semble qu'il existe depuis toujours une synthèse entre ces différentes voies, afin de former l'union de l'Incarnation, du Cœur et de l'Esprit et d'une manière générale, l'union "intégrale" : alliance du masculin et du féminin (en soi et en couple), union de l'action et de la sagesse, de la relation verticale (vers le divin) et action horizontale (action dans le monde), tout ça allié à la sagesse et à la grandeur d’âme... 

Quoiqu’il en soit, dans tout processus initiatique, l’âme est appeler à s’élever...

Cette synthèse des 5 Voies, en reliant au plus profond des traditions a priori séparées mais pourtant sœurs, permettent d'accélérer le développement individuel et collectif de l'humanité.

L'approche intégrale, s'effectue d'abord à l'intérieur de soi, au plus profond de son être, en reliant tout ce qui est vécu comme séparé et distinct, en réunissant ce qui a été disjoint, voire dissocié. Relier le sexe (et le ventre) au cœur et au troisième œil, relier la base vitale de notre survie immédiate et l'aspiration au divin, aller au delà de l'ego pour atteindre la reliance du cœur, et intégrer même cette part d’ombre à nous mêmes, afin de diminuer le mécanisme de projection, source des peurs et des exclusions de toute nature...

Ensuite, à partir de ce lieu où la Puissance, l'Amour et la Sagesse ne font plus qu'un, il est possible d'amener le travail à l'extérieur de ce temple et ainsi de transformer le monde.

Nous parlons ici de l’initié "accompli", celui-là qui est arrivé à la fin de son cheminement d’initié, de cette route qui est le début d’une autre route sans fin!

Tout initié accompli a fait la découverte qu’il n'a pas été nécessaire pour lui de se soumettre à la Voie Luciférienne ou adopter la Voie des Mages pour parvenir à ses buts... 

Tout véritable initié sait que tout commence par une transformation de soi-même, d’une lente mais profonde métamorphose, de notre être, de notre âme... Et en cela, l’initié s’en remettra avec sagesse à la Voie dite "de la Transmutation", qui est la "Voie Alchimique"... 

C'est le moyen que prennent les initié afin d’opérer des changements en eux, et qui d’une manière ou d’une autre les amèneront à aborder les autres Voies. Car les 5 Voies sont toutes, elles aussi, ni plus ni mois des moyens de transformer le cœur, l’âme et le corps astral de l’initié et de le convertir aux Vérités Immuables.

LA VOIE DE LA TRANSMUTATION


La Voie de la Transmutation propose de changer les souillures en qualités qui leur sont opposées...

La Voie de la Transmutation  fait appel au processus alchimique initiatique présenter par le Tarot, cette voie consiste à transcender le pur et l’impur, ce qui, une fois maîtrisé, est le moyen le plus rapide et le plus facile pour atteindre l’éveil.

Les diverses méthodes utilisent aussi différentes sortes de moyens de progression plus ou moins radicaux : on pourrait comparer à des méthodes pour se débarrasser de l’arbre de l’ignorance, de la souffrance et des négativités...

Certains préconisent d’arracher les feuilles...
D’autres prescrivent la coupe des branches...
D’autres qu’il faut trancher l’arbre à la racine...

Le Tarot propose, sachant pertinemment que toutes les souffrances sont dans les esprits, qu’on doit réaliser directement sa nature profonde, trouver la source du mal et ensuite, éliminer toutes les illusions que cette source génère... Voilà l’approche du Tarot.

La Voie de la Transmutation, permet sans aucun doute de réaliser l’éveil dans cette vie, et il permet même de résoudre l’énigme du secret des destinées!

Quant le Tarot appel un individu à être enfin initié aux mystères de l’alchimie céleste, et que l’aspirant initié est prêt à se laisser guider par l’Étoile des Mage, c’est qu’il est fin prêt à combattre son égo et mettre fin aux cycles de ces karmas...

Le Tarot propose de renaître à la vie avant sa mort! Il enseigne que la mort physique est une illusion, certes, mais il enseigne que le secret est dans l’œuf ! (egg = ego).

Effectivement, il s’agit ici pour l’aspirant initié d’opérer la transmutation alchimique du plomb en or, donc de la métamorphose de son ego en œuf philosophal! De cet œuf philosophal sera tiré la substance qui permet de réaliser le "Grand Œuvre".

L'enseignement secret de "La Voie des Mages"


D’une façon générale, les bouddhas enseignent le dharma conformément à l’esprit de leurs disciples.... De la même manière, LA PAPESSE, et L’ÉTOILE (Les deux Voix du Tarot) enseignent la Voie des Mages...

LA PAPESSE, immortelle déesse, dans son extrême compassion, délivre ces instructions particulièrement profondes, rapides et efficaces transposées en idéogrammes sur les Arcanes du Tarot.

L’ÉTOILE est la lumière qui nous inspire, nous guide, nous éclaire... au cours de notre cheminement, certes, mais elle est aussi et surtout : "La Voix du Bon Conseil".

Le Tarot est l’aboutissement ultime des enseignements des mages ; il s’agit certainement d’une sage voie à suivre... Mais, la "Voie des Mages" fait partie des "enseignements secrets", car il est facile de le mal comprendre, ce qui peut nous amener à commettre de grandes fautes qui produisent des existences misérables dans des états infernaux ; et en ce sens cette sorte d’initiation au Tarot peut s’avérée très dangereuse... Gare surtout à ceux qui prévois s’en servir insouciamment ou à des fins malintentionnées!

C’est pourquoi, cette sorte d’enseignement est réservés à certains initiés seulement, et est généralement considéré comme étant l’"enseignement secret". (Il en va de même pour la "Voie Luciférienne", qui se veut un enseignement hermétique) et, dans ses pratiques les plus essentielles, il n’est transmis qu’oralement et lorsque le moment est venu, par le maître à son disciple.

Enfin, en toute occasions, le Tarot, s’il est mal utilisé ou mal compris, peut effectivement nous amener à commettre de grandes fautes, et bouleverser nos existences, voire les rendre pénibles, malheureuses dans des conditions d’indigence, de déroute, de mal-être... Terrain propice aux troubles physiques et psychologiques...

Il faut le prendre en considération : Le Tarot peut aussi être source de confusions, d’obsessions, de contrariété, d’incompréhension, de sentiment d’impuissance devant les évènements, etc...

Encore une fois, il est difficile de cheminer sur la voie de la libération, c’est à dire, de se libérer des mauvaises habitudes et tendances de son égo...

Le Tarot demandent d’entreprendre un réel combat contre nos "bêtes intérieures"... Ce combat n’est pas sans causer toutes sortes de répercussions dans notre vie, et il est préférable de s’engager dans ces voies  d'initiation avec l’aide ou le support d’un maître ou d’un initié accompli...

Le Tarot est l’aboutissement ultime des enseignements des Mages ; il est donc extrêmement précieux à tout individus qui cherche à être initiés aux "secrets", et nous sommes fortunés de l’avoir comme outils, accessible à tous. Mais un secret, une fois révélé, n’est plus un secret.

Enfin, la "Voie de la Transmutation" proposé par le Tarot a ceci de particulier qu’elle ne demande pas de rejeter quoi que ce soit, mais simplement de transmuter notre esprit et ses expériences en reconnaissant leur nature essentielle ; c’est une voie de transformation ou de transmutation de ce qui est impur en ce qui est pur.

À cette fin, les tenants de la voie de la transmutation alchimique utilisent la "vision sacrée", dans laquelle ils reconnaissent que ce monde où nous nous trouvons est déjà, en fait, fondamentalement pur ; c’est déjà un "champ pur", une sphère où toutes les dimensions, toutes les connaissances et la seule Vérité peuvent être naturellement embrassées...

De même, ils considèrent que les êtres sont fondamentalement des êtres de nature divine et qu’il n’y a pas de distinction réelle entre le divin et la création, celle-ci ne tenant qu’aux apparences.

Dans la pratique de cette vision sacrée, le monde est médité ­comme champ pur et les êtres comme des aspects du divin, toutes les formes comme des aspects éveillés, tous les sons comme des mantras et le mental comme l’esprit pur! C’est d’ailleurs l’état que les clairvoyant connaisse pour être celle des "devins" et des pratiquants de la "divination"... Un sorte de d’osmose entre "tous les divins en une seule et même manifestation divine".

Pour sa part, le Tarot considère tous les êtres pour avoir la capacité de s’accomplir et de s’unir au "divin". L’humain est appeler à découvrir son essence divine et à la faire s’épanouir en sorte que s’opère une transformation de l’être...

La compréhension juste de cette vision et de cette pratique est délicate. Un point fondamental de l’abord du Tarot est de ne pas développer à son égard de vues fausses, d’avoir confiance en lui et de ne pas le rejeter parce que soudainement on ne le comprend pas et qu’on à la sensation que l’on s’égare.

Il y a certainement parmi nous des personnes très différentes, certaines avec des capacités spirituelles très vives et d’une grande intelligence, et d’autres moins réceptives. Certaines ont déjà une bonne connaissance du Tarot, et des concepts qu’il véhicule; d’autres l’ont peu étudié, et plusieurs ne le connaisse que de réputation...

Enseigner les moyens du Tarot à une personne qui n’est pas prête à les recevoir, qui n’a pas la préparation nécessaire car elle n’a pas approfondi suffisamment sa connaissance et son expérience, risquerait de faire naître en son esprit des vues fausses, ou pire encore, de provoquer un sentiment de rejet. C’est pourquoi le Tarot ne peut être abordé de façon juste, à moins d’avoir reçu des bases solides, constituées par la compréhension et les pratiques proposées par « Les Enseignements de La Papesse »*.

Cela dit, dans cette voie des moyens que propose la Voie de la Transmutation, il y a, comme vous ne cesserai de le constater, beaucoup de niveaux d’enseignement et de compréhension...

LECTURE DU TAROT DANS L’OPTIQUE « INITIATIQUE »


COMMENT DÉBUTE L’INITIATION PAR LE TAROT...

Le Tarot de Marseille, longtemps utilisé comme un jeu de cartes, puis comme un outil divinatoire, se révèle être également une œuvre philosophique et métaphysique. Il se présente, sous forme d’images symboliques - et tout particulièrement à travers les 22 arcanes majeurs - comme un manuel initiatique.

Les symboles offrent de nombreuses possibilités d’interprétation, ce qui confère au Tarot un inaltérable mystère, mais ce qui permet aussi, quand on tente de le déchiffrer, d’aller puiser à la source universelle de Connaissance. Même si cette tâche est en elle-même initiatique, le Tarot porte dans sa structure propre un message et peut se lire comme un récit, celui de l’éveil de l’être humain à son essence et à la réalité objective.

Dans le Tarot, LE BATELEUR représente "l’initiative" et après mûre réflexion, il se décide un jour à faire ses premiers pas vers LA PAPESSE, reçoit ses enseignements et s’engage à suivre la voie des initiés...

Dès lors, en bon élève, LE BATELEUR écoute les Enseignements de La Papesse.... Il doit donc d’abord accepter avec humilité d’apprendre que « Plus il apprend, plus il apprend, en vérité, qu’il ne sait rien », et que tout est encore à apprendre... C’est là, la première étape...

Ensuite, il apprendra l’immuable loi qui dit : « On récolte toujours ce qu’on sème ». Et, LE BATELEUR bien informé des enjeux cette fois, acceptera de faire des « devoirs d’apprenti », subséquemment il devra accepter de se regarder lui-même en face, il apprendra à s’évaluer lui-même... Il devra accepter d’opérer des changements en lui... 

Ensuite, notre aspirant initié devra traverser une série d’épreuves desquelles il devra tirer des leçons... Cette première série d’étapes font du BATELEUR un alchimiste duquel il sera lui-même l’athanor et la source des substances....

Enfin, ce cheminement d’initié se poursuivra jusqu’à ce qu’il atteigne le sommet du monde, c'est-à-dire : l’infini des cieux...

LE CHEMINEMENT INITIATIQUE...

Le tarot se présente comme un parcours initiatique dont la première carte est LE BATELEUR...

LE FOU qui se dirigeait droit vers un précipice est avertit par un animal qui lui arrache son pantalon! LE FOU qui a su écouter l’avertissement à pris une autre route et par hasard (sinon par destiné) il se retrouve devant le Temple de la Connaissance... La devant la Porte d’entrée du Temple, l’attend LE BATELEUR qui l’invitera à parier sa chemise !

LE FOU sortira-t-il perdant de cette joute avec cet habile dupeur qu’est le BATELEUR?

En vérité, LE FOU est devant LUI-MÊME!

Ce BATELEUR, c’est lui, dans sa vie future... enfin... dans une des destinée possible de son existence... LE FOU devient BATELEUR, et met fin à son errance... Il a décidé d’une manière de se sédentariser... Il s’installe à la porte du Temple de la Connaissance... Maintenant il est déterminé à trouver un moyen pour y entrer, et avoir le privilège d’être initier... Mais pour cela, le moyen qu’à trouver notre FOU est de se faire BATELEUR... Il doit dorénavant s’assurer de pouvoir entrer dans le Temple, il lui faut connaitre le moyen d,y pénétrer et amasser autant d,argent que de savoirs avant de s’y introduire... au détriment d,avoir au début à acheter des informations!

Le héros de ce récit est donc, d’une certaine manière LE FOU, qui a décidé de devenir BATELEUR. Car le FOU s’est enfin décidé à entreprendre sérieusement un cheminement sur la Voie des Initiés. Ce BATELEUR est surtout intéressé à acquérir des Savoirs, des Secrets et même des Pouvoirs, sans encore mesurer toute la sagesse et la patience qui sera requise.

Ce BATELEUR intrépide et hardi, part est décidé de partir à la découverte de lui-même et du sens de sa vie; c’est pourquoi il apparaît avec le premier arcane majeur sous les traits du BATELEUR, qui désigne, en ancien français, un faiseur de tours, un jongleur, un acrobate de foire, un prestidigitateur.

L’homme ordinaire est maintenant illustré montré comme un joueur, un illusionniste, car il est plongé dans le monde des apparences. Il évolue dans une réalité qu’il perçoit de manière subjective et sa personnalité est un rôle qu’il joue à ses semblables et à lui-même. L’arcane du Bateleur représente celui qui prend conscience de l’illusion dans laquelle il vit et qui doit découvrir et/ou redécouvrir ce qu’il est vraiment s’il veut comprendre le sens de son existence.

Et justement, LE BATELEUR est un arcane de volonté et de désir. Il est associé au chiffre 1, qui donne l’impulsion et marque le départ de la quête. Séparé du réel par les voiles de ses nombreux conditionnements, qu’ils soient instinctifs, émotionnels, mentaux ou sensoriels, l’être humain ne peut s’éveiller, ne peut voir “ce qui est”, s’il n’en a pas le profond désir et s’il n’effectue aucun travail sur lui-même.

La carte figure un homme debout derrière une table qui manie des objets. Ces objets symboliques correspondent aux quatre emblèmes attribués aux arcanes mineurs, à savoir : la coupe, le denier, le bâton et l’épée. Ces symboles représentent les quatre éléments et sont associés, en psychologie jungienne, aux quatre fonctions du psychisme humain qui régissent nos comportements : coupe - eau : sentiment ; denier - terre : sensation ; bâton - feu : intuition ; épée - air : pensée.

Le Bateleur est un alchimiste : il doit effectuer la transmutation de ses fonctions psychiques afin de les faire passer de l’état de mécanismes échappant à son contrôle à celui d’instruments mis consciemment au service de la création, de l’expérimentation et de l’amour.

Tout au long de son apprentissage à travers les arcanes majeurs du Tarot, allégories des étapes et épreuves initiatiques de la vie, il se confronte ainsi à ce qui le compose. Son initiation s’effectue à travers des cycles et des passages qui permettent la transformation intérieure et l’intégration de la conscience éveillée, et se déroule comme suit :

Le TAROT, forme un tout structuré et de forte cohérence. Il représente le TEMPLE DE LA CONNAISSANCE. Chaque arcane est une porte (un arche)...

Chaque arcane contient le message ou la somme des parcours initiatique de la précédente soit dans son évolution soit dans son accentuation. La preuve en est donnée par les couples de L’IMPÉRATRICE/L’EMPEREUR et des PAPESSE/PAPE qui ont de toute évidence un lien entre eux ou bien par la présence d'un arcane sans nom (L’ARCANE SANS NOM) et d'un arcane sans nombre (LE FOU) ou le sceptre symbole de pouvoir que l'on retrouve dans L’EMPEREUR, L’IMPÉRATRICE et LE CHARIOT. Il est notoire, que tous ces liens ne sont pas le fruit du hasard et semblent bien obéir à un dessein plus grand.

LE BATELEUR est la première impulsion, le point de départ, le commencement du parcours. C'est le coureur au début de la course, l'étudiant face à sa vie. Il réunit entre ses mains tous les instruments nécessaires pour faire le voyage. On pourrait se hasarder à formuler l'hypothèse d'une division du parcours, puis par la similitude entre les chapeaux du Bateleur et de la Force qui pourraient représenter la première partie du parcours puis entre LE PENDU et LE MONDE qui se présentent tous les deux sous la même position (debout avec une jambe repliée sur l'autre) mais inversés l'un par rapport à l'autre.

Le pèlerin commence son voyage et rencontre LA PAPESSE (II). Il se trouve de ce fait confronté à la connaissance spirituelle et à ses secrets. Le livre ouvert sur les genoux de la Papesse concerne l'homme et son DESTIN (devrait-on dire « sa raison d’être »).

D'ailleurs, si on place les deux cartes cote à cote, on constate que LA PAPESSE est tournée vers LE BATELEUR, elle semble le regarder et elle tient son livre exactement au même niveau que la bourse qui est posée sur la table du Bateleur.

En continuant notre raisonnement on pourrait supposer que LA PAPESSE se reflète dans le quatrième pied de la table qui n'apparaît pas sur l'image du BATELEUR et qui de ce fait symboliserait le monde de l'invisible, monde sur lequel règne LA PAPESSE.

En premier lieu, l’aspirant initié rencontre donc LA PAPESSE (2) : Il a tout d’abord l’intuition du Soi, l’intuition de l’éveil. Il découvre son centre à travers un moment de recueillement, d’isolement, de méditation. C’est cette connaissance silencieuse qui lui donne foi en sa quête et le soutiendra par la suite.

L’aspirant initié continue son parcours de la connaissance de l'univers et il rencontre ensuite L’IMPÉRATRICE (3) : Il s’applique à concevoir intellectuellement cette révélation et ses implications, il la mentalise, l’exprime, se documente. Il envisage les divers moyens mis à sa disposition pour faire évoluer sa conscience.

LE BATELEUR s’unit cette fois aux énergies inspirante autant que vivifiante de L’IMPÉRATRICE (3) : dont il prend et acquiers l'intelligence et la vivacité intellectuelle. Il obtient ainsi avec aisance le pouvoir, la puissance matérielle et spirituelle qui se manifestera dans L’EMPEREUR (4)... Il entre alors en action, s’engage sur la Voie. Il suit un maître ou un enseignement, pratique une discipline, structure son cheminement. Et grâce au PAPE (5) sa puissance matérielle s'élargira au monde spirituel.

Avec LE PAPE : L’aspirant initié fait une première expérience d’éveil à la réalité objective. Sa conscience adopte un point de vue global qui lui permet d’éprouver l’amour universel, la compassion et la compréhension sans jugement du monde, des autres et de lui-même.

L’aspirant initié s’amène ensuite vers l’arcane de L’AMOUREUX (6) : Il peut alors se confronter en conscience à ses émotions, ses désirs et ses mécanismes affectifs. Il traverse l’épreuve de la dualité entre raison et passion, entre sentiments et intellect, qui lui révèle les projections sur lesquelles il a fondé sa relation à l’autre.

Puis, déçu de l'illusion du pouvoir, qui, matériel ou spirituel, ne constitue pas la véritable connaissance, il se trouvera confronté à des choix. Un grand conflit intérieur le déchirera dans la carte de L’AMOUREUX.

C'est dans cet arcane que l'on retrouve LE BATELEUR en compagnie de deux femmes. Ces deux personnages semblent symboliser un choix que devra faire LE BATELEUR entre la vertu ou la légèreté, à moins qu'il ne s'agisse d'un passage symbolisé par les deux femmes et l'ange dans le plan supérieur de la carte.

Quoiqu'il en soit, il sortira visiblement victorieux de l'épreuve comme le symbolise LE CHARIOT (7).... Ici, LE BATELEUR, possesseur des attributs royaux : la couronne et le sceptre, aura enfin acquis l'expérience du pouvoir et obtenu une reconnaissance méritée. Il peut alors commencer son initiation spirituelle pour atteindre un niveau de connaissance supérieure.

Avec l’arcane du CHARIOT : L’aspirant initié apprend à concilier ses antagonismes en étant à l’écoute de lui-même et de ses diverses aspirations, à équilibrer pulsions et réflexion, besoins personnels et don de soi. Il acquiert maîtrise et confiance en soi.

L’aspirant initié a traversé les 7 premiers arcanes qui composent les 3 septénaires du tarot.

Il se présente enfin devant l’austère arcane de LA JUSTICE (8) : Fort de cette maîtrise acquise lors de son cheminement à travers les 7n premiers arcanes du tarot, il s’applique dorénavant à être seul juge de lui-même, à ne pas tricher avec sa vérité, à faire preuve d’honnêteté, de lucidité et d’impeccabilité. Il vit un moment de bilan au cours duquel il pèse le poids de son engagement sur la Voie et de l’intégrité que cela requiert. Maintenant, l’aspirant initié est très sûr de lui, mais n'a pas encore appris les limites et les interdits que lui inculquera l’imparable JUSTICE. Il devra apprendre à contrôler sa fougue et ses impulsions, à se plier aux lois et respecter les règles sociales.

Le message de LA JUSTICE est : "On récolte toujours ce qu’on sème"... Elle annonce les 7 arcanes des "épreuves"...

Suite à ce premier avertissement, il décide de commencer sa recherche initiatique en devenant L’HERMITE (9). Ici, LE BATELEUR quitte son rôle de « prétentieux » et deviens un humble pèlerin. Il reprend son bâton (le bâton du temps où il était LE FOU) et dans la solitude et l'éloignement du monde, retraite voulue et jugée nécessaire, il commence sa méditation... Sans doute aussi il profite de cette retraite dans des recoins de la nature qu’il a appris à connaitre et apprivoisé du temps qu’il était LE FOU, cet individu sauvage qui vivait en accord avec la nature.

L’étape de L’HERMITE marque un temps d'arrêt, le temps de se pencher sur soi et sur son passé, de faire son chemin intérieur.

Ce repli est nécessaire pour se recentrer et découvrir le sens profond des choses qui échappent au premier regard. Ce besoin d’authenticité le pousse à se détacher de ses maîtres à penser et du savoir qu’il a accumulé pour suivre sa route éclairé par sa vérité intérieure. Il pratique l’introspection et la méditation. Il devient son propre guide.

Il arrive, comme par hasard, devant la fameuse ROUE-DE-FORTUNE (10) qui semble faire tourner à la dérision!

Un évènement inattendu offre à l’aspirant initié la possibilité de rompre avec les schémas qui se répètent dans sa vie et lui permet d’acquérir la conviction que ce n’est pas son ego qui régit son destin, mais le Soi.

C'est là, qu'il apprend que rien n'est jamais acquis avec les aléas du hasard et du destin dont il est la victime, ainsi que l'implacable logique suivant laquelle toutes les choses évoluent avec LA ROUE-DE-FORTUNE.

Suite à cette constatation et après avoir subi le cycle infernal de l'éternel recommencement, il apprend à canaliser ses énergies, à maîtriser et diriger ses forces instinctives et sa libido avec douceur et compassion. Il expérimente le pouvoir de l’intention, de l’énergie créatrice. Il possède suffisamment de Volonté, c'est-à-dire "de FORCE (11) psychique intérieure" pour finir la traversée du premier corridor initiatique, représentée par la 1ère colonne du temple du Tarot.

L’aspirant initié termine ainsi le 1er cycle et commence les ÉPREUVES avec LE PENDU (12) : Il entre à présent dans la phase passive de l’initiation qui requiert de sa part confiance et acceptation. Sa volonté personnelle est mise à l’épreuve. Il doit lâcher prise, mettre momentanément ses désirs et ses aspirations de côté pour se rendre réceptif et disponible à l’inconnu.

Afin de commencer de se prêter au processus alchimique de la transmutation, l’aspirant initié doit absolument réussir à "lâcher prise".

Arrive le moment fatidique de LA MORT (13), signifiée par l’ARCANE SANS NOM... Il s’agit ici, bien évidemment d’une mort allégorique, initiatique... Il traverse l’épreuve de la mort symbolique qui lui permet une profonde transformation : il meurt à l’individu créé de toutes pièces par l’éducation qu’il a reçue et les idéaux qu’on lui a inculqués. Il cesse de se construire à travers le regard de ses parents, de son entourage et de la société pour renaître à lui-même.

C’est ici la 1ère étape du processus alchimique de transmutation...

Le deuxième cycle est bien plus difficile et dangereux que le premier. Avec l’ARCANE SANS NOM, l’aspirant fait l'apprentissage de la mort physique pour apprendre à renaitre sous une autre forme spirituelle. Libéré de son corps et suite à la transformation qu'est la mort, il entame une période de lente mutation où il doit comprendre la vérité non pas telle qu'elle apparaît mais, dans son essence pure. Un immense sacrifice est nécessaire pour cela. À partir de cette opération alchimique mystique, l’initié est devenu la matière qui subira la métamorphose!

Cette renaissance amorce un nouvel équilibre. Il redécouvre avec un regard neuf son corps, ses énergies, ses dons, sa créativité. Il vit un moment de régénération et de purification au cours duquel il assimile ce qu’il a appris.

Une fois qu'il a compris le chemin qu'il doit prendre, il se prépare à la renaissance symbolique avec LA TEMPÉRANCE (14) qui se présente tel un « ange alchimiste », combinant les substances nécessaire à l’opération alchimique en cours...

Il fait ce travail avec son esprit, mais ce repos est de courte durée, car il se trouve vite confronté à la bassesse de ses instincts les plus vils avec LE DIABLE (15). Il débusque son tyran intérieur, alimenté par les refoulements, les complexes, les désirs et ambitions non assumés. Il mesure pleinement la dualité et la subjectivité sur lesquelles il a construit sa perception du monde et de lui-même. Mais il sera défié sévèrement pas son EGO, et vouloir éteindre ses pulsions c’est souvent comme jeter de l’huile sur le feu!

De fait, il devra apprendre à résister aux tentations comme celles de l'orgueil et de l'ambition démesurée qui sera punie par le châtiment divin. Il recommencera tout à nouveau, en faisant table rase sur son passé.

L’aspirant Initié, avec LE DIABLE, traverse l’ÉPREUVE qui en fait un véritable initié... C’est effectivement avec l’arcane du DIABLE qu’il termine son périple au sein des arcanes du 2ème septénaire. C’est dans cette portion obscure du tarot que s’égare la plupart des aspirants initiées... Et pour eux c’est ici que le tarot devient en quelque sorte : un jeu de serpents et d’échelles!

Mais, d’autres poursuivent leur route, car ils ont fait appel aux 4 Vertus : PRUDENCE, FORCE, JUSTICE ET TEMPÉRANCE.

Dans son égarement passager, il sera, donc, rappelé à l'ordre par LA MAISON-DIEU (16) : Cette prise de conscience vient frapper comme la foudre la tour illusoire de ses croyances et de sa suffisance. Il la quitte de son plein gré, plongeant en toute confiance vers le Réel.

C'est alors, qu'un guide apparaîtra sous la forme de L’ÉTOILE (17) qui lui permettra de commencer sa véritable construction et de naître ainsi enfin affranchi de toutes les vicissitudes du monde et des hommes. L’ÉTOILE est espoir, conviction et inspiration... Elle est un guide aussi au sens où elle est notre lumière intérieure... L’ÉTOILE intérieur qui nous guide. L’initié découvre alors la paix, la gratitude et la confiance que procure l’acceptation de « ce qui est ». Et aussi de « ce qu’il est »... Il goûte l’amour inconditionnel de l’existence, la beauté de la manifestation, la vérité de l’instant présent. Si L’ÉTOILE est une invitation à prendre contact avec soi, avec son ÉTOILE intérieur, c’est aussi une invitation à prendre avec l’environnement, avec la nature (LE MONDE), avec tout ce qui nous entoure, avec le cosmos, et donc, avec la création... L’ÉTOILE nous invite à entré en contact avec les forces de la création, avec les voix de l’astral, les inspirations qui nous viennent des étoiles... Nous rappelant du fait, que nous sommes nés des Étoiles et que nous nous trouvons au milieu du cosmos.

Par contre, un dernier avertissement sera cependant encore donné à l’initié par LA LUNE (18) avec le risque toujours présent de la mort spirituelle et de l'inconscient! Armé de cette profonde sérénité acquise avec L’ÉTOILE, avec LA LUNE, cette fois, il descend au plus intime de lui-même, dans les parties les plus reculées de son inconscient, pour nettoyer sa source intérieure polluée par les toxines émotionnelles accumulées dans le passé et le karmique. Il transmute ainsi les énergies psychiques souterraines de l’imaginaire, des rêves et des fantasmes en richesse et en créativité.

Ultime épreuve qu'il devra affronter et réussir pour mériter de se laisser réchauffer aux doux rayons du SOLEIL (19) et se régénérer, suite à une dernière épreuve celle du JUGEMENT (20) des hommes où il devra savoir assainir son monde intérieur et spirituel. Il pourra enfin savourer une victoire méritée et se complaire dans la plénitude avec LE MONDE (21).

Alors qu’il chemine sur la route lumineuse du SOLEIL, l’initié recueille les fruits de son travail d’introspection, de déconditionnement, de détachement et de nettoyage : il est littéralement illuminé par la lumière de la pleine conscience et de l’amour universel. Son lien de communication avec la Source, avec l’Unité, est restauré.

L’arcane du JUGEMENT marque l’avant dernière étape du processus de transmutation de l’initié. Il s’éveille, il sait enfin qui il est. Il sort du tombeau de l’inconscience, nu, tout neuf, car l’éveil, étant hors du temps, est toujours neuf. Il sait enfin, pourquoi la vie, pourquoi la mort... Il résout l’énigme de la Rota, qui est l’énigme des destinées...

Il sort du tombeau et renait enfin sous un nouveau jour, transformé, métaphoriquement sublimé en or philosophal, tel un être nouveau et accomplit devant l’infini de la création, devant la grandeur du mystère du MONDE !

Le centre de sa conscience n’est plus le moi, mais le Soi. Il a réalisé la totalité de lui-même ; il est à la fois individué et indifférencié, unique et universel.

L’homme enfin libéré de son état d’inconscience est symbolisé par l’arcane du MAT... Il a mit en échec son Ego... C’est alors : « Échec & Mat »!

L’initié. Devenu maître, revêt son vieil habit de saltimbanque, indice qu’il n’a pas quitté le monde manifesté mais qu’il en est pleinement acteur, avec pour seule possession dans son baluchon la connaissance de sa nature véritable.

Maintenant, LE MAT poursuit sa route, le plus humblement possible, faisant la sourde oreille aux vils commentaires qui le font désormais paraître aux yeux des gens pour un FOU...

LE MAT est également LE FOL ou LE FOU, parce que cet arcane évoque la folie contrôlée du chaman, la folle sagesse de celui qui connaît son être véritable et qui, sachant que tout est expérience, création et changement, est à la fois observateur et créateur sans limite de sa réalité.

LE MAT n’est pas une étape initiatique, c’est un niveau de conscience. C’est l’état d’"êtreté", la capacité à éprouver l’intensité existentielle et à vivre ici et maintenant. Il symbolise le Bouddha, la conscience éveillée, l’être véritable. Il ne peut être placé à un endroit précis dans le jeu, car il en est l’âme, l’intention, le créateur.

La Conscience n’est pas un but en soi. Elle est l’essence de l’être. Le but de l’initiation est simplement de la découvrir. Si l’évolution de l’individu vers cette connaissance répond à des cycles et s’inscrit dans la durée, l’être éveillé, lui, est simplement là, permanent et intemporel.

Par son appellation qui rappelle celle qu’on retrouve dans le jeu d’échecs, cet arcane indique le lâcher prise de l’ego...

Le roi est « échec & mat » quand il ne peut plus bouger sans être pris. Le roi, c’est l’ego qui règne sur la personnalité et se comporte en despote chez l’individu non éveillé.... Quand il est contraint de renoncer à son pouvoir, parce qu’il est "pris”, parce que la conscience vigilante s’est installée et repère toutes ses tentatives de domination, l’Être est libéré.

LE MAT représente ainsi le véritable lâcher prise, qui ne signifie pas la non-action et la passivité, mais l’abandon au flux de la vie et à l’essence (le Sens) de ce qui est. Il avance, il est en marche, il est au monde.

Sur la lame, un animal suit ses pas, mordillant son pantalon : l’homme réalisé ne renie pas son animalité (instincts et émotions) puisqu’elle est indissociable de son expérience d’être humain. Il l’a intégrée et il vit avec elle. Mais à la différence de l’homme endormi, il la maîtrise. Ce n’est plus l’animalité qui le dirige aveuglément. Elle est devenue une force créatrice qu’il sait utiliser avec sagesse ; il en a fait son alliée.

Conclusion :

Le Tarot, livre initiatique présenté comme un jeu, évoque l’aspect ludique de l’existence. Même à travers les épreuves et les grandes révélations, l’apprenti-sage doit se rappeler que rien n’est grave et ne jamais se prendre au sérieux. L’appel de la conscience éveillée est impétueux comme le feu du désir qui caractérise LE BATELEUR. Mais si celui-ci se crispe sur sa quête et en fait une affaire grave et personnelle, il en bloquera ou ralentira le processus. On ne peut atteindre l’éveil, puisqu’il échappe par nature à toute notion de devenir, mais simplement le laisser se vivre, se révéler à travers nous...

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OPTIQUE « ÉLÉMENTAIRE »

- Consécration d’un Tarot
- L’Accord des Cieux
- Comment questionner le Tarot
- Le Tarot et les Questions Sentimentales
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OPTIQUE « THÉRAPEUTIQUE »

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OPTIQUE « THAUMATURGIQUE »

- L’Allégorie du « Temple du Tarot »
- L’Allégorie des « 2 Colonnes »
- L’Allégorie « des Noces du Soleil et de la Lune »
- L’Allégorie du « Char Céleste »
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- L’Allégorie de « L’Étoile »
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- Le Monde Vibratoire
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- Utilisation « Talismanique » du Tarot
- Méditation sur les Arcanes du Tarot
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- Clefs Ésotériques du Tarot
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OPTIQUE « INITIATIQUE »

- Tarot et Alchimie Mystique
- Les Noces Alchimique
- Le Processus de Transmutation
- Le « Grand-Œuvre »
- L’œuvre initiatique de Saint-Exupéry : "La Ligne de Force"
- L’œuvre initiatique de Maurice Maeterlinck : "Merveilles de la Création"
- L’œuvre initiatique de Léon Bloy : "Le Mystère de l'Être"
- L’œuvre initiatique de Goethe : Le Serpent Vert" et "Faust"
- Conte Initiatique : "Isabelle & l'Hermite"
- Les Dédales du Temple Tarot
- Symbolique Initiatique du Labyrinthe
- L’Accès au Divin
- L’Élévation de l’Âme
- La Voie des Mages

Etc... etc...

mercredi 5 septembre 2012

LE PENDU (Arcane 12)


Le Pendu est une des cartes les plus connues du jeu de Tarot de Marseille, de par la vision frappante qu'elle offre de cet homme pendu par un pied. Elle symbolise l'incapacité à faire les choses, l'impuissance, le sentiment d'être "pieds et poings liés" face à une situation qui n'est pas maîtrisée. Elle indique par là qu'il est parfois nécessaire de renoncer pour pouvoir avancer par la suite, et que cela peut représenter un enrichissement spirituel de savoir lâcher prise. Le consultant, ne pouvant pas agir, aura ainsi l'opportunité de réfléchir en profondeur à sa situation et d'en tirer des enseignements.

La carte du Pendu se trouvant à l'envers et voyant les choses de façon inversée. Les perspectives sont différentes. Le Pendu est plus réceptif, ses capacités d'adaptation sont plus importantes. En raison de ses pieds et de ses mains liées, le consultant a tout le temps de réfléchir à la situation, de méditer, d'utiliser son esprit. 

Ainsi c'est le moment de l'attente, de la réflexion, toute action est semble exclue. Il faut accepter les blocages, les retards comme un signe du destin demandant d'agir avec prudence. Il faut passer par une épreuve nécessaire pour pouvoir avancer, pour gagner un avenir meilleur. Ce n'est que de cette façon que l'avenir sera positif et la régénération totale.

Le consultant devra peut être changer son point de vue sur les choses et les décisions (posture du Pendu à l'envers). De même la situation actuelle peut sans doute s'inverser totalement par rapport à ce qui était prévu au départ. C'est une lame positive. Les changements même négatifs en apparence ne peuvent être que positifs à la longue en profondeur.

Lorsque l'arcane se trouve avec des cartes positives, elle annonce des succès après une épreuve, un long travail, des sacrifices à faire... Peut être le consultant doit-il sortir de son train de vie actuel et se tourner vers un autre choix de vie plus basé sur la méditation, ou le retour à la nature.

Sans aucun doute, il est urgent et indispensable de se remettre en question. 

Le consultant doit prendre en considération son passé et son présent pour prendre des décisions concernant son avenir. Sur le plan mental, physique et émotionnel. Le consultant doit trouver la maturité et la détermination pour faire des choix important qui concernent les domaines sentimental, intellectuel et matériel. 

DANS LE SENS « ÉLÉMENTAIRE » 

Mots-Clés : Blocage, Abnégation, Attente, Solitude, Méditation.


Carte insistant sur le moment d’attente, on est bloqué, on ne peut qu’attendre, c’est la seule solution. On ne peut rien faire, on subit les événements. Ou d’un point de vue spirituel c’est mise en retrait est favorable : on arrive à faire le tri, qu’on arrive à se détacher de tout. Pour le moment en général, on est contrarié, on est plus comme un spectateur de notre vie. On doit renoncer, laisser faire. 

SENS POSITIF
Cet arcane est synonyme de réceptivité et d’acceptation. Il véhicule des valeurs telles que le sens du don de soi, l’adaptabilité, la flexibilité et la bonté. 

Tirage amoureux : amour secret, relation sincère, relation non consommée, évaluation de la relation, pause dans la relation. 

Tirage professionnel : travail de fourmi, professions de relation d’aide favorisées. 

Tirage financier : situation stable. 

Tirage vitalité : énergie positive. 

Message de l’arcane : Le Pendu vous encourage à accepter toutes choses même si elles vous paraissent négatives en premier lieu. Avec le recul, les choses nous sont parfois plus favorables que l’on ne le pense. Ce peut-être l’occasion de se renforcer, de se développer sur le plan personnel. Il faut accueillir en nous chaque expérience.



SENS NÉGATIF
Cet arcane est aussi synonyme de passivité, d’ennui, de tristesse et de regrets. Le Pendu s’avère alors préoccupé, résistant au changement, destabilisé par ses illusions. 

Tirage amoureux : retour à la réalité, difficultés conjugales, adultère, séparation. 

Tirage professionnel : rupture professionnelle, difficultés dans le travail, ennui, stress professionnel. 

Tirage financier : dépenses à surveiller, situation difficile. 

Tirage vitalité : difficultés. 

Message de l’arcane : Le Pendu vous conseille de changer votre positionnement actuel. Rien ne sert de vous vouer corps et âme à une cause, aussi juste soit elle. Il est important de vous recentrer sur vous et sur vos besoins les plus intimes au lieu de chercher à obtenir des bénéfices de vos sacrifices personnels.

Impossibilité d'agir, mise en suspension de l'être. Période intermédiaire de lente métamorphose. Cela représente aussi le sacrifice librement consenti par rapport à un idéal, une situation, un être. Parfois cela indique un retard, une attente forcée et nécessaire. Sinon Le Pendu indique qu’il y a des problèmes et des soucis sur le plan amoureux, et/ou familiaux. Troubles émotionnels, frustrations, résistance et refus d'obtempérer.


OPTIQUE « ÉVOLUTION PERSONNELLE »



LE PENDU de par sa position renversée, nous demande une autre vision des choses qui nous entourent. Renversement de situation comme de point de vue. Le pendu est l'arcane du renoncement et du lâcher prise. Il nous demande de nous vider du connu pour mieux nous remplir.

À l'inverse du "laisser faire" il y a la raideur du mental qui a besoin de tout contrôler! Ceci est lié à l'angoisse de l'existence, on ne fait pas confiance. C’est aussi l'angoisse de laisser remonter des sentiments refoulés dans l'inconscient... ou la peur d'être englouti par la mère.

Nous sommes menés par notre inconscient et tout notre travail consiste à faire confiance et simultanément prendre conscience des forces qui nous manipulent pour les identifier et les faire ainsi exister. Le pendu nous demande d'aller vers l'humilité, pour ce faire...

Le Pendu conseille de passer les épreuves en souriant, en s’amusant et de ne pas perdre son énergie en inutiles angoisses. Il conseille de relever le défi, d’accepter le revirement de situation nécessaire à son évolution personnelle.

Encore une Lame à la mauvaise réputation, tout à fait injustifiée. Elle fait peur, réveille des craintes de toutes sortes, alors que c’est un Arcane de la confiance par excellence. Sa question : « Est ce que je me fais confiance, ai-je foi en la Vie ? » 

12 = 1 et 2 : moi et l’autre. Comment je me comporte dans une relation, est ce que je l’aborde avec assurance, suis-je en état d’accorder ma confiance ? 

1 + 2 = 3 : l’Impératrice qui fait descendre l’Esprit dans la matière, la clairvoyance, la vision haute. 

L’Esprit qui peut nous guider et par lequel nous pouvons nous laisser aiguillonner en toute sécurité. 

Car le Pendu est en lien avec la lettre hébraïque Lamed, l’aiguillon. 

Il est attaché par le talon d’Achille, son point faible : à qui, à quoi sommes-nous trop attachés ? 

C’est dans les domaines où nous sommes les plus liés que la Vie viendra nous éprouver et si nous résistons, nous perdons notre Force. 

D’où la nécessité de conscientiser de qui où de quoi nous sommes trop dépendants.

Lâcher prise ou l’emprise, mettre de la distance, prendre du recul, voir la situation sous un autre angle, relativiser, et se détacher de nos attaches, de nos jeux de rôles, et de nos conditionnements, auxquels nous sommes appelés à ne plus nous identifier. 

Nous libérer de nos fidélités familiales, de nos mémoires ancestrales, et ne plus nous perdre dans les personnages que les autres nous ont imposé ou que nous avons mis en scène nous-même, dans ce grand théâtre de la Vie où nous sommes à la fois acteur, spectateur et metteur en scène. 

Le mental conscient, illuminé et nourri par la Source va nous permettre de rester dans l’auto-observation permanente, d’assister à notre propre jeu et de le voir d’un autre point de vue. 

Le mental détaché laisse à l’Âme la possibilité d’être aux commandes. 

Même suspendu la tête en bas, le Pendu n’a pas l’air malheureux, sa jambe est croisée avec désinvolture dans un mouvement qui préfigure déjà la posture du personnage dans la Lame de l’accomplissement, le Monde. Sa confiance, sa foi et sa reliance lui permettent de se nourrir à la Source (représentée par la couleur verte) et ses cheveux bleus (élément yin) sont d’ailleurs des capteurs de cette énergie. 

La Source ne nous laissera jamais tomber car l’Univers prend soin de chacune de ses créatures. 

Il n’y a que nous qui puissions rompre ce lien. 

Et si nous retournons la Lame, le fil devient racine, le Pendu peut ainsi facilement décroiser les mains et les jambes. Il n’est plus un pantin mais un acrobate qui prend conscience de ses « singeries » (les diablotins de la Roue de Fortune), qu’il met à la Lumière, et alors il pose la main sur la manivelle. 

Cette Lame invite à nous poser, à nous reposer, à prendre le temps de nous rééquilibrer et à ne pas confondre la patience avec la résignation. 

Les six bourgeons des arbres évoquent l’Amoureux car c’est en amour de soi que nous pouvons décider à qui nous choisirons de nous attacher et de qui nous nous détacherons. Ils sont rouges, couleur de la Vie qui jaillit, de l’énergie et de la joie. 

Si nous entrons dans cette danse, nous réalisons notre destin, notre créativité, sinon, nous mourrons à petit feu. 

L’Arcane Sans Nom arrive juste après et repose la question : « A qui et à quoi êtes-vous attachés ? ». 

Nous périssons à l’endroit où nous sommes liés car la Vie ne supporte pas ces entraves, elle doit circuler librement. 

Attention toutefois à ne pas confondre l’Amour véritable qui laisse libre et les béquilles affectives. 

Le Pendu est l’Arcane du changement du point de vue, du retournement, de la mutation, due à la force de l’âme. 

Il conseille d’observer sa vérité, ses limites, d’oser demander, au risque d’entendre le « non » sans s’en formaliser, enfin prendre de la distance. Et surtout espérer, faire confiance, se faire confiance et demeurer relié à la Source qui ne nous abandonnera jamais. 

Le mal vécu :  L’impossibilité de couper le cordon avec l’autre, vivre en état de dépendance, donc ne jamais être véritablement soi.  S’attacher à des choses périssables et se couper de la Source.  S’identifier aux rôles, au statut social, aux possessions matérielles, s’emprisonner dans les apparences.  Refuser de se remettre en question, éprouver le besoin d’avoir toujours raison. La dérobade, la fuite, la passivité, l’indifférence, le laisser aller....

Pour ceux qui n’auraient pas lu les textes sur les Arcanes précédents, je conclurai encore par mon propos habituel : ici encore, ce ne sont que quelques généralités de cette Lame qui ne sera jamais vécue de la même façon par différentes personnes. 

La place qu’elle occupera dans un thème, comme ses interactions avec d’autres Arcanes déterminera aussi ma manière de l’interpréter.


OPTIQUE « THAUMATURGIQUE »


Le Nombre Douze, le Pendu dans le livre de Thoth, est celui du sixième signe Hénoch/Bélier dans notre Zodiaque sacré. C’est celui qui occupe la troisième position (le Destin) dans ce quatrième ternaire (10-11-12). Ce Nombre Douze est aussi pour les alchimistes la réalisation du Grand OEuvre dont l’image hiéroglyphique de la lame du livre de Thoth, figure un homme pendu par les pieds dont les bras forment un triangle avec la tête (triangle pointe en bas, la matérialité), et la jambe droite repliée à l’horizontal, forme une croix avec l’autre jambe qui elle est verticale. Ce qui symbolise la représentation du Grand OEuvre alchimique (le triangle pointe en bas surmonté d’une croix).

Cet homme qui a la tête dirigée vers la terre et les pieds (symbolisant les racines) dirigés vers le ciel, nous indique l’inversion des perceptions et des valeurs de l’âme-de-vie, dans sa marche vers l’évolution, dont Hénoch/Bélier est l’agneau sacrificiel de la Pâques de la renaissance. L’inversion des valeurs que représente ce Nombre Douze est aussi un changement de la gravitation. Les désirs, les passions, les émotions et les instincts de l’être charnel sont sous l’emprise de la gravitation terrestre ; alors que les aspirations, les facultés et la volonté de l’âme-de-vie spirituelle sont sous l’emprise de la gravitation du ciel.

Lorsque cette âme-de-vie, au moment où commence à se produire l’inversion du cycle de notre Zodiaque sacré, lorsqu’il parvient à son Nadir, se retrouve en apesanteur entre ces deux gravitations contraires, elle éprouve une sensation de crucifixion ; crucifixion admirablement symbolisée par le Tau que forme la figure du Pendu avec la barre transversale qui le soutient. Sainte Thérèse d’Avila dans sa Vie écrite par elle-même, chapitre XX, a fort bien résumé cet état d’initiation qu’est le Pendu : 

Il semble que l’âme est dans un état tel qu’il ne lui vient aucune consolation du ciel, où elle n’habite pas encore, ni de la terre, où elle n’est plus et d’où elle ne veut point en recevoir ; elle est pour ainsi dire crucifiée entre le ciel et la terre, et dans sa souffrance, elle n’a de secours ni d’un côté ni de l’autre. 

Voilà qui résume admirablement l’état de l’âme-de-vie se consacrant à la réalisation volontaire du Grand OEuvre dans ce signe de feu (Hénoch/Bélier) en exaltation. Ce Grand OEuvre qui n’est pas autre chose que la conquête des facultés supérieures des sens spirituels de l’âme-de-vie, échelon préalable d’élévation avant d’espérer pouvoir parvenir à la supraconscience, ce qui lui permettra l’émancipation parfaite de sa Volonté en lui assurant à nouveau la souveraineté de ses Pouvoirs Divins. Ce Nombre Douze est celui de nos Douze signes du Zodiaque sacré, travaux d’Hercule que doit réaliser l’âme-de-vie en assimilant les richesses de Connaissances de chacune de ces Puissances, comme l’indiquent les Douze branches coupées des deux arbres qui soutiennent le Pendu. Ces Douze branches coupées sont devenues extérieurement sans objet, notre Pendu (l’oeuvrant), en les assimilant, a rendu leurs influences inactives sur l’âme-de-vie car ces Puissances font maintenant partie intégrante de sa Volonté et de son patrimoine karmique, l’oeuvre et l’oeuvrant ne faisant plus qu’un selon le trope de haute magie : 

Je-suis-celui-qui-se-crée-lui-même. 

Concernant la réalisation du Grand OEuvre, parlant du Nombre Douze, Eliphas Lévi écrivait dans, Dogme et rituel de haute magie : 

Séparer le subtil de l’épais, dans la première opération, qui est toute intérieure, c’est affranchir son âme de tout préjugé et de tout vice : ce qui se fait par l’usage du Sel philosophique, c’est-à-dire de la sagesse ; du Mercure, c’est-à-dire de l’habilité personnelle et du travail ; puis enfin du Soufre, qui représente l’énergie vitale et la chaleur de la volonté. On arrive par ce moyen à changer en Or spirituel les choses même les moins précieuses, et jusqu’aux immondices de la terre. C’est en ce sens qu’il faut entendre les paraboles de la Tourbe des philosophes, de Bernard le Trévisan, de Basile Valentin, de Marie l’Égyptienne et des autres prophètes de l’alchimie : mais dans leurs oeuvres, comme dans le Gand OEuvre, il faut séparer habilement le subtil de l’épais, le mystique du positif, l’allégorie de la théorie. Si on veut lire avec plaisir et intelligence, il faut d’abord les entendre allégoriquement dans leur entier, puis descendre des allégories aux réalités par la voie des correspondances ou analogies indiquées dans le dogme unique : Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, et réciproquement. 

L’addition théosophique du Nombre Douze nous donne : 1+2 = 3, ce que nous pouvons traduire par la Providence + la Conscience qui s’expriment dans le Destin, et quel Destin que celui de la traversée de la sphère temporelle organique, pour devenir : tel-que-Lui-les-Dieux connaissant-le-Bien-et-le-Mal. L’addition théosophique des Nombres jusqu’à Douze nous donne comme résultat 78, celui de l’ensemble des Arcanes majeurs et mineurs du livre de Thoth dont les combinaisons possibles, en utilisant qu’une seule fois un arcane par combinaison, sont de l’ordre de 1042 , le Nombre Dix suivi de 42 Zéro. Dans l’hypothèse d’une utilisation plusieurs fois répétée d’un même arcane dans une combinaison, les combinaisons possibles de ces 78 lames deviennent alors infinies. 

La traduction des principes de ce Nombre Douze dans le Tao-Tô-King est la suivante : 

Accorder le corps et l’âme afin qu’ils voguent à l’unisson et ne se séparent pas.Concentrer sa force vitale et la rendre docile comme celle du nouveau-né.Au-delà du réel, scruter le miroir poli par le regard de l’âme et se laisser aspirerpar la lumineuse obscurité.Ménager le peuple sans intervenir.Rester serein, comme la femme, lorsque s’ouvrent et se referment les portes de l’existence.Garder son ignorance et voir les choses dans leur lumière.Donner la vie et la protéger.Produire sans s’approprier.Agir sans rien attendre.Diriger sans dominer.Tel est le chemin de la mystérieuse perfection.


OPTIQUE "INITIATIQUE"



Le nom de cet arcane majeur du Tarot est conçu à partir d’un verbe composé, il désigne un homme au travers de son activité du moment : le Pendu. Ce terme indique qu’une personne est, ou a été, pendue (à quelque chose). Généralement et en tenant compte de l’époque Moyenâgeuse du remaniement du Tarot tel que nous le connaissons aujourd’hui, quand le verbe pendre est associé à un individu, cette action renvoie à la notion de punition, de sanction exercée suite à des actes répréhensibles ou mauvais ayant été commis par la personne qui a été pendue en guise d’exemple, pour montrer à tout le monde ce qui arrive en cas de désobéissance des règles et lois établies. La vue d’un pendu suscite la peur en rappelant les conséquences fâcheuses en cas de rébellion. 

Remarque : parmi la trame tissée par les arcanes majeurs du Tarot se trouvent trois arcanes étroitement et directement reliés, ce sont : la Justice, le Jugement et le Pendu. L’être humain juge ce qui est bien ou mal et il a conçu un service de justice pour maintenir un ordre social. La notion de justice désigne ce service où les employés sont chargés de décider s’il faut sanctionner ou disculper un individu accusé par un tiers. La notion de jugement désigne notamment l’ordonnance libellant la décision prise par la justice concernant l’inculpation ou la disculpation de l’accusé. L’action de pendre quelqu’un rappelle à une décision (le jugement) émanant de la justice concernant une faute commise, entraînant l’exécution d’une sanction à l’encontre de l’individu jugé coupable. 

Le Pendu du Tarot pourrait très bien s’être pendu lui-même, comme nous le verrons en étudiant l’image. Cet individu pourrait bien être une sorte de fakir (c’est-à-dire un individu en démarche spirituelle qui soumet le corps à la volonté du mental), par exemple.

Le Pendu renvoie à la représentation d’un homme accroché (à quelque chose), délibérément ou non.
Le Pendu est le huitième arcane majeur affilié à la famille des personnalités. 

XII est le nombre de l’arcane majeur le Pendu. Le nombre nucléaire de 12 est 3 (qui vibre à 30). 3 est symbole de l’esprit naissant, de la créativité et aussi, du masculin (3 est le premier nombre impair agissant dans le monde). A ce niveau, le nombre 12 (30) a développé son esprit créatif soit, il est capable d’agir.
12 est un nombre doté d’une riche symbolique avec notamment les 12 apôtres de Jésus, les 12 mois de l’année, etc. 12 marque un accomplissement. Ce nombre annonce un renouveau. 


Étude de l’image :


Sur le dessin de l’arcane majeur le Pendu, on peut voir un personnage suspendu par un pied qui se retrouve la tête près du sol et les pieds en l’air. L’individu est accroché à une sorte de poutre calée entre deux troncs d’arbre élagués.

Le sol est inexistant ; en effet, à part deux monticules où sont enracinés les arbres, il n’y a pas de terrain. L’individu figuré sur cet arcane semble jeune. Sa corpulence est plutôt dodue, signe de confort matériel et de générosité. Il a les cheveux mi-longs de couleur bleue, signe de puissance réceptive. Ses cheveux touchent la délimitation entre l’espace contenant l’image et l’espace contenant le nom de l’arcane. Une mèche se perd derrière cette délimitation, comme si la mèche de cheveux s’enfonçait dans le sol telle une racine. On voit un bout de l’oreille droite de l’individu, détail important car il est rare de voir les oreilles des personnages apparaissant sur les arcanes majeurs, ce qui vient indiquer que l’individu est capable d’écouter avec attention et raison (côté droit). 

Le personnage regarde devant lui. Son cou est large, signe d’une aisance pour s’exprimer ; mais le cou est comme plissé, sûrement à cause de sa position, et il y a des stries, ce qui vient signaler quelques tensions ou, peut-être, une retenue de son expression verbale, comme s’il se contenait de dire quelque chose. 

Les vêtements de l’individu sont le plus souvent rouge, bleu et jaune, les trois couleurs fondamentales symbolisant les énergies créatrices. Plusieurs détails viennent confirmer que l’individu est en mode "réceptif". 

Il affiche un air jovial, ou même farceur, malgré sa position à la renverse... Le personnage indique qu'il est  confiant ouvert au mystère de l’irrationnel... Il exprime qu'il ne se laissera pas intimider par l'expérience... L'arcane du pendu sera interprété pour certains comme étant une épreuve, mais pour d'autre il ne s'agira que d'un défi à relever et qui peut même sembler amusant!

Le pied gauche du personnage est rattaché par une corde accrochée à une sorte de poutre. La corde ressemble à un cordon ombilical. Il est important de relever que la corde n’enserre pas la cheville du personnage, elle apparaît comme si elle émergeait directement du pied, du talon pour être précis. Le talon symbolise notre fragilité et vulnérabilité (le talon d’Achille). Cette corde qui semble surgir du talon gauche est rattachée à une poutre de couleur verte, couleur de l’élan de vie et de la régénération. La corde peut symboliser sans douter un lien affectif ou un lien de soumission, mais surtout, elle signifie un lien qui nous rattache aux forces secrètes de la nature, un lien qui nous garde en contact avec l'invisible et qui nous force à voir la réalité sous d'autres angles... C'est aussi le lien qui nous rattache à une idéologie, ou à une croyance... C'est ce qui nous permet de rester confiant même quand on doit faire face à l'inconnu. Et surtout, ce lien est ce qui rattache le Pendu à lui-même... 


La poutre verte symbolise la force de la nature et également, l’espoir. Sur la jonction de la corde et de la poutre se trouve un noeud, peut-être pour signifier que le point d’attache a été réfléchi, pensé.

La poutre verte repose sur deux troncs d’arbres élagués. Les arbres sont vivants, à voir le rouge suintant des emplacements où les branches ont été coupées. Chacun sort d’un des monticules verts. Devant chaque monticule se trouve une plante à 4 feuilles également verte. L’arbre a une symbolique très riche : il est symbole de vie, de la force de l’élan de vie, il met en rapport la terre avec le ciel c’est pourquoi il symbolise le centre et, comme le bâton, l’axe du monde ; l’arbre pousse à la verticale, il symbolise de la sorte l’élévation de l’âme.

Il est à noter que les jambes du Pendu, la droite repliée derrière la gauche, forment un 4 (retournez l’image) ou une croix. Graphiquement, le nombre 4 est représenté par un carré ou une croix...

La symbolique du carré est proche de la symbolique de la croix (voir : L'EMPEREUR)

Il est à relever également que l’individu dessiné sur cet arcane est en train d’agir, puisqu’il se suspend par un pied. Mais son action a comme fin la non-action, puisque dans cette position l’individu ne peut plus ni réagir ni agir, ce qui est confirmé par le fait qu’il se tient les mains derrière le dos. 

Cette image figure parfaitement, à mon avis, la méditation. Sinon, il peut agir sur un autre plan que sur le plan physique et il parvient donc à déplacer des objets ou à voir à distance, il arrive à communiquer par la pensée, il arrive à dévelloper toutes sortes de dons, grâce à cet exercise d'initié.  En vérité le Pendu n'est pas en mauvaise posture. Cet exercice a clairement été voulu et planifié par lui, car cet exercice permet de développer ses facultés.

LE PENDU est l’initié qui a inversé les valeurs de ce monde et comprit son mystère et le poids des vanités. Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas (cf : Table d’Émeraude) . Il à fait descendre son âme pure dans son corps et son corps dans son âme pour former un tout. Il y a renoncement au monde matériel, cette véritable aliénation.

Sur le plan spirituel, je rappelle que l’HERMITE, qui est le septième arcane de la famille des personnalités, symbolise un état de crise qui permet de faire évoluer son niveau de conscience perceptive (dans le meilleur des cas). L’arcane LE PENDU se situe après les arcanes la ROUE-DE-FORTUNE (la Providence) et LA FORCE (le contrôle de soi). 

LE PENDU a résolu la crise et il s’est éveillé soit, sa conscience s’est élargie. Cet individu, en se supendant de la sorte, regarde le monde à l’envers ; c’est-à-dire qu’il cherche, dans cette position inconfortable, à percevoir son environnement sous un autre angle, avec un autre regard, autrement. Dans cette position, il apprend à voir au-delà des apparences et à penser différemment. Ses croyances se transforment, son jugement évolue ou change. Il est entouré d’arbres élagués, ce qui représente le travail qu’opère cette personnalité sur ses désirs et besoins, soit : il fait un bilan afin de trier entre ses désirs vains et ses désirs essentiels.

Cet individu n’est plus personne (identité et ego) puisqu’il se nomme selon son activité du moment (être pendu), ce qui indique que ce personnage est plus sensible à l’être qu’au paraître ; et qu’il s’empêche de faire quoi que ce soit (à part méditer). Cet arcane renvoie une impression de souffrance volontaire ; en effet, il est pénible de tenir dans la position de cet individu (d’où mon association d’idée avec le fakirisme). 

Si l’arcane LA FORCE nous enseigne la maîtrise de soi, l’arcane le Pendu enseigne la nécessité de se défaire de ce qui est inutile. En effet, les branches d’arbres coupées représentent les besoins et désirs superflus, vains.

Notre force, ou pouvoir personnel, se doit d’être canalisée, sublimée. L’objectif est spirituel (la corde tenant le personnage), mais ce qui procure de l’énergie, ce qui nourrit et inspire, est terrestre, matériel.
Une fois le tri effectué entre ce qui est vain et ce qui est essentiel pour soi (travail effectué par le Pendu), il s’agit d’agir en conséquence, en sachant se défaire, se délier, du vain et du superflu venant de l’extérieur soit, des tentations provenant du monde ; c’est ce que fait le personnage apparaissant sur l’ARCANE SANS NOM- XIII.

En résumé, LE PENDU se prépare en faisant le point sur l’essentiel et l’arcane XIII agit en se défaisant de l’inutile et des leurres. Le Pendu agit en soi, sur son fonctionnement, sa façon de percevoir, de penser et d’entretenir des relations, etc...

L’individu suspendu a pris conscience de la vanité de l’ego, ainsi que du cercle vicieux dans lequel nous sommes entraînés par les désirs et les faux besoins procurant des plaisirs éphémères et insatiables qui nous propulsent dans une spirale infernale de souffrances et de jouissances. Le Pendu sacrifie son ego (symboliquement) pour pouvoir laisser s’émanciper son être profond. Pour le dire autrement, LE PENDU se connecte avec son âme.

LES SECRETS DU PENDU 

Un Monde (21) à l'envers (12), qui fait lire "le Pendu" en "Pendu-le". Un gibet ("JB", pour les intimes de Jakin et Boaz, les colonnes du Temple) qui porte un condamné et ce dernier l'étant sans doute parce que pas sage! Voilà des indices pour une nouvelle forme d'interprétation inusitée des arcanes ! Pourquoi ne pas reconsidérer mille et une fois cet arcane du Pendu... Arcane de l'Initié bienheureux ou du condamné à mort ?Ouvrir la porte secrète de cet arcane, c'est remettre le Monde à l'endroit ! C'est aller droit au but en prenant le chemin le plus court! Il ne s'agit plus alors de danser au bout d'une corde mais sur un pied, comme le fait l'être au centre du Monde. 

Alors, ce PENDU... C'est vraiment le MONDE à l'envers !!!!

LE-PENDU, 12 s'est suspendu à la renverse pour enfin voir le monde selon une "autre réalité", le 12 regarde le monde dans le reflet d'un miroir et s'aperçoit qu'en vérité nous somme l'image renvoyées, nous sommes seulement nous-même le reflet, d'une autre réalité, qui est en vérité, la Vérité du monde et de la Création!

Le 12 se suspend pour ce mettre en contact avec le 21. LE-PENDU, devient alors PENDU-LE. L'initié se connecter ainsi aux énergies terrestres et célestes et prend conscience de la réelle présence des élémentaux. Le Pendule n'est-il pas l'instrument des sourciers, et des chercheurs de sources d'énergies terrestres?! LE PENDU est l'initié qui s'abandonne au monde vibratoire, pour sonder les forces telluriques et les ondes célestes...

Le Pendu, en douzième position, "initie" la deuxième partie du jeu. Sa lecture en "Pendu-le", indique aussi une certaine manière d'entreprendre une initiation en profondeur. C'est évidemment le temps de comprendre qu'il faudra mourir à notre ancienne manière de voir le monde et de passer à une nouvelle perception es choses....

Cela explique en effet pourquoi l'ARCANE SANS NOM, est l'étape qui fait suite à celle du PENDU. En effet, après son initiation able métamorphose... Le processus "alchimique" de transformation débute avec l'arcane de LA TEMPÉRANCE, cet ange alchimiste, qui mettra en opération le processus en  mixant ingénieusement les deux substances qui permettent le véritable épanouissement... Les deux substances des "forces opposées complémentaires", qui sont la clé de la transmutation et de la sublimation.



LES 7 NIVEAUX DE L'INITIATION

Les 7 niveaux de consciences, les 7 portes de la Connaissance, les 7 Phases Alchimiques,  les 7 Églises, les 7 paliers de l’Échelle de Jacob, les 7 Archanges, les 7 Flammes Sacrées,  les 7 Dons de l'Esprit...

Oui, nous parlons ici des 7 niveau de l'initiation... 

Les 7 Phases Alchimiques (1.Recueillir 2. Entretenir le Feu Secret  3. Débarrasser des Impuretés 4. Fusionner les substances opposées complémentaires 5. Célébrer les Noces Alchimiques 6. Transmutation 7. Sublimation)

On remarquera donc que LE PENDU est un excellent exemple de ces Codes Secrets du Tarot si simples et si merveilleux... mais qui reste pourtant cachés aux yeux des non-initiés.

Voici un exemple très visuel et qui vous ouvrira encore de nouvelles portes sur l’esprit avec lequel le Tarot a été codé.
Si l’on regarde la carte du Pendu, on remarque qu’il y a 12 branches coupées dont l’intérieur est de couleur rouge. Bien sûr, ces 12 branches coupées sont en rapport avec les 12 constellations du zodiaque, alors, ceux qui s’intéressent aux Tarot s’arrêtent à cette constatation parce qu’il est toujours difficile de concevoir que plusieurs enseignements puissent être combinés en un seul dessin.

En fait, si l’on regarde le poteau horizontal tout en haut de la carte, on remarque qu’il est posé de chaque côté dans le support formé par l’intersection de deux branches.

On remarquera encore, qu'il est possible d’ajouter six autres poteaux horizontaux et du coup, on se retrouve avec l'illustration des sept barreaux de l’échelle de Jacob révélée dans le Tarot. Les 7 degrés de l'initiation!


Cela vous paraîtra évident maintenant que la clé vous a été révélée, et pourtant cela a échappé à des générations de chercheurs.

Les 7 degrés de cette échelle sont les sept marches de l’initiation et correspondent aussi aux sept chakras. Cette échelle permet au disciple de s’élever vers le céleste pour devenir un soleil vivant. Ces 7 niveaux d'élévation de l'initié représente la voie à suivre vers son accomplissement.

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Cette illustration du "Mutus Liber" (Livre des Mutations) nous montre l’être spirituel 
que devient l’initié mort à sa vie profane.

Remarquez l'échelle qui est tombées alors que l'initié procède à son ascension. Le 12 s'est concrétisé ici dans son reflet, le 21 !!! Cette image forte en symboles, contient en quelque sorte en condensé des étapes suivantes à l'étape suggérée par l'arcane du PENDU ; de gestation, d’enfantement et de renaissance de l’initié pourvu d’une nature solaire et royale. C’est aussi ce que nous retrouvons dans la dernière phase du Mutus Liber qui illustre la concrétisation de la victoire sur le dualisme (la « clairvoyance » annoncée dans la phrase « Oculatus abis » ), mais aussi l’étape de révélation de l’être intérieur.